)))  LA COLLINE A DES YEUX  
(version non censurée)
de Alexandre AJA                   
 

  • Horreur - 2006 - États-Unis - durée: 1h43 (+ 50' de bonus)
  • Sortie à la Vente en DVD le 24 janvier 2007
    Fox Pathé Europa (FPE)
  • Prix de vente conseillé : 19,99€

SYNOPSIS

Pour fêter leur anniversaire de mariage, Big Bob Carter, un ancien policier de Cleveland, et sa femme Ethel ont demandé à leur famille de partir avec eux en Californie. Big Bob est sûr que faire la route tous ensemble les aidera à resserrer des liens familiaux un peu distendus.
Même si tout le monde vient, personne n'est vraiment ravi d'être là. Lynn, la fille aînée, s'inquiète du confort de son bébé. Son mari, Doug, redoute de passer trop de temps près de son beau-père. La jeune Brenda regrette de ne pas être allée faire la fête à Cancun avec ses amis. Et Bobby ne s'intéresse qu'aux deux chiens de la famille.
Une route désertique va conduire les Carter vers le pire des cauchemars…

   
POINT DE VUE
La colline a des yeux est le troisième film du jeune réalisateur français Alexandre Aja et c’est avant tout une œuvre culte datant de 1977. C’est après avoir vu le second film du jeune cinéaste (le très brutal Haute Tension avec Cécile de France et Philippe Nahon) et dans le contexte d’un retour du cinéma horrifique à l’écran, que le réalisateur américain Wes Craven, auteur du film original, décide d’en confier le remake au jeune prodige français, alors que sa version de 77 est depuis un peu passé aux oubliettes, circulant de façon plutôt confidentielle dans les cercles de fans de cinéma fantastique.
Pour actualiser le scénario de Wes Craven (qui s’inspirait de l’histoire véridique d’une famille cannibale écossaise du 17ème siècle) Alexandre Aja fait appel à son comparse Grégory Levasseur, avec lequel il a écrit ses précédents films, dont Haute Tension. De son côté Wes Craven retrouve le producteur Peter Locke, complice et associé sur le premier film et sa suite indigne La colline a des yeux 2 produite en 1985.

Le tournage de La colline a des yeux version 2006 peut alors commencer, avec une différence de taille pour ce remake évènement : un budget beaucoup plus conséquent que celui de 1977, à l’époque de l’ordre du millier de dollars, ce qui fera toute la différence entre les deux versions du même film, caractérisant ainsi deux manières d’aborder le cinéma d’horreur: celle des années 70 et celle d’aujourd’hui. En effet, les cinéastes tel que Wes Craven ou d’autres comme par exemple Tobe Hooper avec Massacre à la tronçonneuse, alors désireux d’entreprendre leur premier film, n’hésitaient pas à prendre des risques financiers personnels pour concrétiser leur entreprise, sans deviner (ou presque) que ces films faits dans la plus grande insouciance allaient devenir des objets de vénération pour une génération future de cinéastes et de cinéphiles, nourris depuis leur enfance au cinéma fantastique et d’horreur via les magazines spécialisés et les cassettes vidéo louées dans le vidéoclub du coin ou achetées chez le revendeur le plus proche.

De l’eau a coulée sous les ponts depuis et le cinéma d’horreur de « Papa » a été récupéré par les studios d’Hollywood et les moyens financiers qui vont avec. Ainsi depuis quelques temps, les grosses productions américaines n’hésitent pas à proposer des novélisations de classiques du genre comme Amityville, Texas Chainsaw Massacre/ Massacre à la tronçonneuse (et sa préquelle Massacre à la tronçonneuse : le commencement), Zombie/ Dawn of the Dead (donnant L’armée des morts de Jack Snyder en 2004) avec des budgets décuplés sinon centuplés. C’est aussi le cas avec La colline a des yeux (The Hills have Eyes) à l’exception que l’instigateur du remake n’est pas un requin d’Hollywood mais le propre créateur de la franchise.

