)))  CINÉMA 16 : COURTS MÉTRAGES                              EUROPÉENS
  
De Jan SVANKMAJER, Peter MULLAN, Nanni MORETTI, Lukas MOODYSSON, Jean-Luc GODARD, Lars VON TRIER, Virgil WIDRICH, Patrice LECONTE, Tom TYKWER, Krzysztof KIESLOWSKI, Juan SOLANAS...

 

  • 1957 à 2003
  • Allemagne, Autriche, Danemark, Espagne, France, Italie, Pologne, République Tchèque, Royaume-Uni, Suède ...
  • durée: 3h30
  • Sortie à la Vente en DVD le 6 juillet 2006
  • Prix de vente conseillé: 20€
  • Éditions Blaq out

SYNOPSIS

CINÉMA 16 est un label dédié au court-métrage, exclusivement distribué en France par Blaq Out, qui rend hommage au format court en rendant disponibles en DVD une sélection prestigieuse et exigeante de films primés ainsi que quelques-uns des plus grands classiques.
Qu’il s’agisse des premières œuvres de cinéastes aujourd’hui établis, voire cultes, ou des débuts de jeunes réalisateurs prometteurs, les 16 court-métrages réunis pour la première fois par CINEMA 16 dans cette édition DVD offre un panorama unique et éclectique au cinéma d’auteur européen, sur les soixante dernières années.

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POINT DE VUE
Blaq out nous régale avec ces volumes de 2x16 courts métrages, l'un consacré au cinéma européen et le second au cinéma américain.
Étalée sur presque 50 ans (le plus ancien date de 1957, l'avant-nouvelle vague et est signé Jean-Luc Godard), la sélection de films européens est totalement éclatée, allant du court-métrage d'école de Kieslowski au très récent Homme sans tête multi-primé de Juan Solanas, en passant par les pitreries de Jan Kounen au très sérieux Monde sans gloire de Roy Andresson. Toute la vitalité, la diversité, la richesse, l'inventivité du court métrage est présente dans ce kaléidoscope à 16 facettes et permet de démontrer, si besoin est, que ces films courts, au-delà de simples essais ou cartes de visite doivent être considérés comme des oeuvres à part entière.
L'anglais est décidément bien la langue de l'Europe et pour cause, tous les commentaires audio de ce DVD qu'ils soient d'un cinéaste allemand, espagnol ou danois est fait dans la langue d'Hitchcock. Il est donc nécessaire d'être parfaitement anglophone (et italophone pour l'interview de Moretti) pour apprécier les bonus qui ne sont pas sous-titrés, et en deviennent par là même parfaitement inutiles pour une bonne partie des spectateurs !

Laurent Devanne


LES FILMS
                                       
               
       
    1. PARLEZ-MOI de Lukas Moodysson
    1997 - 14 mn - Suède - Titre original: Bara prata lite

    avec
    :
    Sten Ljunggren (Birger Andersson), Cecilia Frode (Mahapadu), Erich Hörtnagl (Ernst)
    Sara Ragnarsson (la fille dans le bus)
    Graizyna Göransson (une femme)
    Stig Gustavsson (l'ouvrier)
    Directeur de la photographie :Ulf Brantås
    Monteur :Michal Leszczylowski
    Sujet: Un homme d'âge mûr tente d'engager, sans succès, la conversation avec une étudiante dans un bus. Dans l'usine Volvo où il s'est rendu, il erre à travers les ateliers et se fait admonester par le responsable de la cantine car il ne fait, en effet, plus partie du personnel (retraité, licencié ?). De retour chez lui, après un rapide repas, ce profond solitaire passe quelques appels téléphoniques à des inconnus, juste pour parler un peu. Quelqu'un sonne à la porte...


    NOTRE AVIS
    : Relativement classique dans sa forme, s'inscrivant dans une veine réaliste, Bara prata lite saisit (de façon quelque peu démonstrative mais finalement convaincante) cette mince frontière qui existe entre la solitude et la folie, ou comment l'un mène à l'autre.


    Bonus : commentaire audio du réalisateur (non-sous-titré !)


    2. LE BATTEUR DU BOLERO de Patrice Leconte
    1992 - 8 mn - France

    Avec
    : Jacques Villeret (le percussioniste), Laurent Petitgirard (le chef d'orchestre)
    Sujet: À quoi peut bien penser le batteur du boléro de Ravel pendant tout le morceau ?

