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| SYNOPSIS |
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| POINT DE VUE | ||||
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Explosif,
inventif, lyrique… Le cinéma asiatique balaye tout sur
son passage depuis quelques années. La Corée du Sud est
sûrement le pays le plus emblématique de cette nouvelle
fraîcheur salvatrice du 7ème art. Après la Nouvelle vague en France dans les années 60, celle des États-Unis des années 70, voici celle de la Corée du Sud, vivier de jeunes cinéastes (parmi lesquels Im Kwon-teak, Hong Sang-soo, Kim Ki-Duk), qui nous offrent de véritables perles cinématographiques . Alors si vous aimez le cinéma sud-coréen, vous aimez obligatoirement Park Chan-Wook. Après JSA (Joint security area) en 2000, sa première réalisation officielle, le réalisateur va se lancer dans une trilogie sur le thème de la vengeance. Exercice périlleux car si souvent abordé au cinéma, Park Chan-wook, va pourtant nous livrer une relecture époustouflante de la vengeance, à mille lieues des films à l’Américaine où la violence ne se justifie que par sa propre surenchère (n’est-ce pas monsieur Tarantino ?). Car chez Park Chan-wook, la violence existe, elle est même omniprésente, comme dans la vie. Le réalisateur n’essaie même pas de la justifier. Il ne prend jamais parti. Il la filme de façon brutale et sans concession. La violence grimpe en même tant que le désir de vengeance jusqu’à son climax. Point culminant interrogatif pour le vengeur, qui se demande si cette vengeance est justifiée ? Si elle l’aidera à aller mieux ? S’il pourra enfin vivre normalement ? Pour finalement se confronter à lui-même. Sympathy for Mr. Vengeance (2002), Old boy (2003) et Lady vengeance (2005) forment donc cette trilogie sur la vengeance. (On pourrait même rajouter Cut ! le segment réalisé par Park Chan-wook du film à sketch « 3 extrêmes » sorti en 2004, dans lequel un figurant de cinéma décide de se venger d’un réalisateur peu reconnaissant). Que dire donc de ce dernier opus, qui fut attendu tel le messie par les fans du metteur en scène coréen ? De la déception, avec léger sentiment de s’être fait arnaquer. Ne hurlez pas tout de suite, je m’explique ! Avec Sympathy for Mr. Vengeance, Park Chan-wook, signait un film froid et contemplatif. Peu narratif et quasiment dénué de musique où la vengeance donnait lieu à une interrogation : L’aidera-t-elle à aller mieux ? Une vengeance froide sans calcul, mais terriblement terrifiante car ultra réaliste. La mise en scène de Park Chan-wook servait totalement son propos en étant à la fois discrète et inventive. (Exemple : La scène où le flic interroge le père, après la découverte du cadavre de sa fille, la caméra est fixée sur le policier, laissant le père hors-champ). Un an plus tard, Old Boy débarque sur la croisette et fracasse tout sur son passage. Cette fois, la vengeance est flamboyante, exagérée, survoltée. Nourrit d’une mise en scène délirante, à grand renfort d’effets spéciaux, d’une musique lyrique omniprésente et surtout de l’acteur principal, le grand Min-sik Choi, enchaînant des scènes plus époustouflantes les unes que les autres. Résultat, un Grand Prix du Jury mérité (Palme d'or officieuse, derrière la récompense politique donnée à Fahrenheit 9/11 de Michael Moore). Lady Vengeance vient clore cette trilogie. Cette fois le visage de la vengeance est celui d’une femme, interprétée par la ravissante Yeong-ae Lee, déjà présente dans JSA. Comment le réalisateur va-t-il réussir à renouveler son propos ? Premier point négatif, la vengeance va mûrir pendant de longues années en prison comme dans Old Boy, sauf que cette progression n’est pas clairement montrée, diminuant au passage la tension dramatique du film. Se renouveler avec trois films sur le même thème n’est pas évident pour Park Chan-wook, alors il décide d’aller dans l’esbroufe visuelle. Car si l’exagération visuelle d’Old Boy était justifiée par son genre d’adaptation (Old Boy est tiré d’un Manga du même nom), celle de Lady Vengeance ne l’est pas du tout. Ne sachant clairement pas où aller (La recherche de la vengeance, d’une fille involontairement abandonnée…), le réalisateur use d’effets de mise en scène qui ne sont ici que tics prévisibles et volonté d'épater. La violence va exploser dans la dernière séquence, après des scènes, certes bien filmées mais incohérentes. Résultat des courses, on a l’impression que notre cher réalisateur coréen nous sert un « Old Boy 2 » mais sans véritable histoire. Dommage, car le film aurait pu sublimer l’ensemble de la trilogie. Park Chan-wook aurait dû se souvenir de ce que disait Jean Gabin: «Pour faire un bon film, il faut trois choses essentielles: une bonne histoire, une bonne histoire et une bonne histoire ». Julien Bourières |
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| FICHE TECHNIQUE | ||||
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| NOTES DE PRODUCTION | ||||
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| FILMOGRAPHIE DE PARK CHAN-WOOK | ||||
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1992:
Moon Is... Sun's Dream (réalisation)
1997: The Trio (réalisation) 1999: Judgement (court-métrage de 26 minutes, réalisation et scénario) 2000: Joint Security Area (réalisation et scénario) 2002: Sympathy for Mr. Vengeance (réalisation et scénario) 2003: If You Were Me (court-métrage, réalisation et scénario) 2003: OldBoy (réalisation et scénario) 2004: 3 extrêmes (segment Cut, réalisation et scénario) 2005: Lady Vengeance (réalisation et scénario) BIOGRAPHIE DE PCW ICI |
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