)))  LA TRAHISON
        
    de Philippe FAUCON

 

  • Guerre d'Algérie - 2006 - France - durée: 1h20 (+ 50' de Bonus)
  • Sortie à la Vente en DVD le 24 janvier 2007
    Éditions Montparnasse
  • Prix de vente conseillé : 20€

SYNOPSIS

En 1960, pendant la guerre d'Algérie, le lieutenant français Roque est posté avec ses hommes dans un village. II veut convaincre la popula-tion algérienne des "bonnes intentions" de la présence française dans le pays. En fait sa mission principale est le démantèlement et la répres-sion du réseau FLN. II assume tant bien que mal sa fonction, tiraillé entre les intérêts d'une population locale et ceux des soldats français. Après la découverte d'un carnet contenant des informations confiden-tielles, Roque est confronté à la possible trahison de certains de ses hommes, des appelés d'origine nord-africaine. Taïeb, l'un des protégés de Roque, est soupçonné d'en faire partie..

POINT DE VUE
La Trahison est le 8e film de Philippe Faucon (on lui doit notamment Muriel fait le désespoir de ses parents en 1995 et Samia en 2000). Il s'attaque ici à un sujet sensible, la guerre d'Algérie. La représentation de ce conflit dans le cinéma français a toujours été soumise à la censure, la France refusant de regarder en face cette part d'ombre de son histoire. Le Petit soldat de Jean-Luc Godard (1960) est interdit par le pouvoir gaulliste à sa sortie et invisible pendant 3 ans, La Bataille d'Alger de Gillo Pontecorvo (1966) est interdit à sa sortie et censuré en 1971, Avoir 20 ans dans les Aurès de René Vautier (1972) est censuré à sa sortie et Vautier se met en grève de la faim pour lever l'interdiction de la projection du film en salle (Vautier affirmait en 2001 dans L'Humanité : "Voiler ce qui s'est fait pendant la guerre d'Algérie, c'était porter sur l'ensemble des gens qui ont participé à cette guerre le soupçon d'avoir été tortionnaires. Ce qui m'a toujours attristé, c'est de voir à quel point les gens d'image acceptaient le silence"), La Question (adaptation de l'ouvrage de Henri Alleg) de Laurent Heynemann (également réalisateur de l'adaptation du roman de Didier Daeninckx Meurtre pour mémoire, sur la manifestation algérienne du 17 octobre 1961 à Paris) provoque un tel tumulte à sa sortie, en 1977, que le film est rapidement retiré des salles. Ces dernières années la vision du conflit évolue et les langues se délient, notamment grâces au travail de jeunes historiens (Raphaëlle Branche et Sylvie Thenault par exemple). La France a reconnu cette guerre en 1999. Au cinéma, certains films sont redécouverts et restaurés (Avoir 20 ans..., La Bataille d'Alger au Festival de Cannes en 2004) et le jeune cinéma français s'empare du sujet (Mon colonel de Laurent Herbiet en 2006, en attendant L'Ennemi intime de Florent Emilio Siri en septembre 2007).

Philippe Faucon, né en 1958 au Maroc, à Oujda, est interpellé par le récit éponyme de Claude Sales qui le renvoie immédiatement à son histoire familiale. Claude Sales raconte, dans cet ouvrage, son expérience d'aspirant puis de sous-lieutenant dans les hauts plateaux algériens en 1958-59. Il a mis 40 ans pour coucher ce vécu sur papier (son livre sort en 1999). Il explique ainsi cette longue période de gestation : "Quand on revenait après 28 ou 30 mois de service militaire, on voulait tout oublier ou tenter d'oublier. On voulait reprendre une vie normale. Il y a eu une sorte d'autocensure". C'est la "2e guerre d'Algérie" à la fin des années 80 et au début des années 90 qui a constitué un déclic pour l'écriture de ce livre.