    NOTRE AVIS:
    Tourné entre Le mari de la coiffeuse et Tango, Patrice Leconte a voulu se faire un petit plaisir en tournant sa vision sarcastique du célèbre Boléro de Ravel qu'il gardait depuis plusieurs années en tête. Villeret retrouve là un rôle qu'il a longuement déployé au théâtre avec La contrebasse de Patrick Süskind, celui du musicien anonyme et solitaire de l'orchestre, fonctionnaire de la grande musique. Une nouvelle occasion d'apprécier tout le talent de cet acteur singulier.


    Bonus : commentaire audio du réalisateur.


    3. CHARLOTTE ET VÉRONIQUE OU TOUS LES GARCONS S'APPELLENT PATRICK de Jean-Luc Godard
    1957 - 21 mn - France

    Avec
    : Nicole Berger (Véronique), Anne Collette (Charlotte), Jean-Claude Brialy (Patrick)
    Scénario: Éric Rohmer
    Sujet
    : Véronique et Charlotte, deux étudiantes qui partagent le même studio, ont rendez-vous au jardin du Luxembourg. Alors que la seconde attend son amie en retard, elle est abordée par un garçon qui l'invite à boire un verre et à aller au cinéma le lendemain soir. Un peu plus tard, c'est Véronique qui croise ce même Patrick avec lequel elle s'attable également à la terrasse d'un café et consent de sortir le surlendemain.
    Note: Extrait de ses œuvres de jeunesse, Tous les Garçons est le premier court métrage parisien de Godard. Cas unique dans sa carrière, Godard met en scène à partir d’un script qui n’est pas le sien mais celui d’Eric Rohmer.

    NOTRE AVIS: Elle lit Esthétique de Hegel et a des portraits de Picasso dans sa chambre, on est bien dans un film de Godard, de l'ère pré-nouvelle vague. Commence déjà à se dessiner le personnage de Michel Poiccard (de À bout de souffle) à travers le charmeur et désinvolte Jean-Claude Brialy, coureur de jupons et beau-parleur, avec le jardin du Luxembourg et les cafés parisiens en toile de fond et un jeune JLG qui s'essaye à la mise en scène avec un montage particulièrement abrupt et rythmé.

    Bonus : commentaire audio de l'auteur, Colin MacCabe (en anglais non-sous-titré !).


    4. COPY SHOP de Virdil Widrich
    2001 - 12 mn - Autriche

    Avec
    : Johannes Silberschneider (Alfred Kager), Elisabeth Ebner-Haid (la fleuriste)
    Sujet: Kager travaille dans un centre de photocopiage. Un matin, ce n’est plus le papier qui est photocopié mais les doubles de Kager. Histoire d’un homme qui se duplique à l’infini, Kager croise son double, puis son triple…

    Note:
    Cette histoire d’un employé de magasin de reprographie qui repeuple la planète de ses clones, comporte environ 18 000 images numériques photocopiées puis animées et filmées en 35mm. Hormis une nomination aux Oscar, Copy Shop a remporté un franc succès dans de nombreux festivals cinématographiques. Il a été diffusé dans 133 festivals et a reçu plus de 30 récompenses internationales.

    NOTRE AVIS:
    Habilement maquillé en film des années 50, ce court-métrage
    autrichien pourtant pétri de numérique (18 000 images !) est un petit chef d'oeuvre schizophrène et malicieux qui donne le vertige, un admirable poème essentiellement visuel et sonore, entre Big Brother et Kafka.

    Bonus : commentaire audio du réalisateur (non-sous-titré !).


    5. EPILOG de Tom Tykwer
    1992 - 12 mn - Allemagne

    Avec
    : Isis Krüger (Nadja) et Thomas Wolff (Rainer)
    Sujet: Dénouement d'une sérieuse dispute, un homme abat sa compagne d'une balle de revolver. Prenant conscience de son crime, Reiner essaie d'en comprendre la logique en se repassant le film des minutes qui ont précédé le coup de feu.

    NOTRE AVIS:
    L'auteur de Cours Lola, cours montre ici ses premiers signes de virtuose de la caméra (travelling et caméra aérienne dans une chambre !), transformant une conventionnelle scène de rupture en drame pirandellien. Epilog a tout de l'exercice de style et n'évite pas une certaine atrophie par trop d'esthétisme.

    Bonus : commentaire audio du réalisateur
    (non-sous-titré !) .


