)))  DUMB & DUMBER
        
des Frères FARELLY                          

 

  • Burlesque - 1995 - États-Unis - durée: 1h48
  • Sortie à la Vente en DVD le 12 juillet 2006
    Éditions Metropolitan
  • Prix de vente conseillé : 20€

SYNOPSIS

Lloyd et Harry sont deux amis complètement déjantés et ne rêvent que d'une chose : ouvrir un élevage de lombrics ! Pour réaliser leur projet, ils courent de petits jobs en petits jobs. L'aventure commence le jour où Lloyd, chauffeur de limousine, découvre une valise pleine de billets, oubliée par une charmante cliente dans un aéroport. Il décide alors de la poursuivre à travers tout le pays, avec son ami Harry, toiletteur pour chiens, pour la lui rendre. Mais ils sont loin de se douter de la gaffe qu'ils ont faite, car ils ont en fait subtilisé la rançon d'un kidnapping.

POINT DE VUE
Bobby et Peter Farrelly, à l’image de la fratrie de réalisateurs la plus respectée du moment, les frères Coen(1) , offrent des films à plusieurs niveaux de lecture car conçus à deux cerveaux… Affirmation entendue d’avance pour les laudateurs des auteurs de Fargo ou Barton Fink, adulés depuis leurs débuts, mais moins évidente concernant les frères Farrelly qui œuvrent dans un genre dénigré par principe : la comédie burlesque, dite «régressive». Contrairement aux apparences, celle-ci ne s’adresse pas à des enfants bloqués au stade anal mais à des trentenaires qui prennent plaisir à jouer aux adolescents dégénérés et à se réfugier dans une époque clémente – car la douceur de la nostalgie est aussi un élément essentiel de ce cinéma.
Le défaut principal généralement reproché aux Farrelly est de se répandre dans un humour corrosif à tendance graveleuse ou scatologique : la sexualité et le pipi-caca sont chez eux les mamelles de l’action. Et, affront suprême, leurs films reçoivent souvent les faveurs du public… Ils ne peuvent donc être que bien vulgaires. Même s’ils sont crédités en tant que scénaristes de leurs films, les frères Farrelly ne cachent pas que leurs films sont «épicés» grâce aux suggestions d’une dizaine d’amis, des comédiens de stand-up comedy – ce qui n’est pas sans rappeler les équipes de gagmen du cinéma muet(2). Cette idée de l’œuvre collective n’accrédite nullement la thèse de l’auteur unique créateur du film que l’on a tant sacralisé mais ne discrédite nullement leur qualité d’auteurs.

De plus, leurs films se noient parmi une vague de succès parfois médiocres auxquels on les assimile trop vite, tels que les trash Beavis & Butthead, Wayne’s World, les Scary Movie ou les American Pie. Raison suffisante pour offusquer d’office plus d’un critique, qui ne regarde pas «à juste titre» leurs films et voit encore moins en eux des œuvres d’auteur. Et pourtant, les Farrelly ont créé leur style propre et ont même suscité d’autres films, non sans intérêt, tels que Dodge Ball (Rawson Marshall Thurber-2004), The 40 year Old Virgin (Quarante ans et toujours puceau - Judd Apatow-2005) ou Wedding Crashers (Serial Noceurs-David Dobkin-2005). Mais ne noircissons pas le paysage critique autour d’eux et rendons hommage à une partie de la presse qui a su juger à leur juste valeur certains des films des frères Farrelly, essentiellement à partir de leur troisième film, There’s Something About Mary (Mary à tout prix-1998). Bien que, très vite, les poncifs soient revenus sur la vacuité du genre, des acteurs de seconde zone ou à contre-emploi, des sujets impropres, le politiquement incorrect, un irrespect des règles du cinéma… finalement que des choses très réjouissantes !