Faucon décide donc de l'adapter. Une transmission du souvenir s'effectue et le témoignage de Claude Sales devient objet cinématographique. Pour cela, il est nécessaire de faire évoluer la narration et Faucon, en plus de la vision de Roque, élargit le point de vue aux quatre appelés musulmans. Nous sommes alors témoins de leur dilemne et de leur déchirement intérieur. Le film s'inscrit immédiatement dans la quotidienneté et dans une temporalité claire. Les événements se déroulent en 14 jours (entre le 5 et le 18 mars 1960) et le film se divise en autant de "chapitres". Le contexte est également bien établi dès les premières images du film lorsque Vergnat (Cyril Troley) signale à Roque les difficiles tentatives de négociations avec le FLN. On sent une lassitude des deux côtés et une fin possible du conflit (De Gaulle a prononcé son discours sur l'autodétermination). Mais la tension est aussi palpable...
On devine un espace cloisonné (le paysage aride et poussiéreux ne laisse que bien peu d'échappatoire) et protégé autour du poste (présence des barbelés et des sacs de sable) mais les "frontières" ne sont pas clairement définies. On a du mal à reconstituer la topographie du lieu du fait des nombreux plans serrés. Mais ce n'est pas forcément la barrière matérielle qui intéresse Faucon mais plutôt la barrière mentale et linguistique qui passe par les regards et les comportements de chacun ainsi que par les échanges en arabe entre les quatre appelés.

Au-delà d'un certain aspect "pédagogique", La Trahison est avant tout une oeuvre éminemment "cinématographique". Faucon filme au plus près la beauté des visages (mention spéciale à Vincent Martinez, pasolinien) et souligne ainsi la multiplicité des expressions et des sentiments grâce à la belle photographie de Laurent Fenart en clair-obscur ("On sait bien, depuis Bresson, combien la caméra peut révéler ce qui advient sur les visages, à l'insu de tous, acteurs comme réalisateurs. Je guette cela. Ensuite, au montage, je peux souvent supprimer les phrases de dialogue : les yeux, la peau ont dit ce qu'il y avait à dire" - Philippe Faucon pour Les Cahiers du cinéma, janvier 2006). Les regards sont secs et souvent durs. Chacun essaie de contenir son émotion, mais les yeux ont leur propre langage et les visages trahissent souvent la haine, la détermination, la méfiance, le défi...

Faucon prend donc le parti pris d'une réalisation sans fioriture (absence de musique, assez peu d'action pure, de coups de feu) tenant à renforcer ce que pouvait aussi être la guerre : l'attente, l'angoisse, la suspiscion. La mort (qui peut surgir à tout moment) n'est filmée qu'à travers les corps sans vie à l'issue des combats (corps alignés pour les fellaghas, belle évocation du Dormeur du val pour le sodat français). Aux yeux des soldats du poste, les morts n'ont pas tous droit au même traitement... La torture est évoquée lors d'une séquence, elle aussi toute en retenue. Nous ne voyons pas l'acte en lui-même mais le montage de l'engin de torture. Ensuite un soldat allume son tourne-disque afin de masquer les cris. Nous percevons déjà ici la volonté d'effacer cet épisode de la mémoire collective.

Si, au final, le complot est déjoué (mais qui fait véritablement acte de trahison ? Roque a-t-il sa conscience pour lui ?), l'issue de cette guerre paraît déjà inéluctable et les dernières paroles de Taieb pour Roque, tombant comme un couperet et tranchant avec la réserve jusque-là de mise, peuvent en témoigner : "Vive l'indépendance mon lieutenant, Vive l'Algérie !" Ces derniers mots traduisent toute l'ambiguïté du personnage ; il crie son désir d'indépendance, mais dans le même temps, il continue d'appeler Roque "mon Lieutenant".

