)))  JOHN CASSAVETES
      
 Collection CINÉMA, DE NOTRE TEMPS
                     
           
Un film de André S. LABARTHE
        
Collection conçue et produite par André S. Labarthe & Jeanine Bazin


 

  • Documentaire - DVD Livre
  • 49 minutes (+bonus 5') , noir et blanc, 1969
  • Sortie à la Vente en DVD le 22 septembre 2005
  • Collection Cinéma, de notre temps
  • Distribué par : MK2
  • Prix de vente conseillé : 23,75€
 
SYNOPSIS
 


Pendant longtemps, John Cassavetes sera connu comme acteur, mais c'est évidemment comme auteur de films qu'il apparaît dans ce portrait. Lorsque nous le rencontrons, il est déjà l'auteur de trois films : Shadows, film indépendant réalisé à New-York, puis Too Late Blues et A child is waiting, deux expériences hollywoodiennes qu'il juge désastreuses. Il vient de terminer le montage de Faces dont le montage durera trois ans. C'est le film de la naissance d'un cinéaste que nous proposons.
Quatre ans plus tard, Faces est terminé et Cassavetes fait une escale à Paris, en route pour le Festival de Venise. Ce n'est plus le même homme qui s'exprime, mais un homme mûri, qui se retourne sur lui-même, et tire les leçons de son expérience. Un homme qui raconte l'Amérique, l'entreprise de Shadows - film de l'adolescence et de l'espoir, et celle de Faces, le film de l'âge mûr et du désenchantement.

   
POINT DE VUE

Qui s'intéressait à John Cassavetes en 1965 ?
Auteur de Shadows, un premier film réalisé neuf ans plus tôt, Cassavetes était surtout connu pour ses rôles dans les grandes séries télévisées. Ne trouvant pas de distributeurs aux États-Unis, il présente Shadows au Festival de Venise et y reçoit le soutien critique de la bande des Cahiers du cinéma. Dans le numéro de mai 1961, Louis Marcorelles écrit: "On ne peut pas rester extérieur à Shadows, le savourer comme la peinture d'un musée, une sonate de Beethoven, un poème de Valéry. Nous devons participer immédiatement sans jamais oublier que nous assistons à un spectacle. La caméra se fait humble servante des êtres vivants qu'elle a la charge de filmer, non pas pour en saisir les étrangetés, mais pour découvrir le plus secret des individus". Les jeunes turcs de la Nouvelle vague ne s'y trompent pas et se reconnaissent dans ce jeune cinéaste américain qui filme caméra au poing les dérives sentimentales de la jeunesse et les conflits communautaires, dans les rues de New-York.
André S.Labarthe faisait partie de cette tribu des Cahiers et c'est tout naturellement qu'il rend visite à Cassavetes en 1965 à Los Angeles, lorsqu'il part avec son équipe de télévision pour filmer John Ford et Alfred Hitchcock. L'idée lui vient d'improviser quelques images du jeune cinéaste américain au travail, alors en plein montage de son 4ème film, Faces. Sans le savoir, il tourne là le 1er volet d'un documentaire qui verra le jour 5 ans plus tard. Car en 1969, c'est Cassavetes qui, à son tour, rend visite à Labarthe lors d'un passage en France. Deuxième tour de manivelles dans un hôtel parisien.

Donc, côté pile, Hollywood/1965 et côté face Paris/1969. Deux facettes du même Cassavetes mais aussi deux mises en scène différentes.

Nous sommes à l'origine de la série Cinéastes de notre temps et déjà Labarthe expérimente un procédé qu'il ne cessera de développer par la suite, à savoir créer une continuité (ou une correspondance) entre les films et la vie du cinéaste. Pour ce portrait, c'est
le rire de John Cassavetes qui va le guider. Labarthe choisit de s'appuyer sur les éclats de rire du cinéaste qui ponctuent l'entretien pour monter son film. Il raccorde avec ceux de Gena Rowlands et Lynn Carlin qui semblent lui répondre dans des extraits de Faces.
Sa caméra tente de suivre le rythme effréné du jeune cinéaste débordant d'enthousiasme et d'énergie. Au volant de sa voiture dans les virages de la colline d'Hollywood, à peine débarqué, nous nous retrouvons dans sa salle de montage improvisée à son domicile. Cassavetes présente les membres de son équipe sous forme de blagues et reprend aussitôt son sérieux pour évoquer sa soif d'indépendance face aux Studios. "Qu'ils achètent le film ou non, notre plaisir est de l'avoir fait. Nous ne cherchons pas la gloire ou une bonne critique dans les Cahiers. Nous ne l'avons pas fait pour la Metro ou la Columbia. Mais pour nous !".
Dans sa manière de vivre, dans ses choix, Cassavetes livre une étonnante leçon de cinéma. Sa force de conviction, sa détermination et son énergie sont effarantes. Il devient la démonstration vivante d'un cinéma américain libre, détaché du système hollywoodien.

1969, nous retrouvons Cassavetes dans un hôtel parisien. 4 années se sont écoulées, il a péniblement terminé le montage de Faces. La caméra est posée au sol et Cassavetes lui-même semble plus posé et mûr dans son discours. Cerné par deux caméras, il enlève sa veste, se lève et comme sur un ring, affronte amicalement les questions qui fusent de tous bords, sur la vie aux États-Unis, les communautés, la culture, l'économie puis sur Shadows.
C'est cette seconde rencontre qui a donné l'idée d'un film à Labarthe, devenu aujourd'hui un document exceptionnel pour mieux appréhender la personnalité et l'univers de Cassavetes.

Laurent Devanne













FICHE TECHNIQUE

    LE FILM

    Réalisation: André S. Labarthe
    Image : Tony Daval, Jean-Yves Coïc, Daniel Cardot
    Son: Guy Crassat, Noël Burch
    Montage: Lise Beaulieu, Thierry Demay
    Mixage: Jean-Paul Quicampoix
    Coproduction: AMIP- INA - La Sept Arte

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    LE DVD

  • Image : DVD 5 - Toutes zones - Tous publics - PAL - N&B
    Ecran 4/3 – Format 1.33
  • Son: mono
  • Langue: anglais
  • Sous-titres : français
  • Durée du film: 49'