Et pourtant leurs films, les plus désopilants et libres depuis ceux des Marx Brothers, qui ne semblent être entravés par aucun tabou ni modèle pré-établi, font preuve d’une pudeur et d’une sensibilité rares. Ils ne sont ni dénués d’intelligence, ni même de profondeur philosophique, non plus que d’une tendresse que l’on ne trouve pas dans beaucoup de films «bien pensants» réalisés spécifiquement pour une critique rongée par les clichés et les a priori. De plus les films des Farrelly se démarquent par une photographie et un cadrage recherchés que l’on doit à Mark Irwin, qui donna déjà un cachet à part aux films de David Cronenberg des années 80(3) ! – alors que l’on accepte souvent des comédies qu’elles aient une esthétique « plate », de façon à ne pas nuire à l’efficacité des gags.

Beaucoup rêvaient d’oublier le premier rejeton des frères Farrelly(4), Dumb & Dumber (1994), dont les rôles titres sont tenus par les détonants Jim Carrey et Jeff Daniels. Seulement il ressort, contre toute attente, des oubliettes cinéphiliques à l’occasion de son 10ème anniversaire, grâce à une édition DVD en «version longue». Cette nouvelle édition arrive en France avec deux ans de retard, ce qui dit déjà beaucoup sur le dédain qui existe encore autour de l’œuvre des Farrelly, tout du moins de leurs premiers films… Ce titre, Dumb & Dumber (soit "crétin et encore plus crétin"), apparemment sans prétention, annonce pourtant toute l’ambition des co-réalisateurs : un travail en duo, ainsi que la volonté de dépasser les limites. De leur propre aveu, les Farrelly voient la co-signature de leurs films(5) comme une force face aux producteurs et aux studios. Ces derniers ont moins de facilité à imposer leurs suggestions à ce duo qu’à un réalisateur seul, isolé et mis en position de faiblesse. Ils sont deux à défendre leurs idées les plus folles – sans compter l’émulation sur le tournage. Voilà sans doute encore une raison de l’originalité et de l’extrémisme de leurs films… Dumb & Dumber, comme nombre de premières œuvres, est plein de défauts ; mais y surnagent néanmoins des audaces de la mise en scène ou du scénario, et des acteurs qui révèlent des facettes de leur art inédites, dont un jeu radical que l’on avait rarement vu depuis le cinéma muet burlesque !

Commençons par le défaut principal que l’on adresse à Dumb & Dumber et qui naît paradoxalement de son originalité, de cette volonté de briser les règles et d’aller trop loin : une certaine complaisance à montrer en longueur des gags qui gagneraient parfois à plus de brièveté. Ce ne sera plus le cas par la suite de leur œuvre puisque les frères Farrelly développeront même l’inverse, l’art de l’ellipse. Encore une fois, la preuve que le comique est avant tout une affaire de rythme… Notons d’ailleurs que cette « version longue », tout comme celle de leur chef d’œuvre, Mary à tout prix, peut apparaître pour les puristes comme inutile : gageons que si les scènes coupées ou longues qui ont été réintégrées dans le film(6) avaient été éliminées à l’origine, c’était sans doute qu’il y avait une bonne raison à cela ! Ainsi, à titre d’exemple, dans la version vue en salles de Dumb & Dumber, un des malheureux héros était martyrisé dans un restaurant par un routier qui crachait, hors champ, dans son hamburger. On entendait seulement son expectoration. Une ellipse et notre héros quittait la table, décomposé… Dans la version longue, pour la vidéo, on voit, en très gros plan, le routier cracher une sécrétion glaireuse qui inonde le hamburger… le refermer et l’engloutir goulûment. Dans la première version, l’imagination était laissée au spectateur, largement mis en condition pour s’attendre au pire pour le héros qu’il prenait en compassion. Dans la nouvelle, nous dépassons allégrement les limites du répugnant car tout devient trop explicite. On regrette donc de ne pas pouvoir jouir du choix de l’imagination laissé par les deux versions, comme sur la nouvelle édition DVD de Mary à tout prix. Cependant, Dumb & Dumber reste un film hautement jouissif car il frôle, longe et parfois dépasse des limites sans pour autant choquer violemment. En effet, les bornes sont allégrement transgressées mais c’est notre imagination qui effectue tout le « sale » travail ! On croit avoir vu des choses ignobles mais on a beau revenir en arrière, faire des pauses jamais on ne voit sur l’écran ce que notre imagination nous à faire entrevoir. Les frères Farrelly sont donc des artistes de la suggestion et leur art repose sur notre mise en condition…