Alors La colline a des yeux de 2006 est-il meilleur ou moins bon que son prédécesseur ? La question ne se pose pas, tout simplement parce que l’on ne peut pas juger les deux films de la même manière, pas seulement à cause de la différence de budget, mais aussi parce que le contexte de production des films n’est plus le même. Ce qui faisait le charme du premier film, c’est à dire l’aspect bricolage et débrouille découlant des contraintes budgétaires, a disparu dans la version de Alexandre Aja au profit d’une mise en scène plus ample, d’une image sans grain et techniquement parfaite, de l’utilisation du cinémascope contrairement au format de tournage en 1.33 du premier film, et d’une représentation de la violence encore plus radicale qu’en 1977. Contrairement au classique de Craven, Alexandre Aja oriente l’histoire vers un discours écologique en posant les bases dès le pré-générique de début où l’on voit un groupe d’hommes en combinaison anti-radiations, parcourir un désert aride ressemblant presque à la planète Mars, avant de se faire massacrer sauvagement. On comprend alors tout de suite ce qui est arrivé à ceux qui vivaient-là (on découvre par la suite qu’il s’agit d’anciennes familles qui se sont réfugiés dans les mines avoisinantes), pauvres victimes oubliées de sombres expérimentations atomiques. À la différence de Craven, Aja semble plus intéressé à décrire les conséquences dramatiques de l’utilisation du nucléaire et de la bombe atomique, par l’intermédiaire du groupe de mutants-cannibales habitant la colline, ces derniers forment d’ailleurs moins un clan familial soudé que dans le premier film mais nous sont plus montrés comme des individus isolés et victimes de leurs propres difformités physiques et mentales (saluons au passage les maquillages forts réussis et impressionnants), alors que dans le film de Craven les mutants formaient un foyer familial bien défini (faisant écho à la famille civilisée) et dont les causes de l’attitude barbare et anthropophage étaient moins évidentes.

Point commun aux deux films, l’action se déroule intégralement sur ce lieu désertique, zone réputée interdite que va tout de même choisir d’empreinter une paisible famille de vacanciers américains, ces derniers sont très bien caractérisés, il en était de même pour le film original de Wes Craven. Là où le film de Aja s’éloigne résolument du premier film c’est dans sa représentation de la sauvagerie, et ce qui surprend c’est que ce dernier s’avère beaucoup plus gore et brutal que l’original (qui jouait plus sur l’effet de surprise et évitait de se complaire des des effusions d’hémoglobine). Alexandre Aja ne lésine pas sur les scènes sanglantes, en s’y attardant longuement, semblant presque vouloir provoquer l’écœurement du spectateur dans certaines séquences (nous avons en plus ici droit à la version non censurée qui offre encore plus de plans de « boucherie » que la version sortie en salle), mais cet excès de gore et cette volonté de tout montrer est aussi ce qui fait la faiblesse du film par rapport à son prédécesseur, c’est aussi une tendance actuelle du nouveau cinéma d’horreur avec des œuvres comme Hostel (dont La colline a des yeux réutilise des éléments d’effets spéciaux dans une scène particulièrement cradingue) ou Saw (et ses suites) de surenchérir dans le sanglant et le trash. Ce que paradoxalement le cinéma d’horreur des années 70 évitait, à ce titre des œuvres phares comme Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper ou La colline a des yeux de Wes Craven avaient pour point commun de ne comporter pratiquement aucun plan gore au sens propre du terme, leur mise en scène étant plus du domaine du subjectif, préférant jouer sur le non-dit et le hors-champ. À vouloir trop en montrer, le jeune cinéaste perd paradoxalement la force du discours que véhiculait le premier opus sur le thème du retour de l’homme civilisé à la barbarie la plus sauvage. Ainsi dans le film de Wes Craven on voyait la famille américaine middle-class, dans un but de survie, finir par se confondre avec celle des cannibales, dimension qui est totalement absente dans le film de 2006.

