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ABC AFRICA
de
Abbas KIAROSTAMI
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- Documentaire
- 2001 - Ouganda/France - durée: 1h24 (+42' de Bonus)
- Sortie
à la Vente en DVD le 7 Mars 2007
Editions
MK2
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Prix de vente conseillé : 29,90€
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| SYNOPSIS |
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Ouganda,
avril 2000, Abbas Kiarostami et son assistant Seifollah Samadian,
sollicités par une association humanitaire, le FIDA, arrivent
à Kampala. Pendant dix jours leur caméra DV découvre
et caresse mille visages d'enfants, tous orphelins, tous ayant perdu
leurs parents à cause du Sida. Elle témoigne d'une Afrique
joyeuse malgré la souffrance et la maladie.
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| POINT
DE VUE |
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Abbas
Kiarostami réalise ABC Africa en 2000, à la
demande du Fond International de Développement Agricole (FIDA).
L'objectif était de réaliser un documentaire sur les
orphelins en Ouganda (1,6 millions de petits ougandais dans ce cas),
pays fortement touché par les ravages du Sida (sur un pays
de 22 millions d'habitants, 2 millions sont morts du Sida et 2 millions
sont séropositifs), afin d'alerter l'opinion publique internationale.
Il s'agit, à ce jour, du seul film de Kiarostami tourné
hors d'Iran.
Le film s'ouvre sur l'arrivée de Kiarostami et de son équipe
(un assistant réalisateur, Seifollah Samadian et une photographe)
à l'aéroport. Deux points de vue sont proposés,
celui de Kiarostami et celui de Samadian, les deux filmant avec une
petite caméra numérique. Le son direct est utilisé,
afin de rendre au mieux l'atmosphère de Kampala. Kiarostami
demande d'ailleurs à son chauffeur de mettre de la musique
traditionnelle du pays, celle-ci permettant d'accompagner ses images
de la ville. Kiarostami intervient comme véritable metteur
en scène de son documentaire. Mais il laisse également
l'imprévu intervenir, comme lors de cette coupure d'électricité
dans leur hôtel, qui entraîne 6 minutes de noir total
sur l'écran, seul le son restant perceptible.
Nous suivons ensuite le parcours de l'équipe dans Kampala.
Comme dans la plupart de ses films, Kiarostami accorde une grande
place aux trajets (notamment en voiture, avec une alternance entre
plan du chauffeur et plans subjectifs au travers du pare-brise). L'importance
du déplacement donne au film une impression de quête,
jalonnée d'étapes et de rencontres. Plutôt qu'un
documentaire dans le sens classique du terme, nous nous trouvons ainsi
face à un récit, un carnet de voyage filmé qui
"raconte".
Puis c'est la rencontre avec les enfants. Ceux-ci sont recueillis
et pris en charge par le Secours des Femmes Ougandaises pour Sauver
les Orphelins (UWESO). Cette association, créée au milieu
des années 80, au lendemain de la guerre civile, est aujourd'hui
essentiellement confrontée aux dégâts causés
par le Sida sur les familles ougandaises. On constate, au sein de
cette association, la quasi absence d'hommes entre 25 et 45 ans. Ils
sont, en effet, les premières victimes de l'épidémie.
Ce système de solidarité permet à chacun de garder
une dignité et un espoir en la vie. Nous sommes ainsi frappés
par les sourires, les danses et l'excitation des enfants face à
la caméra. Il sont attirés, intrigués et intéressés
par cet outil capable de fabriquer des images. Ils sont souvent filmés
en gros plan comme pour mieux déceler au fond de leur regard
la complexité de leurs sentiments, entre joie de vivre et souffrance
contenue.
Nous constatons l'importance de la présence de l'Eglise catholique
à Kampala (propriétaire de terrains, nombreuses affiches
de Jean-Paul II sur la porte des maisons ou des magasins mais aussi
au sein du premier centre du pays pour le traitement des malades du
Sida !). Celle-ci condamne l'usage du préservatif, considéré
comme le premier pas vers une apologie de la débauche, et empêche
toute initiative de création d'un véritable planning
familial. Face à cette concurrente, le travail des associations
s'avère encore plus difficile.
La présence de la mort devient plus prégnante lorsque
Kiarostami et son équipe pénètrent dans le centre
de traitement pour les malades du Sida. Les images qui suivent sont
très dures et contrastent avec celles des enfants pleins de
vie rencontrés précédemment. Kiarostami filme
la mort en face, notamment ce corps d'enfant enveloppé dans
un drap et transporté à l'arrière d'un vélo.
Quelle est donc l'issue possible pour ces enfants ? Kiarostami envisage
les possibilités liées à l'adoption avec ce couple
d'autrichiens venu trouver leur petite fille en Ouganda. Celle-ci,
avec son tee-shirt illustré des inscriptions "A B
C", donne son titre au film et symbolise tous les enfants
d'Afrique, voire l'Afrique dans son ensemble, prise entre les ravages
de l'épidémie et ses relations ambigües avec l'Europe.