L’intrigue y est comme toujours secondaire, elle jongle comme souvent dans l’œuvre des Farrelly avec des situations archétypales des grands genres américains : ici, le polar qui croise le mélo… Dumb & Dumber suit la quête d’un improbable Graal par Lloyd Christmas (Jim Carrey) et Harry Dunne (Jeff Daniels). Ces deux pathétiques losers débutent l’aventure en perdant leur boulot respectif - on se demande surtout grâce à quel malentendu ils l’avaient obtenu... Leur ambition commune, qui restera inaccomplie, pour se sortir de cette situation est de créer leur propre animalerie spécialisée dans la vente de vers de terre, qu’ils ont décidé d’appeler «We Got Worms», soit «Nous avons des vers» - on peut comprendre «intestinaux», car la scatologie est au coin de la rue ! Des lombrics – espèce vivante la moins évoluée sur Terre, qui passe sa triste existence, mue par l’instinct de survie, à manger et déféquer obstinément…– auxquels nos héros ressemblent définitivement beaucoup.
A ce titre, la scène d’ouverture pré-générique est explicite : gros plan sur le panneau de signalisation d’une grosse artère américaine qui nous indique que nous sommes sur Hope Street («la rue de l’espoir» !). Une limousine s’arrête ; émerge alors de la fenêtre arrière teintée et à moitié descendue une tête sans corps, Lloyd (Jim Carrey), qui apostrophe une charmante jeune femme qui attend le bus. Il lui demande de façon guindée le chemin de la faculté de médecine où on l’attend pour donner une conférence. L’accent autrichien de la femme interpelle Lloyd qui la prend pour une Australienne… et lui parle aussitôt en imitant Crocodile Dundee, certain d’arriver à ses fins ! Elle refuse ses avances maladroites et s’en va. Penaud, Lloyd rentre la tête dans la portière, met une casquette qui complète son uniforme de chauffeur de prestige et se glisse par le hublot entre l’avant et l’arrière, tel un ver, sur le siège vide du conducteur de la limo…
De toute évidence, Lloyd a caché au fond de lui le secret espoir d’être un homme intelligent, respecté et riche, mais tout, la société, le film etc., se liguent pour le remettre de force à la place de subalterne ! L’humour de la situation se charge alors d’une lecture sociale sous-jacente inattendue. Mais un coup du destin - ou du sort - offre à Lloyd la chance de changer : il tombe amoureux fou de la belle et riche Mary Swanson (Lauren Holly), qu’il est chargé de conduire à l’aéroport. Quand il lui dit au revoir, il est déjà persuadé qu’elle est amoureuse de lui. Cette dernière doit abandonner à l’aéroport, avant de prendre son avion pour Aspen(7) , une mallette que des truands attendent. Lloyd, s’empêtre dans l’airbag de la limousine déclenché à force de se lamenter sur le volant du départ de la femme de ses rêves. Mais quand il voit subitement Mary « oublier » la mallette, Lloyd sort de sa prison et plonge la ramasser et la subtilise à la barbe des truands éberlués. Il court la rendre à sa dulcinée mais l’avion de celle-ci décolle. Dès lors, son ambition sera de rapporter sa mallette à Mary à Aspen ! Il associera à son périple son ami fidèle, Harry (Jeff Daniels(8)), avec lequel il rivalise de bêtise. Son argument pour le convaincre de traverser les USA est une scène tragique dont l’émotion déplacée dans une comédie touche encore plus le spectateur. Lloyd avoue sur un ton poignant qu’il « en a marre d’être personne (nobody) et par-dessus tout (il) en a marre de n’avoir personne » à ses côtés… Dumb & Dumber frise le discours existentiel sur la solitude morale et sexuelle. Mais comme le film évite le pathos exhibitionniste des mélos, la scène se termine par une pirouette comique… L’émotion intacte permet au spectateur d’aimer et de ressentir les tourments des protagonistes qui sinon seraient bien crétins et ne susciteraient en rien la compassion. C’est là encore une marque de fabrique farrellienne : s’intéresser à des anti-héros, des êtres blessés par la vie, comme pour s’éloigner encore une fois d’Hollywood.