    6. LE FRIGO de Peter Mullan
    1996 - 20 mn - Royaume-Uni - Titre original: Fridge

    Avec: Gary Lewis (Rudy), Vicki Masson (Alice), Laurie Ventry (Charlie), Steven Singleton (le jeune homme), Joe Douglas (le garçon), Max McIlmunn (Jonah)
    Compositeur : Craig Armstrong
    Directeur de la photographie : Grant Cameron
    Sujet:
    Dans la cour sordide d'un ensemble d'immeubles, trois jeunes gens s'en prennent, par jeu, à un clochard. Rudy vient à la rescousse de Charlie, provoquant la fuite de Jonah, l'un des deux plus jeunes garçons, qui se cache dans un réfrigérateur coffre abandonné là. Son ami referme le couvercle pendant que le plus âgé des voyous défie Rudy qui a rejoint sa compagne Alice. Lorsque celui-ci tente de libérer l'enfermé involontaire, il constate que l'ouverture est bloquée.

    NOTRE AVIS: Peter Mullan choisit une sinistre cour de banlieue londonienne comme décor à son drame psychologique et lorgne assez vite du côté de Kazan et Tennessee Williams pour cette parfaite peinture au vitriol d'une classe sociale à l'abandon. Dans un noir et blanc tranché, composés d'excellents comédiens, cette petite fable habilement écrite nous plonge au coeur de la haine et de la misère quotidiennes des bas-fonds.

    Bonus : commentaire audio du réalisateur
    (non-sous-titré !) .


    7. IL GIORNO DELLA PRIMA DE CLOSE-UP de Nanni Moretti
    1996 - 7 mn - Italie

    Avec
    : Nanni Moretti,
    Fabia Bergamo, Paolo Di Virgilio, Paola Orfei, Fausto Polacco
    Sujet: Dans son cinéma de Rome, le Nuovo Sacher, Nanni Moretti prépare avec anxiété la première du film Close-Up, de l’Iranien Abbas Kiarostami. Pendant ce temps, Le Roi Lion des studios Disney dévale sur l’Italie.

    NOTRE AVIS: Entre Le roi lion, Quatre mariages et un enterrement et Speed, il reste un petit bout d'écran pour Close-up de l'iranien Kiarostami, et ce, au cinéma romain Nuovo Sacher tenu par Nanni Moretti. En 7 petites minutes d'images faussement documentaires, le malicieux cinéaste italien se fait le chef d'orchestre de sa petite exploitation cinématographique, peaufinant le cadrage du film, l'accueil des clients, le rangement des revues et montre en quoi la programmation de Close-up est aussi un acte de résistance.

    Bonus : commentaire audio du réalisateur
    (non-sous-titré !) .


    8. GISÈLE KÉROZÈNE de Jan Kounen
    1999 - 4 mn - France

    Avec: Abel Abouliaten (Rita Matchless), Pascal Banos (une sorcière/Superman), Bob Flechard (Brenda Stuka), Jan Kounen (le paralytique), Jean-Baptiste Sastre (Gisèle Kérozène), Graziella Tymen (l'infirmière)
    Directeur de la photographie : Jeanne Lapoirie
    Sujet: Gisèle Kérozène dérobe le masque mortuaire vénéré par trois sorcières. S'engage alors une terrible course poursuite en balais volants à travers les artères d'un quartier d'affaires.
    Note: Cette animation image par image, fruit d’une imagination féconde, s’inspire du court métrage classique de Norman McLaren, The Neighbours.

    NOTRE AVIS: C'est seulement en observant de près sa prouesse technique (tournée essentiellement en image par image) que l'on peut apprécier ce rapide trip déconneur et potache du futur auteur de Dobermann et Blueberry.

    Bonus : commentaire audio du réalisateur.


    9. WORLD OF GLORY de Roy Andersson
    1991 - 16 mn - Suède

    Avec
    : Klas-Gösta Olsson, Lennart Björklund, Christer Christensen, Bernard Eiger
    Sujet: Un anonyme agent immobilier nous fait pénétrer dans son intimité relative, de la visite à sa mère hospitalisée à une hallucination auditive nocturne en passant par la présentation du petit frère sur son lieu de travail et du tatouage du fils joueur de tennis.
    Note: Ce court métrage classique et singulier a été cité comme l’un des plus importants de l’histoire, au même titre que La Bataille de boules de neige des frères Lumière, A Woman de Chaplin, et Un Chien andalou de Luis Bunuel.

