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LA DOUBLE VIE DE VÉRONIQUE
de
Krzysztof KIESLOWSKI /
DOUBLE DVD COLLECTOR
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- Drame
- 1991 - Pologne/France - durée: 1h34 (+3h de Bonus)
- Sortie
à la Vente en DVD le 22 Février 2006
Editions
MK2
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Prix de vente conseillé : 25€
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| SYNOPSIS |
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Il
y a 20 ans dans deux villes différentes (en France et en Pologne)
naquirent deux petites filles pareilles. Elles n'ont rien en commun,
ni père, ni mère, ni grands parents, et leurs familles
ne se sont jamais connues.
Pourtant, elles sont identiques : toutes deux gauchères, aiment
marcher les pieds nus, et le contact d'un anneau d'or sur leurs paupières.
Et surtout, toutes deux ont une voix magnifique, sublime, un sens
musical absolu, et la même malformation cardiaque difficilement
détectable. L'une profitera des expériences et de la
sagesse de l'autre sans le savoir. Comme si chaque fois que la première
se blessait avec un objet la seconde évitait le contact de
ce même objet. C'est une histoire d'amour, simple et émouvante.
L'histoire d'une vie qui continue, quittant un être pour se
perpétuer dans le corps et l'âme d'un autre être.
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| POINT
DE VUE |
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« Véronique et sa double vue… »
La figure de style qui orchestre La Double
Vie de Véronique de Krzysztof Kieslowski est (comme l’indique
le titre) celle du dédoublement, de la copie, de la répétition
et finalement de la mise en abyme… C’est d’ailleurs
vrai à double titre, puisque la Bible nous apprend que c’est
Véronique qui essuya le visage du Christ pendant son calvaire
sur le Golgotha avec un linge blanc et constata ensuite qu’une
image de son visage s’était imprimée dessus (1)
… Véronique révèle la dualité qu’il
y a en nous, d’ailleurs elle est aussi la patronne des photographes
! Cette dernière révélation confirme notre intuition
lorsque l’on sait que le destin de Véronique bascule
quand elle réalise, à Paris, qu’elle a photographié
par hasard son double identique, Weronika, lors d’un voyage
en Pologne. Tout naturellement, la sortie en DVD remastérisé
du premier film français du cinéaste polonais se double
d’une ressortie en salles plus discrète, 15 ans après
sa sortie initiale…
La Double Vie de Véronique reste sans doute le film
le plus mystérieux de son auteur. Les pauses, retours en arrière
de l’analyste n’y feront rien (2)
… Mais Kieslowski a-t-il jamais été un réalisateur
de la clarté et de la limpidité ? Ce qui apparaît
donc au spectateur du film, c’est que tenter de raconter l’intrigue
s’avère impossible et restreint même le film dans
ses portées philosophiques. Si l’on tente de rendre explicites
les parts d’ombre (voir le résumé fourni par l’éditeur),
La Double Vie de Véronique se banalise. Il ne devient
qu’une histoire… Le film ne raconte rien (c’est
une qualité qu’il partage avec le cinéma d’Antonioni)
en préférant propulser son spectateur dans un univers
fait de sensations et d'intuitions. Ici c’est le sentiment de
perte qui semble intéresser Krzysztof Kieslowski : où
sommes-nous ? Qui sommes-nous ? Pourquoi sommes-nous ? Sommes-nous
spectateurs de nos propres vies plutôt que leurs acteurs principaux
? Mais j’en ai sans doute trop dit et je commence à faire
s’ébouler cette construction savante d’incompréhension
et de non-dits. Comme nous le révèle Irène Jacob
(qui interprète les deux rôles principaux) dans les bonus
du DVD, Kieslowski est passé par une quinzaine de montages
afin d’épurer sa narration, a abandonné de nombreuses
scènes pour que le film raconte le moins de choses possibles
et perde physiquement les spectateurs dans une symphonies de couleurs
primaires. Au-delà du montage et de la narration ce sentiment
d’opacité du monde est d’ailleurs brillamment véhiculé
par la photographie vitreuse de Slawomir Idziak (3)
qui filme comme s’il observait le monde à travers un
bocal, un cul de bouteille ou un prisme déformant. L’image
est rarement claire ou totale : il manque toujours une part du monde
proposé perdu dans les Abymes… comme si nous étions
perdus entre deux mondes –la Vie et la Mort. De même,
jamais n’aurons-nous toute la vérité de la part
des personnages qui a force de se dédoubler se dissolvent dans
l’histoire et deviennent de véritables fantômes…
Au-delà de sa splendeur visuelle, la beauté du film
naît de ce qu’il nous porte vers notre perte en se refusant
toute logique scénaristique. La Double Vie de Véronique
est libre de tout dire et n’importe comment. Ainsi, Véronique
reçoit par la poste dans une enveloppe anonyme un lacet qu’elle
jette aussitôt. Elle s’endort dans sa chambre mais un
reflet de lumière vient la réveiller de sa torpeur diurne.