Le reste de l’intrigue révèle, comme le cliché nous y invitait, un road movie initiatique qui permettra à nos deux anti-héros de s’élever de leur triste condition jusqu’aux sommets d’Aspen, en subissant les pires humiliations, dont un presque viol homosexuel sur Lloyd dans des toilettes pour routiers. Dans la station de ski, contre toute attente, ils dilapident l’argent de la mallette en attendant de retrouver Mary… leur renaissance débute dans un pastiche de Pretty Woman. Mais la quête de la femme n’est qu’un leurre ! Car entre-temps, Lloyd et Harry ont eu le temps de former un vrai couple aux sous-entendus (parfois explicites !) homosexuels. Leurs multiples transformations prennent la forme d’un travestissement. Les frères Farrelly ne sont pas des militants de la cause gay mais voilà encore pour eux l’opportunité de jouer avec des tabous du cinéma américain mainstream consensuel… Leur misère sexuelle pourrait les porter l’un vers l’autre mais c’est en vérité une amitié fusionnelle qui les tentent –inconsciemment- de faire le grand saut.

Aussi cette scatologie qui fascine nos héros et qui perle ou ponctue le film : concours de pets enflammés, laxatif qui va faire piéger Harry dans des toilettes bouchées, urine déversée dans des bouteilles et bue par la suite… Nous en passons d’autres. Tout cela n’est juste là que pour nous dire qu’Harry et Lloyd sont des enfants qui apprennent la propreté, la découverte de leurs corps (ils les maltraiteront beaucoup…) afin de s’approprier un corps (body) et ne plus être le nobody que Lloyd regrettait… Le film suit cette quête vers l’âge adulte qui les portera vers l’âme sœur, malgré les hésitations que nous avons citées. Dumb & Dumber est donc un conte sur un amour absolu mais impossible car la morale le réprouve… Le plus fort c’est que les frères Farrelly n’emploient pas les formes traditionnelles pour nous le livrer. Malgré les apparences, leurs films suivants traiteront tous de grands sujets : Kingpin (le droit à une seconde chance même pour ceux qui n’ont rien fait pour…), Mary à tous prix (sur la quête éternel de l’amour parfait), Fous d’Irène (sur la paranoïa et donc la dualité de l’âme), L’Amour extra large (sur un monde dominé par le culte de l’apparence) et Deux en un (où deux frères siamois cherchent la plénitude tout en gardant leur étrange harmonie. Nous ne sommes pas loin de Cronenberg dans Faux Semblants !).

Pour leur malheur ou leur bonheur, Dumb & Dumber fit un malheur au box-office mondial en rapportant plus de 340 millions de dollars pour une mise de départ ridiculement basse de 16 millions de dollars, malgré la présence au casting d’un Jim Carrey qui venait d’être révélé grâce aux sorties coup sur coup en 1994 de Ace Ventura : Pet Detective (Ace Ventura, détective chiens et chats-Tom Shadyac) et The Mask (Chuck Russell). Les frères Farrelly seront poursuivis dans la suite de leur carrière par le spectre de ce film, qu’ils refuseront… Hollywood réussit cependant à produire une prequel sur les personnages, avec leur passé et leur rencontre au lycée : Dumb & Dumberer : When Harry Met Lloyd (2003-Troy Miller), évidemment sans les acteurs originaux, qui fut un échec total. Ce qui prouve, le cas échéant, que la comédie régressive n’est pas fait que de scatologie et de situations débiles mais de mise en scène des corps, de rythme, etc.

Nachiketas Wignesan


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

NOTES
(1) Citons, toujours aux USA, les frères Hughes, les frères Wachowski et surtout la références absolue des frères Farrelly : les frères Zucker, qui forment le fameux trio des ZAZ (Zucker, Abrams et Zucker) auquel nous devons Y’a-t-il un pilote dans l’avion, Top Secret ou la trilogie des Y’a-t-il un flic… D’ailleurs, le tout premier travail de scénaristes des Farrelly, à la toute fin des années 80, fut dans le cadre des shows télé des frères Zucker, dont Our Planet Tonight en 1987.