    NOTRE AVIS:
    On avait pu découvrir le travail singulier et fascinant de Roy Andersson il y a 6 ans lors de la sortie de Chansons du 2ème étage (qui avait d'ailleurs obtenu le Prix du Jury à Cannes). Réalisée 9 ans auparavant, cette oeuvre de jeunesse montre toute la cohérence de son travail: série de longs plans séquences fixes, variation sur le gris, statisme des figures et un sens de l'absurde, de l'onirisme et de l'humour noir très developpés. Mais cette dimension formelle serait vaine si elle ne servait un sujet encore plus fort: le chemin inversé qui va du fascisme ordinaire à une petite vie étriquée d'employé immobilier.

    Bonus : aucun


    10. L'HOMME SANS TÊTE de Juan Solanas
    2003 - 18 mn - France/Argentine

    Avec
    : Alain Hocine (M. Phelps/la première tête), Ambre Boukebza (la jeune fille), Stéphane Botti (la deuxième tête), Lucien Jean-Baptiste (la troisième tête), Salah Teskouk (le vendeur de têtes)
    Sujet: Dans une ville portuaire et industrielle, Monsieur Phelps reçoit chez lui deux billets pour un bal qui a lieu le soir même. Il téléphone aussitôt à la jeune femme dont il est amoureux, laquelle accepte de l'y accompagner. Le soupirant, ivre de joie, doit à présent se choisir une tête.

    NOTRE AVIS:
    Découvert il y a 3 ans et justement salué par le Prix du jury à Cannes, ce premier film du fils de Fernando Solanas (qui ne devrait pas tarder à se faire un prénom) est une gracieuse petite fable aux accents surréalistes (on pense aussi à l'univers de Caro et Jeunet) sur la beauté du corps et la richesse de ses expressions.

    Bonus : commentaire audio du réalisateur.


    11. KONCERT ZYCZEN de Krzysztof Kieslowski

    1968 - 19 mn - Pologne
    Avec: Ewa Konarska (Ewa), Jerzy Fedorowicz (Andrzej), Waldemar Korzeniowski
    Sujet: Un jeune couple s'apprête à quitter son campement dans un bois et à enfourcher sa moto. Sur la route, le deux-roues double un autocar, parti du même endroit quelques instants avant eux, où ont pris place un groupe d'homme un peu éméchés. Juste après la manoeuvre, la tente tombe du porte-bagage, récupérée par le conducteur du car. Lorsqu'ils s'aperçoivent de la disparition de l'objet, les motards font demi-tour pour la retrouver.

    NOTRE AVIS: Bien qu'il nous ait montré par la suite sa capacité à maîtriser les formes courtes avec ses 10 courts métrages du Décalogue, Kieslowski ne se montre pas très convaincant avec ce petit film de fin d'études (à l'école de Lodz), confus et peu intéressant, et dont le seul intérêt est de capter l'air du temps, celle d'une jeunesse qui cherche à s'émanciper à l'heure de Mai 68. On y trouve également déjà l'une des obsessions du grand cinéaste polonais, celui de la question du choix face à un évènement.


    Bonus : commentaire audio de l'auteur Marek Haltof
    (non-sous-titré !) .


    12. JABBERWOCKY de Jan Svankmajer
    1971 - 13 mn - République Tchèque

    Compositeur
    :Zdenek Liska
    Directeur de la photographie : Boris Baromykin
    Monteur : Helena Lebdusková
    Sujet: Film d'animation inspiré par le poème insensé de Lewis Carroll qui figure dans "Through the Looking-Glass" (1871).

    NOTRE AVIS: Jabberwocky n'est pas la meilleure porte d'accès à l'univers fantasmagorique de cet immense cinéaste d'animation tchèque. On y retrouve cependant la griffe surréaliste de Svankmajer, son patient et pointilleux travail image par image afin de donner vie à des objets inanimés pour mieux leur faire subir le pire ensuite, à l'image de cette poupée qu'on passe à la moulinette, au fer à repasser avant de la manger !


    Bonus :
    Commentaire audio des auteurs, Jan Svankmajer et Peter Hames
    (non-sous-titré !).