La Trahison nous offre donc une véritable page d'histoire, par l'intermédiaire d'un traitement sobre et efficace. Philippe Faucon a su traduire les écrits de Claude Sales dans son propre langage cinématographique et, pour reprendre Paul Ricoeur, "raconter autrement et être raconté par les autres, c'est déjà se mettre sur le chemin de la réconciliation avec les objets perdus d'amour et de haine".

Stéphane Bedin



















 
FICHE TECHNIQUE
  •  LE FILM
    Sortie en salles le 25 Janvier 2006

    Réalisateur……………………………Philippe FAUCON
    Producteur délégué………………………Richard DJOUDI
    Scénario et adaptation………Philippe FAUCON, Claude SALES
    d’après "La Trahison" de Claude Sales (Éditions du Seuil)
    Dialogues……Philippe FAUCON, Claude SALES, Soraya NINI

    Avec..... Vincent Martinez (Roque), Ahmed Berrahma (Taieb),
    Cyril Troley (Vergnat), Walid Bouzham (Ahmed), Medhi Yacef (Hachemi),
    Medhi Idriss (Ali), Patrick Descamps (Capitaine Franchet),
    Luc Thuillier (Capitaine Sansot)

    Musique……………………………Benoît SCHLOSBERG
    Assistant réalisateur……………………………Marc ATGE
    Image…………………………………Laurent FENART
    Photographe de plateau, photo de l’affiche…………Adlane KHODJA
    Montage……………………………Sophie MANDONNET
    Son……………………………………Alain SIRONVAL
    Décors………………………………Ramdane KACER
    Costumes……………Isabelle BLANC, Boukhari ELHABBEL
    Maquillage……………………Linda YAHIAOUI OUAHIDA
    Casting…………………Philippe FAUCON, Nasser AMRI
    Montage son……………………………Vincent GUILLON
    Mixage………………………………Philippe BAUDHUIN
    Production exécutive (Algérie)………………Yacine LALOUI
    Direction de production……………………Richard ALLIEU
    Producteurs associés………………Christian ARGENTINO
    Philippe FAUCON, N.T. BINH
    Produit par…………………………………KINOK Films
    En coproduction avec…………………DIBA Films (France)
    CRÉATIONS DU DRAGON (Belgique)
    En association avec……………………SAPHINA (Algérie)
    Avec la participation de…………………………CANAL +


  •  LE DVD
    DVD 9 - PAL - Zone 2 - couleurs
    Durée du film : 80'
    Image & Son :
    Ecran: 16/9 compatible 4/3
    Format : 1:85
    Son: Stéréo et Dolby Digital 5.1
    Langue:
    Français.





  • BONUS (50')


    * Making of : Un tournage à Boussaâda - 50min
    La Trahison est le premier film entièrement tourné en Algérie par un réalisateur non algérien depuis environ 20 ans. Le tournage, qui a duré 6 semaines dans le désert subsaharien, à 240 kms au sud d'Alger, a pu se faire sur les encouragements de l'ambassadeur de France en Algérie et grâce au bon accueil de la population locale.
    Philippe Faucon, dans ce making of, nous rappelle les raisons qui l'ont amené à réaliser ce film, les événements historiques de la guerre d'Algérie le renvoyant inévitablement à une histoire familiale et à des événements vécus à hauteur d'enfant. Il nous parle également de son travail avec les acteurs
    (non professionnels pour la plupart) et de son fort souci d'authenticité. Le témoignage de Claude Sales permet de contextualiser les faits décrits dans le film.

    SB



    * Galerie de photos d’Adlane Khodja
    La galerie de photos de Adlane Khodja nous propose quelques clichés de tournage. SB

    * Film annonce original.


INTERVIEW DE PHILIPPE FAUCON
    Comment est né ce film ?
    Avec la lecture du récit de Claude Sales, quelques semaines après sa parution en 1999. J’ai lu un petit compte-rendu du livre dans " Le Monde ", et je me le suis procuré tout de suite. J’étais sans doute dans un désir d’aborder la période de la guerre d’Algérie dans un film, même si j’en avais mal conscience, et alors qu’il s’agissait d’un conflit que je connaissais en fait encore assez mal à ce moment-là.