(2)Le phénomène n’est guère rare à Hollywood où des script doctors (« docteurs du scénario ») améliorent les scénarios sans être pour autant crédités au générique – mais en étant grassement payés. Ici, les Farrelly ne désacralisent nullement le concept de l’auteur en avouant leur travail de groupe.

(3)Mark Irwin fut le chef opérateur attitré de David Cronenberg entre The Brood (Chromosome 3 -1979) à The Fly (La Mouche –1987).

(4)Nos films préférés du duo de réalisateurs : Dumb & Dumber (1994), Kingpin (Strike ou Le Roi de la quille-1996), There’s Something About Mary (Mary à tout prix-1998), Me, Myself and I (Fous d’Irène-2000), Shallow Hal (L’Amour extra large-2001) et Stuck on You (Deux en un-2003). Comme tous grands réalisateurs – et malgré leur relativement courte carrière - certains de leurs films nous semblent relever de l’erreur, du ratage simple ou de la commande réalisée sans brio : Osmosis Jones (2001) et Fever Pitch (2005) sortis d’ailleurs plus que confidentiellement en France.

(5)Bobby s’intéresse particulièrement au cadre (il reste derrière le moniteur de contrôle, réfléchit aux raccords de montage…) et Peter s’occupe de diriger ou d’encourager les acteurs et les techniciens…

(6)Remarquons que ce n’est pas un « director’s cut » qui serait la version du réalisateur mais « une version longue » qui a très bien pu être élaborée par les studios seuls. D’ailleurs, comme pour soutenir cette idée, le film n’est pas agrémenté de commentaires audio des frères Farrelly, contrairement à tous leurs autres films disponibles en DVD.

(7)Station de ski pour les people et les riches, située dans le Colorado.

(8)Acteur polymorphe que le grand public a pu découvrir dans son premier grand rôle en explorateur dans The Purple Rose of Cairo (La Rose pourpre du Caire-Woody Allen-1985) en passant par Blood work (Créance de sang) de Clint Eastwood jusqu’à l’excellent The Squid and the Whale (Les Berkman se séparent-Noah Baumbach-2005).
FICHE TECHNIQUE
  •  LE FILM
    Réalisation : Peter Farrelly et Bobby Farrelly
    Scénario : Peter Farrelly, Bennett Yellin et Bobby Farrelly

    Interprétation:
    Jim Carrey : Lloyd Christmas
    Jeff Daniels : Harry Dunne
    Lauren Holly : Mary Swanson
    Mike Starr : Joe 'Mental' Mentaliano
    Karen Duffy : J.P. Shay
    Charles Rocket : Nicholas Andre
    Victoria Rowell : Agent Spécial du FBI Beth Jordan
    Joe Baker : Bernard
    Hank Brandt : Karl Swanson
    Teri Garr : Helen Swanson

    Production : Brad Krevoy et Steven Stabler
    Musique : The Cowsills et Donovan
    Photographie : Mark Irwin
    Montage : Christopher Greenbury
 
  •  LE DVD
    DVD 9 - PAL - Zone 2 - couleurs
    Durée du film : 108'
    Image & Son :
    Ecran: 16/9 compatible 4/3
    Format : 1:85
    Son: Dolby Digital 5.1 Mono
    Langue:
    Anglais, Français, Espagnol, Italien
    Sous-titres:
    Français, Anglais, Allemand, Néerlandais et 2 autres langues Anglais pour sourds et malentendants.

  •  BONUS (environ 1h)

    * 6 scènes coupées plus un montage de courtes scènes avec introduction de Jeff Daniels (20’/vost)

    * 5 scènes alternatives dont " l’embrouille aux toilettes" et 2 séquences de fin (15’/vost)

    * Toujours aussi crétins après toutes ces années : souvenirs et autres délires, sur les coulisses du tournage (18’/vost)

    * Les fausses bandes-annonces avec au choix le genre "polar" ou "comédie sentimentale" (vost)

    * Les vrais bonus cachés dont "le cri qui tue" et "l’art du Kung Fu" (vost)


       
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