La colline a des yeux de Alexandre Aja, comme bon nombre de films d’horreurs d’aujourd’hui, commet donc l’erreur de pêcher par excès en ne laissant pas assez de place pour l’imaginaire et la réflexion du spectateur, hagard devant toute cette débauche de violence gratuite qui lui est assénée sur un rythme effréné, avec pour effet de plomber le suspense. Pourtant dans ces moments d’accalmie le film gagne en intensité et en profondeur, en se permettant même de s’éloigner du modèle original. À l’image de l’excellente scène de l’exploration du village-test des essais nucléaires, le réalisateur nous laisse sur de longs moments d’attente où l’horreur peut surgir à chaque instant, cette séquence proprement saisissante (accentuée par l’utilisation de mannequins calcinés en guise d’habitants et symboles d’un lointain rêve américain disparu) justifie à elle seule la vision du film et nous laisse entrevoir ce qu’aurait pu être ce remake s’il n’était pas tombé vers la fin dans le piège de la surenchère de scènes-chocs.

Malgré tout cela, grâce à la présence d'une ou deux scènes âpres et sans concessions, La colline a des yeux de Alexandre Aja se classe parmi les meilleurs films d'horreur récents.

Thierry Carteret




















FICHE TECHNIQUE
  •  LE FILM
    Interdit au moins de 16 ans
    Sortie en salles le 21 Juin 2006
    Remake du film La Colline A Des Yeux de Wes Craven (1977)
    Titre original
    : The Hills Have Eyes
    Site officiel du film

    Réalisation
    : Alexandre Aja
    Scénario : Alexandre Aja, Grégory Levasseur, d'après le film de Wes Craven
    Production : Wes Craven, Marianne Maddalena, Peter Locke
    Producteur exécutif : Frank Hildebrand
    Directeur de la photographie : Maxime Alexandre
    Montage : Baxter
    Costumes : Danny Glicker
    Décors : Joseph Nemec Iii
    Distributeur : 20th Century Fox

    Interprétation :
    Aaron Stanford : Doug
    Ted Levine : Big Bob
    Kathleen Quinlan : Ethel
    Vinessa Shaw : Lynn
    Emilie De Ravin : Brenda
    Dan Byrd : Bobby
    Robert Joy : Lizard


  •  LE DVD

    1 DVD 9 - PAL - Zone 2 - couleurs

    Image & Son
    :
    Ecran: 16/9 compatible 4/3
    Format : 2:35
    Son:
    Dolby Digital 5.1
    Langues:
    anglais, français
    Sous-titres: Français
    , Anglais, Néerlandais


  • BONUS  


    * Commentaire audio du réalisateur Alexandre Aja, du scénariste Gregory Levasseur et de la productrice Marianne Maddalena
    Dans ce commentaire audio à l’ambiance plutôt décontractée, le réalisateur (en compagnie du scénariste et de la co-productrice) s’exprime dans la langue de Shakespeare et s’attarde essentiellement sur les détails et les conditions de travail, et l’on regrette que le jeune réalisateur ne soit pas plus prolixe en ce qui concerne le discours écologique et anti-nucléaire, juste évoqué rapidement au début du commentaire. Le scénariste et la co-productrice apportent de leur côté des anecdotes qui vont aussi dans le sens du tournage, de la préparation et la post-production du film, comme le fait que le réalisateur n’a pas eu à retourner des scènes après une première projection-test, comme c’est le cas sur 99% des films américains, la co- productrice, plutôt en retrait et avare de paroles, se contente surtout de féliciter le travail de tel acteur ou de tel technicien par un « great job » significatif. Bref un commentaire audio un peu décevant qui intéressera surtout ceux qui considèrent le cinéma avant tout de son point de vue technique et logistique. TC

    * Commentaire audio
    de Wes Craven et Peter Locke
    Le réalisateur du film original et son producteur livrent ici un commentaire audio bourré d’anecdotes, on y apprend entre autres que le film a été tourné au Maroc dans le but d’avoir un décor réellement désertique et monumental pouvant évoquer celui d’un western spaghetti (pour répondre à l’intention esthétique du jeune réalisateur), ce que n’offre paradoxalement pas les Etats-Unis. Les deux hommes, visiblement très complices, alternent un ton très sérieux avec des moments de plaisanteries parfois douteuses et semblent très fiers du travail de leur protégé Alexandre Aja ainsi que celui de Maxime Alexandre, le directeur de la photographie. Un agréable moment assez instructif.TC


