)))  FACE AU SOLEIL LEVANT
        
de Edward DMYTRYK    / COLLECTION RKO                         

 

  • Guerre - 1943 - USA - durée: 1h28 - Inédit en DVD
  • Sortie à la Vente en DVD le 1er Mars 2006
  • Editions Montparnasse
  • Prix de vente conseillé : 15 €


SYNOPSIS

Un jeune étudiant japonais, de retour de ses études d’architecture aux Etats-Unis, retrouve son Tokyo natal. Culturellement transformé par son passage sur le sol Américain, il se retrouve vite confronté à la mentalité archaïque de son père, pilier de l’économie nationale qui souhaite le voir œuvrer pour le pays, et non pas pour les puissances économiques américaines.
Professionnellement, amoureusement et politiquement, sa vie va désormais se faire et se défaire selon ses choix.

POINT DE VUE
DU MÊME AUTEUR


 

Les années 40 et ses mouvements d’immigration de cinéastes. Si nombreux furent les metteurs en scènes Allemands, Français à fuir l’Europe pour les États-Unis. D’Angleterre aussi, où le plus connu d’entre eux, Alfred Hitchcock finit par atterrir aux USA à cette époque-là. Pourtant, moins connus sont les mouvements qui s’effectuèrent en sens inverse. Edward Dmytryk fut pourtant de ceux-là. Accusé d’agissements anti-Américains, il finit par refuser de se justifier et trouva refuge en Angleterre. Entre-temps, ce jeune cinéaste aura tout de même redoublé d’efforts pour prouver sa bonne foi. Les preuves matérielles en sont ces deux films de propagande qu’il tourna pour la RKO en 1943 : Les enfants d'Hitler (Hitler's children) et ce Face au soleil levant (Behind the rising sun).

Opportuniste ou sincère, conspirateur ou patriote, Face au soleil levant laisse pourtant peu de place au « vrai Dmytryk » tant le métrage semble en soit englué dans son discours unilatéral, manichéen, inculte. Vestige d’un autre temps, il se révèle vite impossible de regarder Face au soleil levant comme on pourrait se délecter d’un classique des années 40 tant chacun des éléments posés dans chaque scène sonne faux, déplacé, soumis à des contraintes idéologiques. À commencer par ces acteurs américains ethniquement transformés grâce à une bonne couche de fond de teint et un maquillage grossier leur bridant les yeux.
Une fois même accepté le fait que les personnages japonais ne cesseront de parler anglais tout le long du film (il faut voir la grand mère douter en anglais de la loyauté de son petit fils envers les traditions nippones, et voir les vrais asiatiques relégués au rang de simples figurants), les décors « carte postale », eux, ne cesseront à aucun moment de crier au viol (saviez-vous qu’au Japon depuis chaque fenêtre de chaque appartement, on voit le Mont Fuji ?).
Bref, pas la peine de multiplier les exemples, vous aviez compris que la ressortie d’un tel film aujourd’hui en DVD est destiné à satisfaire trois types de public : Les aficionados de Dmytryk, les amateurs de films visionnables à de multiples degrés, et les universitaires ou historiens qui étudient les rapports entre cinéma et propagande.
La mise en scène quant à elle est tout à fait louable. Assurant un service minimum, quelques très bonnes idées percent tout de même à certains moments du film, notamment celle de l’image de cinéma qui se transforme en carte postale, avant de retrouver son statut d’image cinématographique, comme si Dmytryk voulait nous rappeler que malgré la lourdeur des conditions de productions et de ses obligations idéologiques, il n’était pas dupe de nous servir une vision « carte postale » de l’Asie.



Fabien Thévenot


FICHE TECHNIQUE
  •  LE FILM
    Titre original: Behind the rising sun
    Réalisation: Edward Dmytryk
    Avec: Robert Ryan, Gloria Holden, Donald Douglas, George Givot
    Scénario: Emmet Lavory & James R. Young
    Production:
    Howard Hugues – RKO
    INÉDIT EN DVD
  •  LE DVD
    DVD 5 - Zone 2- PAL Tous publics - noir & blanc
    Image & Son :
    Ecran: 4/3
    Format : 1/33
    Son: Mono Dolby Digital

    Langue:
    Anglais
    Sous-titres:
    Français
    Durée du film:
    1h28

  • BONUS  
    * Présentation de Serge Bromberg
    Comme d’habitude dans cette collection RKO, seule l’habituelle présentation de Serge Bromberg se trouve ici en bonus. Courte mais jamais superficielle, Bromberg fait de son mieux pour replacer le film dans son contexte de production et soulever du métrage quelques enjeux politiques pertinents. FT

             


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