La lumière meut, caresse sa chambre et la mène vers
une pochette de dessinateur qui se ferme avec des lacets. Véronique
se précipite dans le local poubelle, récupère
le lacet mystérieux, remonte le contempler dans sa chambre
mais préfère enfin le mettre en parallèle de
son électrocardiogramme. Le destin lui a envoyé le fil
de la vie qui a fait défaut à son alter-ego, Weronika,
qui est morte plus tôt d’une insuffisance cardiaque pendant
un récital de chant… Avertie d’un futur funeste,
Véronique arrête aussitôt sa carrière de
chanteuse. Cette logique illogique nous perd mais nous fait entrer
dans une dimension de beauté plastique que le film ne nous
permettra pas de quitter avant la toute fin du film qui ne résout
aucune intrigue mais nous libère de nos obligations de spectateurs.
Nachiketas Wignesan
(1) Krysztof Kieslowski a démontré, quelques années
plus tôt, son obsession absolue pour la religion avec son sublime
Décalogue,
qui mettait en images les Dix Commandements.
(2) De même, les bonus de qualité de ce DVD se refusent,
à juste raison, d’être analytiques ou explicatifs
mais restent essentiellement contextuels. Comme si interpréter
le film risquait de le dévaloriser…
(3) À noter que Kieslowski aime à choisir des chefs
opérateurs aux styles très marqués mais qu’il
en change après chaque film comme pour renouveler son style.
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| FICHE
TECHNIQUE |
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- LE
FILM
Sélection
Compétition officielle au Festival de Cannes 1991
Prix d'interprétation féminine pour Irène Jacob
au Festival de Cannes 1991
Prix FIPRESCI
Réalisation : Krzysztof Kieslowski
Scénario : Krzysztof Kieslowski et Krzysztof Piesiewicz
Avec: Irène Jacob (Weronika / Véronique), Halina
Gryglaszewska (La tante),Kalina Jedrusik (La femme bariolée),
Aleksander Bardini (Le chef d'orchestre),Wladyslaw Kowalski (Le père
de Weronika), Jerzy Gudejko (Antek), Jan Sterninski (L'avocat), Philippe
Volter (Alexandre Fabbri), Claude Duneton (Le père de Véronique).
Directeur de la photographie : Slawomir Idziak
Musique : Zbigniew Preisner
Montage : Jacques Witta
Décor : Patrice Mercier
Production exécutive : Bernard-p Guiremand
Production : Leonardo De La Fuente
Distributeur : MK2
Editeur DVD : MK2
Editions
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- LES
DVD
Coffret DOUBLE DVD - Edition COLLECTOR
Le coffret double dvd est accompagné d'un morceau de pellicule
originale issu d'une des copies d'exploitation.
2 DVD
9 - Zone 2- Couleurs - Tous publics
Image : 16/9 compatible 4/3 - Format 1.66
Son : 5.0 et stéréo VO Français-Polonais
Menus et Sous-titres : Français et Anglais
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- BONUS
(3h)
DVD1
: FILM EN VERSION RESTAURÉE HD
+ Bandes-annonces Collection K.Kieslowski
DVD2
* Kieslowski : Dialogue
de Ruben Korenfeld (1991-53')
* Rencontre avec Irène
Jacob (2005-17')
* 1966-1988 : Kieslowski,
cinéaste polonais de Luc Lagier (2005-30')
* Courts métrages inédits
de K.Kieslowski
L'Usine (1970-17'), L'Hôpital (1976-20'),
La Gare (1980-12')
* Court métrage
de Kazimierz Karabasz , Les Musiciens Du Dimanche (1958-10')
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| FILMOGRAPHIE |
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Courts
métrages
Le Guichet (1966)
Le Tramway (1966)
Concert des meilleurs vœux (1967)
Bouquet de chansons (1967)
La photographie (1968)
De la ville de Lodz (1969)
L' Usine (1970)
J'étais un soldat (1970)
Les travailleurs ( 1971)
Avant le Rallye (1971)
La Fabrique (1971)
Refrain (1972)
Principes de sécurité dans une mine de cuivre (1972)
Entre Wroclaw et Zielona Gora (1972)
Ouvrier (1972)
Le Maçon (1973)
L'enfant (1973)
Le passage souterrain (1973)
Rayons X (1974)
Premier amour (1974)
Curriculum Vitae (1975)
L'Hôpital (1976)
La claque (1976)
Je ne sais pas (1977)
Le point de vue du portier de nuit (1978)
Sept femmes (1978)
Têtes parlantes (1980)
La gare (1980)
Une courte journée de travail (1981)
La semaine de sept jours (1988)
Longs métrages
Le Personnel (TV-1975)
La Cicatrice (1976)
Le calme (TV-1976)
L' Amateur (1979)
Le Hasard (1981)
Sans fin (1984)
Le Décalogue (1988/89): suite de dix films d' une durée
comprise entre 55 et 60 mn,
et de deux courts métrages.
La Double Vie de Véronique (1991)
Trois couleurs : Bleu (1993)
Trois couleurs : Blanc (1994)
Trois couleurs : Rouge (1994)

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