    *
    Making of (50’)
    Un making of qui débute avec les habituelles interviews des comédiens mais qui devient rapidement passionnant quand le réalisateur intervient pour commenter son travail, illustré par les images des extraits du tournage, des effets spéciaux et des images du film. S’ensuit l’intervention des intervenants aux différents postes de la production du film, achevant d’en faire un documentaire réellement intéressant et très complet sur la manière d’aborder la réalisation d’un film de genre aujourd’hui, se démarquant ainsi des making of promotionnels trop souvent associés à ce type de film. TC



    * Vidéoclip "Leave the broken hearts"
    Clip très rock du morceau musical mis sur le générique de fin. TC

    * Bandes annonces
    promotionnelles de l’éditeur FOX (Omen 666, The Ringer)
NOTES DE PRODUCTION

Revisiter un film culte
En trente ans de carrière, Wes Craven s’est imposé comme un phénomène culturel mondial au cinéma, en télévision et en littérature. En 1984, il a réinventé le film d’horreur avec Freddy 1 - Les Griffes De La Nuit, qu’il a écrit et réalisé, puis a de nouveau bouleversé le genre avec sa trilogie Scream.
Après le succès du premier film de Wes Craven, La Derniere Maison Sur La Gauche, La Colline A Des Yeux s’est imposée comme un classique en racontant l’histoire d’une famille de mutants qui attaque les voyageurs dans une zone d’essais atomiques gouvernementale.
Wes Craven a écrit le scénario après avoir été inspiré par l’histoire vraie de la famille Sawny Beane qui au XVIIe siècle, en Ecosse, tendait des embuscades aux voyageurs sur des routes isolées, les tuait avec sauvagerie et les mangeait ensuite. La famille comptait 48 membres consanguins et a assassiné un grand nombre de personnes. Le roi James Ier d’Ecosse finit par envoyer 400 soldats pour traquer les assassins dans leur repaire, où ils découvrirent des scènes horribles. Le roi fit exécuter toute la famille aussi cruellement qu’ils avaient tué leurs victimes.
Pour Wes Craven, cette histoire touchait directement une de nos peurs les plus viscérales, liée au caractère double de la nature humaine : l’opposition absolue entre notre désir de nous comporter comme des êtres civilisés et notre propension à la brutalité et la bestialité. En transposant l’histoire dans l’Amérique du XXe siècle, Craven y a vu aussi l’occasion d’explorer ce qu’il appelle « la face obscure » du modèle américain. Une famille de banlieusards ordinaire affronte ainsi les membres primitifs d’une famille de mutants.

La première version de La Colline A Des Yeux a été réalisée avec une équipe de 15 personnes, pour 350 000 dollars de budget. Le film a été tourné dans la petite ville de Victorville, en Californie. Le budget était si maigre que le producteur Peter Locke conduisait lui-même les acteurs sur les lieux de tournage dans un Winnebago en bout de course, et que l’équipe technique se protégeait des intempéries avec des sacs poubelle. Les accessoires avaient été récupérés sur le film classique d’horreur de Tobe Hooper Massacre A La TronÇonneuse, et une station-service abandonnée avait été trouvée pour servir de décor principal. Le film a été tourné avec une caméra 16 mm, ce qui lui a conféré un style authentique, brut, qui renforçait l’impact de la terreur.
Malgré ses moyens limités, La Colline A Des Yeux a battu des records au box-office lors de sa sortie à l’été 1977. La critique fut déroutée et choquée, le public stupéfait. Au contraire des films d’horreur conventionnels de l’époque, avec leurs monstres prévisibles et leurs tueurs évidents, celui-ci repoussait les limites de l’horreur cinématographique bien au-delà des tabous. Devenu un classique, le film a influencé d’innombrables films d’horreur et continue encore à terrifier à l’ère du DVD…