    Justement, pourquoi cette attirance pour une guerre déjà lointaine ?
    Parce que je suis né dedans, en 1958, à Oujda, au Maroc, tout prés de la frontière algérienne. Ma mère est née à Maghnia, de l’autre côté de la frontière, en Algérie donc. Entre les deux villes, il doit y avoir 35 km. Et des deux côtés de la frontière, c’est une région minière. Mon grand-père maternel se déplaçait avec sa nombreuse famille, d’un côté ou de l’autre de la frontière, suivant les offres d’embauche. En Algérie, il y avait la guerre, et ma mère m’a raconté que je suis né au 2e étage d’un hôpital ; tandis qu’au 1er étaient soignés des combattants indépendantistes algériens, qui avaient été blessés dans des accrochages en Algérie, et ramenés au Maroc pour être soignés à Oujda. L’entrée de l’hôpital était gardée par des soldats de l’A. L. N. (Armée de Libération Nationale) en armes, que mon père croisait lorsqu’il venait, en uniforme de l’armée française, rendre visite à ma mère. Le Maroc était indépendant depuis deux ans, il y restait quelques personnels administratifs et militaires français, dont mon père ; et sur place, dans cet hôpital, il y avait ainsi une sorte de statu quo établi par les autorités marocaines. Ensuite, mon père a été envoyé à Alger ; où mes parents ont vécu les six derniers mois de la guerre. Bien que très petit, j’ai l’impression d’avoir le souvenir de la tension, de la peur qui régnaient. J’ai même le sentiment d’avoir gardé l’image imprécise de mes parents s’enfermant chez eux, et barricadant les fenêtres. Souvenir réel ou recréé, est-ce que j’ai vu cette scène dans un film, je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est que, lorsque j’ai un peu grandi, on sentait toujours le silence, les douleurs, liés à cette époque. Donc, lorsque j’ai lu le récit de Claude Sales, quelque chose m’a rattrapé.

    Le livre est un récit personnel, et vous avez construit votre scénario différemment.
    Oui. C’est le récit, dans une situation de guerre, d’une histoire vécue, qui a concerné plusieurs hommes qui ne se sont plus revus. Dans le livre, elle est racontée par l’un d’eux, qui ne peut donc la dire que de son seul point de vue. Il peut dire ce qu’il a vécu, ce qui lui a été dit par les autres, ce qu’il a lui-même ressenti, pensé ; et la façon dont il analyse les évènements et les comportements. Mais toute une partie de cette histoire lui échappe, inévitablement. Pour écrire le film (qui devenait une fiction), nous avons voulu sortir de ce point de vue unique, et nous nous sommes efforcés de reconstituer les parts manquantes, telles que nous les interprétions, du moins. Il me semblait que le dilemme vécu par les quatre jeunes algériens (que Claude Sales pouvait deviner, mais qu'il ne pouvait guère rapporter de façon très précise) était au moins aussi important, que celui du jeune lieutenant confronté à l'éventuelle " trahison " des quatre jeunes gens. Eux-mêmes sont déjà en situation d'être désignés comme des traîtres vis-à-vis des populations civiles, des autres algériens.

    Comment avez-vous choisi les acteurs ?
    En fonction de ce qu’ils me paraissaient pouvoir apporter d’intéressant au personnage… Il y a un mélange de comédiens confirmés ou expérimentés, et de gens qui n’avaient jamais joué.

    Prenons le cas d’Ahmed BERRAHMA, qui joue Taïeb ?
    Pour ce personnage, on a fait des essais avec un assez grand nombre de jeunes, à Alger, puis à Tizi-Ouzou. Et puis un jour, à l’aéroport d’Alger, en descendant de l’avion, j’ai rencontré Ahmed qui venait me chercher, car il avait été engagé comme chauffeur de production. Nous avons parlé, un peu… Il n’était pas bavard !… Mais j’ai été frappé par son regard, très attentif. On sentait quelque chose d’intérieur, même si ses paroles étaient rares. On a fait un premier essai, qui a tout de suite révélé sa présence physique à l’écran. Et je lui ai demandé de lire le scénario.