    13. MY WRONGS 8245-8249 AND 117 de Chris Morris
    2003 - 12 mn - Royaume Uni

    Avec
    : Paddy Considine (Him), Miranda Pleasence (Imogen/Mum), Simon Greenall (le père dans l'église), Richard Lumsden (le père dans le parc).
    Sujet: Imogen Edwards a laissé la garde de son appartement et de ses animaux de compagnie à un ami plutôt bizarre. Elle laisse, sur son propre répondeur téléphonique, un message dans lequel elle invite notamment son doberman Rothko de prendre l'initiative pour être sorti, en laisse compte tenu de ses "moeurs" particulières. Le duo arrive dans un parc où le chien s'attaque aussitôt à des canards. L'ami est bientôt convaincu que Rothko est son avocat, chargé de plaider sa cause vendredi pour tous les torts qu'il a commis.

    NOTRE AVIS:
    Chris Morris est connu pour son non-conformisme, il est à l’origine d’émissions télévisées très controversées au Royaume-Uni et son premier film est à la hauteur de sa réputation: cocasse, décalé mais (à mon goût) vite lassant.

    Bonus : commentaire audio du producteur
    (non-sous-titré !) .


    14. NOCTURNE de Lars Von Trier
    1980 - 8 mn - Danemark

    Avec
    : Yvette (la femme), Lars Von Trier (non crédité)
    Sujet: Une femme est réveillée en pleine nuit par un cauchemar. Elle souffre d'un problème de vue, ne supportant plus la lumière. Au cours d'une conversation téléphonique avec une amie, elle évoque son départ en avion, dans trois heures seulement, pour Buenos Aires.

    NOTRE AVIS:
    Pareil au coup de rasoir transperçant l'oeil qui ouvre Un chien andalou de Luis Bunuel, le premier plan de Nocturne est une entrée fracassante (au propre comme au figuré) dans l'oeuvre de Lars Von Trier. La suite est une immersion dans un monde fantasmagorique et phobique (angoisse de la cécité) aux couleurs électriques, annonciatrice de Element of crime et Epidemic.

    Bonus : commentaire audio du réalisateur (non-sous-titré !)
    .


    15. EL SECDLETO DE LA TLOMPETA de Javier Fesser
    1995 - 18 mn - Espagne

    Avec
    : Pablo Pinedo (Pinedo/la mère de Gutiérrez/le frère jumeau de Pinedo), Pietro Olivera (le père Lucas), César Vea (le maçon), José Maria Deleyto (le garde forestier), Alberto Fesser (le patron de la station-service)
    Sujet: Pinedo ramène chez lui deux bonbonnes de gaz prises dans la station-service où il travaille. Pour une raison encore inconnue, il est poursuivi à travers champs par deux gardes civils avant d'être pris en stop par le généreux père Lucas qui circule à bicyclette. Au cours de cette épopée, on croise, entre autres, un garde forestier, des agents de l'opérateur téléphonique national, un pilote de rallye...

    NOTRE AVIS: Cartoonesque, entre absurde et dérision, dans la droite lignée des loufoqueries des Frères Coen, Le seclet de la tlompette, second film de Javier Fesser est avant tout un film sur le cinéma (et l'argent du cinéma) et le plaisir de jouer avec ses codes.

    Bonus : commentaire audio de Jordi Costa (non-sous-titré !) .


    16. ELECTION NIGHT de Anders Thomas Jensen
    1998 - 11 mn - Danemark

    Avec
    : Ulrich Thomsen (Peter), Jens Jørn Spottag (Carl), John Martinus (un chauffeur de taxi)
    Sujet: Peter arrive en retard dans le bar où Carl l'attend, l'organisation humanitaire à laquelle il appartient devant boucler l'expédition de couvertures en Albanie. Carl refuse la proposition de son ami de commander une nouvelle bière mexicaine, préférant s'en tenir à une célèbre production locale. Lui et Willy, le barman, se voient alors taxés de racistes, ce qu'il conteste, arguant du fait que ce dernier a voté socialiste. Cela rappelle à Peter qu'il n'a pas encore voté et qu'il ne lui reste que vingt minutes pour arriver avant la fermeture des bureaux.

    NOTRE AVIS:
    Petite comédie grinçante et moralisatrice sur le thème d'un racisme galopant et envahissant. Pour le plaisir de revoir Ulrich Thomsen qui nous avait tant séduit dans Festen de Thomas Vinterberg.

    Bonus : commentaire audio du réalisateur (non-sous-titré !).

     

 
  •  LE DVD
    DVD 9 PAL - Zone 2
    Langues
    : Version originales
    Sous-titres (films uniquement) : français, anglais, allemand, italien, espagnol.
    Format d'image : 4/3 et 16/9
    Format sonore : Dolby stéréo 2.0


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