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| SYNOPSIS |
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| ROMANCES
DE TERRE ET D'EAU |
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| SYNOPSIS | |||||
Romances
de terre et d’eau est un documentaire sur les petits paysans
du Nordeste du Brésil qui se battent avec une grande noblesse
et beaucoup d’humour pour leur survie économique mais aussi
pour préserver la force d’imagination et de recréation
de leur culture. Pour ces paysans aux origines indiennes, la «
roça » qui est l’endroit où l’on fait
croître les plantes, les légumes et le riz, ce qu’il
faut à une famille pour être assurée du lendemain,
cette « roça » pourrait être le paradis sur
terre si cette terre leur appartenait. Elle est le lieu où tous
leurs mythes sont nés et encore à naître et qu’ils
s’efforcent d’entretenir par la poésie, la musique,
les créations à base d’argile et les danses, pour
pouvoir transmettre ce « métier de vivre » à
leurs enfants. |
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| FICHE TECHNIQUE | |||||
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| LE
RÊVE DE SAO PAULO |
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| SYNOPSIS | |||||
| Depuis
des dizaine d’années, mus par un violent désir de
vivre, les paysans du Nordeste du Brésil émigrent vers
São Paulo, ville-mirage d’un rêve essentiel à
chaque pauvre de la terre : manger, nourrir sa famille, être reconnu
comme quelqu’un. Il y a 50 ans, ce rêve a été celui d’un enfant devenu célèbre, Luis Inácio da Silva, dit Lula, Président du Brésil depuis le 1er janvier 2003. C’est l’un d’eux, José, 18 ans, que les réalisateurs ont suivi tout au long des 3000 km de route qui séparent son village au Nordeste de São Paulo. Son rêve, et les rêves de tous les personnages croisés sur la route, sont la matière du film, son ossature, son cœur. Devant le chaos dans lequel ils vivent, l’unique don de l’avenir est ce désir de vie. |
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| FICHE TECHNIQUE | |||||
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| POINT DE VUE | |||||
| Loin
des artifices de la mise en scène de Buñuel pour Terre
sans pain (1) et des propos fameux de Pierre
Unik (2), Jean-Pierre Duret et Andréa
Santana s’attachent à donner la parole aux Nordestins du
Brésil, une parole qui se veut à la fois le matériau
des films et leur propre commentaire. L’heure n’est plus
à la surenchère et le discours paysan se suffit à
lui-même, traversé de craintes et d’espoirs, et rempli,
surtout, de lucidité. D’abord, pour parvenir à ces témoignages presque bruts de la condition des « sans terre », Jean-Pierre Duret privilégie l’image cahotante et les longues prises, redécoupées au montage, du caméscope numérique. Certes, les champs de cannes à sucre se pixellisent, les visages tannés s’aplatissent sur les broussailles d’arrière-plan et le tee-shirt rouge vif de José déteint même sur les décors. Mais la parole, elle, gagne en vérité (l’ancien travail de Duret en tant qu’ingénieur du son n’y est sans doute pas pour rien (voir filmo ci-dessous)). Car si la proximité s’installe dans l’imminence et la continuité du dialogue, le DV a cet avantage qu’il fonctionne bien, tant dans l’urgence que sur la longueur. Urgence de la rencontre entre José et un autre voyageur, dans le bus pour São Paulo. Longueur de la discussion avec le sourcier Seu Tetel, qui expose sur le terrain sa méthode pour repérer les nappes souterraines. Sans disparaître entièrement, les effets de mise en scène de la parole s’en trouvent atténués. Le naturel reprend un peu de ses droits. À Duret, donc, de s’immiscer dans les conversations et de saisir un refrain a capella. Aux traditionnels témoignages et autres orchestrations avérées de la parole – la lecture, notamment, des poésies de Patativa Do Assaré par différents enfants – s’ajoutent