Trente ans plus tard…
Alexandre Aja et Grégory Levasseur ont commencé par retravailler le scénario original de La Colline A Des Yeux. Ils étaient (en plus du challenge que représentait le tournage du remake d’un film culte) attirés par la manière dont l’histoire évoque la famille à travers deux portraits radicalement opposés. D’une part, une famille plutôt ordinaire, avec ses défauts et ses limites, vivant dans une banlieue comme des milliers d’autres, qui essaie de rester unie. Et de l’autre, leurs homologues mutants, déformés, dépravés, uniquement motivés par leurs instincts.
La vision des cinéastes du site d’essais nucléaires, avec son faux village étrange, ses mannequins représentant des familles et ses ruines irradiées, ainsi que leur désir de s’inspirer de déformations physiques réelles provoquées par des radiations, ont apporté un nouveau degré de réalisme. Wes Craven commente : « Le thème de l’irradiation nucléaire et de ses conséquences sur l’être humain est parfaitement d’actualité. Les gens n’ont malheureusement pas vraiment idée des dangers que cela représente… »

Au fil des mois, les deux scénaristes ont plongé de plus en plus profondément dans les thèmes dérangeants de l’histoire. Aja précise : « Notre histoire est un remake, mais c’est en même temps un film plus centré sur la peur, sur une vraie lutte pour la survie, sur une famille qui affronte un inconnu terrifiant. Nous avons voulu actualiser le film, et aussi rendre tout plus logique et réaliste. L’objectif d’un film d’horreur est toujours de terrifier le public, et je voulais que cette version soit plus effrayante et plus gore que l’original. »

L’horreur incarnée
Pour créer l’apparence des mutants, Alexandre Aja et Grégory Levasseur sont partis d’effets réels pouvant découler d’une exposition aux radiations chez une famille de mineurs cachée dans une grotte pendant des essais nucléaires.
Peter Locke raconte : « Alex et Grégory sont arrivés avec leurs propres idées pour les maquillages, les prothèses et les images de synthèse. Ils ont apporté des livres montrant de vraies anomalies physiques humaines, et ont fini par créer une famille de mutants unique. »
Le studio a passé six mois à créer l’aspect physique réaliste des mutants. En partant des idées et des études d’Aja et Levasseur, ils ont d’abord utilisé des outils de création 3-D qui permettent à des sculpteurs traditionnels de sculpter et de peindre les personnages par ordinateur. Ils ont ainsi créé des maquettes informatiques de chaque mutant. A partir de ces modèles numériques, des moules de chacun des horribles visages ont été fabriqués. Pour finir, l’équipe maquillages a réalisé des moulages des corps et des têtes des acteurs afin d’y adapter parfaitement les prothèses et les masques.

Certaines séquences ont été réalisées en employant des répliques animatroniques dernière génération des acteurs, ce qui permettait de les démembrer de façon très réaliste. Chacun des acteurs a dû se soumettre à un scannage informatique complet du corps.
Scott Patton explique : « Le comédien se tient sur une plate-forme, et un laser scanne la totalité de son corps, centimètre par centimètre. Les mesures exactes sont entrées dans un système à axes multiples qui agit comme un foret et sculpte une pièce de mousse d’après les mesures. Vous obtenez une représentation en volume exacte du corps de chaque acteur. La précision n’est pas assez bonne cependant pour le visage, qui reste sculpté à la main. »
Etre scanné n’était pour les acteurs que le début du processus de maquillage. Pour appliquer les prothèses et le maquillage complet, il fallait en moyenne quatre heures de travail pour chacun, chaque jour. Une fois le maquillage facial appliqué, il fallait encore passer à la peinture. Toute une variété de couleurs évoquant la décrépitude et le pourrissement étaient pulvérisées sur le maquillage pour donner l’impression de chair décomposée.

Parallèlement à la création des maquillages, Jamison Goei, superviseur des effets visuels, et son équipe préparaient plus de 130 plans à effets visuels nécessaires au film. Le mot d’ordre était de ne jamais menacer le réalisme cru du film, d’intégrer les effets visuels aux images de manière indétectable.

L I R E   É G A L E M E N T  -  C I N É M A   G O R E
 

         
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