Nous suivons le parcours de cette petite fille : la rue (racontée
par ses parents adoptifs), l'hôtel, la voiture et enfin l'avion.
Lorsque nous quittons l'Afrique, ce n'est plus avec Kiarostami et
son équipe mais avec cette petite fille quittant son pays,
dernier échappatoire possible vers une nouvelle vie et un "monde
meilleur". Pour Kiarostami, "la crédibilité
des grands poètes perses comme Rumi et Azif vient très
précisémment du fait qu'ils ont composé de façon
à ce que quels que soient l'époque, le lieu et les circonstances
où on lit leur poème, ils sont frais et chargés
de sens". Kiarostami, avec ce documentaire, suit dignement
les traces de ses glorieux aînés.
Stéphane Bedin
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| FICHE
TECHNIQUE |
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- LE
FILM
Réalisation:
Abbas Kiarostami
Avec :Abbas Kiarostami, Seyfolah Samadian...
Image : Seifollah Samadian
Montage : Abbas Kiarostami
Assistants monteurs : Mohamad Razdasht et Sahand Samadian
Son :M. Reza Delpak
Directeur opérationnel du projet : Ramin Rafirasme.
Avec la collaboration du FIDA.
Editeur DVD : MK2
Editions
- LE
DVD
DVD 9 - PAL - Toutes zones - couleurs
- tous publics
Durée du
film: 84'
Durée du DVD: 126'
Image
& Son :
Image : 4/3
Format du film: 1:33
Son: VO originale anglaise stéréo
Sous-titres et menus: Français
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- BONUS
(42')
•“ABC
Africa”:
documentaire sur la naissance du projet Abbas Kiarostami en Afrique
(18’)
Notre
avis: Ce documentaire, grâce au témoignage de
divers intervenants au projet (notamment Ramin Rafirasme), revient
sur les conditions de sa naissance et comment Kiarostami a été
amené à accepter la proposition de l'IFAD. Nous apprenons
également que Kiarostami a filmé sur place plus de 50
heures d'images. Le filmage se faisait quasiment en continu. Plus
d'une année a ensuite été nécessaire pour
le montage du film. Les objectifs de l'UWESO sont aussi rappelés.
Aujourd'hui, en 2007, la situation s'est largement améliorée
en Ouganda, le gouvernement actuel ayant entrepris une véritable
politique d'éducation, de formation et d'aide aux associations.
SB

•
“Après
la guerre” :
la reconstruction de l’économie du Burundi après
la guerre (24’)
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| KIAROSTAMI
À PROPOS DE ABC AFRICA |
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Comment
vous avez eu l’idée d’aborder ce sujet ? Connaissez-vous
déjà le continent africain ?
" C’est le FIDA qui a eu l’idée de ce film.
Si vous leur demander pourquoi ils m’ont choisi, on vous répondra
probablement que c’est pace que j’ai travaillé pendant
plus de vingt ans avec et pour les enfants.
Honnêtement, je n’avais aucune connaissance du continent africain,
juste les informations reçues par les médias et je dois
avouer que cette connaissance a été complètement
bouleversée par cette expérience. Il faut quand même
considérer que je ne suis allé qu’en Ouganda et que
je n’ai visité qu’une partie de ce pays. Parler d’un
continent quand on en a vu si peu serait sous-estimer tous les différents
aspects d’un continent aussi riche et multiculturel que l’Afrique…
Mais l’expérience d’Ouganda m’a démontré
que je ne savais presque rien sur cette partie du monde. C’est un
très beau pays du point de vue de sa nature et de son peuple, qui,
malgré une grande pauvreté, possède une énorme
richesse intérieure. " |
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| FILMOGRAPHIE
DE ABBAS KIAROSTAMI |
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| Naissance
à Téhéran (Iran) le 22 juin 1940.
À 18 ans, il quitte le foyer familial. Il part étudier
à la faculté des Beaux arts à Téhéran.
Dans les années 60, il réalise des génériques
de films de fiction, et plus de 150 spots publicitaires.
En 1969, il fonde le département cinéma de l’Institut
pour le développement des enfants et adolescents (KANUN), le
studio le plus prestigieux d’Iran .
F I L M O G R A P H I E
1970. Le Pain et la Rue (cm)
1974. Le Passager
1987. Où est la maison de mon ami
? (Leopard de bronze à Locarno)
1990. Close up
1992. La Vie et rien d’autre
1994. Au travers des oliviers
1996. Le Goût de la cerise (Palme
d'or à Cannes)
1999. Le vent nous emportera (Grand Prix
du Jury à Venise)
2001. ABC Africa
2002. Ten
2004. 10 on Ten
2004. Five
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| L
I R E A U S S I - F I L M S D E
A B B A S K I A R O S T A M I |
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