ainsi certaines séquences plus proches du « pris sur le vif (3) ». Mais quel que soit le type d’intervention, le regard de l’homme sur lui-même ne change pas. Il oscille entre moments de profond désespoir, en souvenir des privations, des maladies, des décès, et moments de confiance en un avenir plus réjouissant, pourtant complètement chimérique. Il reste cependant toujours sincère, comme incapable de se voiler la face, et reflète une perpétuelle lutte de la vie contre l’adversité. L’unique bonheur de ce peuple, sa seule fierté aussi, est d’exister envers et contre tout. « On a eu onze enfants, tous sont vivants », assure João Ferrera Cândido. « On est tombé amoureux, on s’est marié et jusqu’à aujourd’hui, on vit », ajoute plus tard Maria de Lurdes Cândido. Choisir de survivre, c’est déjà une manière de résister. Alors, les « sans terre » vont, brisant leur bêche sur les rocailles du Sertão, semant çà et là des graines que le sol aride aura tôt fait d’étouffer. D’autres encore préfèrent s’exiler à São Paulo, dans l’espérance d’une improbable félicité. Tous sont « mus par un violent désir de vivre », dont transpire leurs paroles, leurs chansons, leurs poèmes. Aussi, il n’est pas besoin d’appliquer de commentaire sur les images, sinon le verbe paysan lui-même. Duret et Santana rappellent d’ailleurs dans le très instructif livret du Dvd: « Les pauvres ne sont pas concernés par les commentaires, ils racontent leurs propres histoires avec véhémence, force et grandeur de vue, de vie. Il suffit de s’approcher, de dire qui l’on est, pourquoi on est là ». De sorte que les deux films s’inscrivent dans cette logique. En faisant surgir les « sans terre » à l’écran, ils affirment un peu plus qu’ils sont au monde. Magnifique acte de résistance, donc, que ces histoires brésiliennes. Encore faut-il qu’il y ait maintenant des oreilles assez curieuses pour leurs prêter attention. À en juger du talent et de l’honnêteté de la démarche de Jean-Pierre Duret et Andréa Santana, il n’est pas trop permis d’en douter. Stéphane Tralongo (1) Buñuel, Luis, Las Hurdes, Espagne, 1932. (2) Pierre Unik commente Terre sans pain d’un ton neutre qui contraste avec la violence des images. (3) Voir Gauthier, Guy, Le Documentaire, un autre cinéma, chapitre 5, Nathan, Paris, 2002. |
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| NOTE D’INTENTION DES RÉALISATEURS | |||||
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| NOTE SUR LES RÉALISATEURS | |||||
Lui,
Jean-Pierre Duret Il est l’ingénieur du son de Maurice Pialat (Van Gogh, Le Garçu), des frères Dardenne (L’Enfant, Rosetta, Le Fils, la Promesse), Claude Chabrol (Merci pour le Chocolat), de Nicole Garcia (Selon Charlie, L’Adversaire, Place Vendôme, Un week-end sur deux), d’Agnès Varda (Jacquot de Nantes, Les 100 nuits), d’Agnès Jaoui (Comme une image, Le Goût des Autres), de Arnaud Despallieres (Adieu), de Cédric Kahn (Feux Rouges), François Ozon (5x2), Jacques Audiard (Un Héros très discret), Jacques Doillon (Petit Frère, Un homme à la mer, Germaine et Benjamin), Claude Mouriéras (Tout va bien, on s’en va), Danièle Thompson (La Bûche), … ![]() Comme réalisateur : 1986 : Un beau jardin par exemple (52’). 1996 : Les jours de la lune (40’). Prix du public, Festival Côté Court de Seine Saint Denis et Prix d’Interprétation à Dora Doll, Festival de Villerbanne) 2001 : Romances de Terre et d’Eau (78’). 2005 : Le rêve de São Paulo (100’). Elle, Andréa Santana Elle est née au Brésil. Architecte et urbaniste de formation depuis 1989. Après dix ans d’expérience en architecture, urbanisme et marketing politique au Brésil, elle vient habiter en France en 1999 où, avec Jean-Pierre Duret, elle commence à faire du cinéma documentaire. Comme réalisatrice : 2001 : Romances de Terre et d’Eau (78’). 2005 : Le rêve de São Paulo (100’). °°°°° |
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