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| SYNOPSIS |
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Biped : Des images numériques mouvantes sont projetées sur un large écran transparent, placé à l'avant de la scène sur laquelle les danseurs exécutent la chorégraphie ; au mouvement complexe des corps, les images se superposent comme une ombre digitale. Une très belle réflexion sur l'application des nouvelles technologies à la danse. |
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| POINT DE VUE | ||||
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Merce Cunningham vient de fêter ses 87 ans. Elève de Martha Graham, figure emblématique de la Modern Dance américaine, il crée en 1945 ses premiers solos. La Merce Cunningham Dance Company voit le jour en 1953 et depuis, c’est près de 200 chorégraphies qui ont été réalisée par lui. S’éloignant du matriarcat de Graham, et réfractaire à tout système, il développe l’utilisation d’un mode créatif novateur: le hasard. Chaque artiste travaille séparément, et tous se rencontrent le jour de la représentation pour assembler les créations et donner naissance au spectacle. Pond Way, crée en 1998 voit s’épanouir la cohabitation entre l’œuvre de Cunningham et celle de Brian Eno. De l’eau, une musique cyclothymique, et la nature qui s’éveillent. Les corps se déploient peu à peu, avancent, sautillent, sautent et s’apaisent. Des lambeaux de tissus pâles laissent apparaître le corps, les muscles qui ondoient. Les costumes d’une simplicité pure, donnent à Pond Way, une douceur, et beaucoup de sensualité. "Pond" signifie « l’étang », celui que, je cite, "Cunningham regardait et au bord duquel il jouait aux ricochets lorsqu’il était enfant". La caméra de Charles Atlas, réalisateur proche du chorégraphe depuis les années 70, est très présente. Elle devient une pièce supplémentaire à l’assemblage des créations, une chorégraphie dans la chorégraphie. Cela peut gêner un peu, notre regard étant guidé parfois sur des personnages précis alors que nous aurions souhaité un plan large, une vision globale. Mais c'est là tout le dilemme d'un spectacle filmé. Biped, second ballet présenté, est à l’image de l’alliance entre la danse et les nouvelles technologie. Derrière les « vrais danseurs », sur un écran blanc, un « bipède » virtuel tourbillonne, créé de toute pièce par ordinateur, selon le procédé de la motion capture – des capteurs sont posés sur des parties du corps pour saisir les mouvements-. « Life forms », le logiciel mis au point à cet effet sert aussi d’aide à la création pour Cunningham qui, aujourd’hui, claudicant, ne peut plus danser. La musique de cet opus a été crée par Gavin Bryars, compositeur « expérimental » qui apporte une tonalité plus sombre que Pond way. La caméra est cette fois ci plus en retrait, en plan large, laissant découvrir l’espace investit totalement, sur tous les plans. Séverine Doux |
POND WAY
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| FICHE TECHNIQUE | ||||
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| EN SAVOIR + | ||||
| site
officiel (en anglais) biographie par wikipédia |
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