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| SYNOPSIS |
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| POINT DE VUE | |||||
| Une
historiette légère, qui se déroule sans que l’on
s’en aperçoive qu’elle n’a finalement rien évoqué
: voilà ce qui traverse l’esprit à la vision de cet
Avril Enchanté : une expérience curieuse d’un
film désuet sans heurts ni profondeur, qui s’écoule
au rythme de passions légères et discrètes. Le thème
est emprunté à une certaine littérature anglo-saxonne,
où comment l’influence d’un contexte étranger
(une Italie à la fois suggérée mais finalement arrêtée
aux figures bruyantes de ses habitants : on ne voit rien de la région
de Portofino) réveille les émotions et les passions de bourgeoises
anglaises en manque d’existence. Ici ce n’est pas encore la
révélation sensuelle ensoleillée et charnelle chère
à James Ivory qui prévaut mais une légèreté
de ton et de dialogues qui évoque plus la comédie sophistiquée
américaine en pleine ascension en 1935 : douce ironie sur l’arrogance
anglaise, sur la soumission de la femme, sur les contingences sociales
entre individus, mais sans faire l’objet d’un véritable
discours social. Car tout le film est à l’unisson du personnage
principal interprété par Ann Harding : léger, distant,
rêveur, optimiste voire évanescent ; d’où un
sentiment de torpeur, celui-là même que chacun des personnages
se plaint d’éprouver, qui donne plus l’impression d’un
film en surface, qui expose en dilettante et très succinctement
les questionnements et les évolutions de ses personnages. Comme
s’il s’agissait d’un film qui existait à peine.
On le regardera plutôt pour découvrir Ann Harding, actrice oubliée des premières années du parlant (oscarisée dès 1930) à laquelle on peut encore rattacher le Peter Ibbetson, d’Henry Hathaway. Un film, qui sans le réhabiliter, est signé d’un réalisateur également oublié, Henry Beaumont, pionnier hollywoodien, qui eut une certaine renommée à la fin du muet notamment grâce à Gold Diggers, une pré-comédie sophistiquée, pour avoir découvert et rendu célèbre Joan Croawford dans Our Dancing Daughters, et enfin pour avoir mis en scène la première comédie musicale sonore, The Brodway Melody en 1929. Pour les plus curieux, il existe une version de 1992 réalisée par Mike Newell, plus convenue et (encore ?) plus ennuyeuse. Raki Gnaba |
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| FICHE TECHNIQUE | |||||
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| NOTES | |||||
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