    Prenons maintenant le cas de Vincent Martinez, qui joue Roque.
    Je l'avais vu dans "L'école de la chair" où, pour son premier rôle, il était face à Isabelle Huppert. Il a lui aussi une vraie présence physique, et une vraie individualité. J'ai été amené, tout en tournant, à adapter tous les jours le scénario aux conditions de tournage, et à couper des scènes auxquelles il tenait. Vincent souhaitait constamment plus pour ce projet. Il n'a jamais faibli dans son engagement dans le film ni dans son personnage. Jusqu'aux post-synchronisations, où il a refait de façon remarquable et convaincante des scènes très peu évidentes à rejouer en auditorium.

    Comment s’est passé le tournage en Algérie ?
    Pour moi, ça a été une très belle expérience. Rien n’était simple, sur place. Tous les déplacements devaient être groupés, sécurisés et accompagnés, tout le temps. Mais il y a eu une implication énorme de l’équipe algérienne, que ce soit pour la construction des décors, la recherche des petits rôles, de la figuration, etc. Dans le village où nous tournions, avoir de la figuration ou des petits rôles féminins, pour tourner de nuit de surcroît, n’était pas toujours quelque chose d’évident. Mais j’ai pu tourner avec des gens extraordinaires. Il a fallu rechercher dans toute l’Algérie, et remettre en état, les derniers camions militaires restés sur place après le départ de l’armée française. Et dans le film, ils n’ont pas l’air de ce qu’ils étaient lorsqu’on les a récupérés : c’est-à-dire des tas de ferraille qui mettaient une heure à démarrer lorsque l’on devait tourner avec. Si le film est ce qu’il est, je le dois en grande partie à des gens là-bas qui sont devenus pour moi plus que des amis.

    (éléments du dossier de presse) 
 
BIO-FILMO DE PHILIPPE FAUCON

Philippe Faucon obtient en 1990, pour son premier film «L’Amour», le Prix Perspective du cinéma français au Festival de Cannes. En 1991, il tourne pour ARTE "Sabine", d'après un récit d'Agnès L'Herbier, qui aura une sortie en salles après sa diffusion TV. 1994 est l'année de "Muriel fait le désespoir de ses parents", toujours sur ARTE. En 1996, il réalise pour France 2, "Mes 17 ans" qui obtient un succès critique et d’audience important. Dans la série de courts métrages "L'amour est à réinventer", il réalise "Tout n'est pas en noir". Il tourne ensuite "Les Étrangers" sur la guerre en Yougoslavie, coproduit et diffusé par ARTE. En 1999, il réalise «Samia», en sélection officielle au Festival de Venise 2000 " Cinéma du présent ". Philippe Faucon qui s'est imposé comme l'un des auteurs les plus remarqués de sa génération vient de terminer «La trahison», qui a été tourné entièrement en Algérie.

Filmographie
1989 L’AMOUR
1992 SABINE (Téléfilm, ARTE)
1994 MURIEL FAIT LE DÉSESPOIR DE SES PARENTS (Téléfilm, ARTE)
1996 MES DIX-SEPT ANS (Téléfilm, France 2)
1996 TOUT N’EST PAS EN NOIR,
pour le film collectif : L’AMOUR EST À RÉINVENTER (ARTE, France 2 et CANAL +)
1998 LES ÉTRANGERS (Téléfilm, ARTE)
2000 SAMIA
2002 GRÉGOIRE PEUT MIEUX FAIRE (Téléfilm, ARTE)
2005 LA TRAHISON

(éléments du dossier de presse)
 

                                     
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