)))  LE NOUVEAU MONDE
        
  de Terence MALICK                     

 

  • Drame historique - 2006 - États-Unis - durée: 2h16 (+1h de Bonus)
  • Sortie à la Vente en DVD le 5 octobre 2006
    Éditions Metropolitan FilmExport
  • Prix de vente conseillé : 20€

SYNOPSIS

Au tout début du XVII siècle, le continent nord-américain n'est qu'une terre sauvage infinie sur laquelle vivent de nombreuses tribus.
En avril 1607, trois bateaux anglais et leurs équipages accostent sur la côte orientale. Au nom de la Virginia Company, ils viennent établir, « Jamestown », un avant-poste économique, religieux et culturel sur ce qu'ils considèrent comme le Nouveau Monde. Même s'ils ne s'en rendent pas compte, le capitaine Newport et ses colons britanniques débarquent au cœur d'un empire indien très sophistiqué dirigé par le puissant chef Powhatan.
John Smith, un officier de l'armée âgé de 27 ans, est alors aux fers pour insubordination. Déstabilisés dans un monde inconnu, les Anglais préfèrent combattre plutôt que de s'adapter. En cherchant de l'aide auprès des indiens, John Smith découvre une jeune femme fascinante. Volontaire et impétueuse, elle est nommée Pocahontas par les siens, ce qui signifie « l'espiègle ». Elle est la préférée des enfants du chef Powhatan.

 
   
POINT DE VUE
L’HUMILIANTE QUALITÉ DES CHOSES
Voir pour la première fois en salle Le nouveau monde m’a permis de finalement saisir le sens du concept du philosophe allemand Günther Anders(1) de "La honte prométhéenne", cette honte qui s’empare de l’homme devant l’humiliante qualité des choses qu’il a lui-même fabriqué. Parmi les nombreux thèmes que traite Le nouveau monde, il y a celui du conflit millénaire qui tiraille depuis toujours l’homme dans sa capacité à autant s’élever au-dessus de sa condition que de sa disposition à rejoindre la plus vile des espèces.
Du point de vue de la production cinématographique contemporaine, l’être humain est de ce point de vue autant capable de commettre Bad boys II qu’un Heat ou encore La ligne rouge.
Ne gardons pas pour nous cette évidence : Si le cinéma a été inventé, c’est sûrement pour que des films comme Le nouveau monde existent. Ce qui ne nous empêche pas de rester une fois de plus sidérés par la capacité de cet art à parfois générer des images qui agissent tels des tsunamis dans les tréfonds de nos âmes. Cependant, cet affect originel serait-il le même s’il n’était pas amplifié par cette sensation de se sentir "si petit" face à l’œuvre ? J’en doute.
Si le cinéma est "L’art de montrer" (Serge Daney), Malick semble une fois de plus être capable de dépasser sans effort nos simples exigences d’imagovores avides d’Expériences (au sens de "vivre les aventures de" / "ressentir les mouvements de l’esprit de"), échangeant ainsi son statut de simple cinéaste pour celui d’authentique révélateur de mondes.

Dès le début du film, le spectateur, tout comme les personnages principaux Malickiens (le soldat Witt dans La ligne rouge, John Smith et John Rolfe dans Le nouveau monde) est confronté à cette même impossibilité de mettre des mots sur la beauté qui l’étreint. C’est sans doute pour cela que l’expérience est si forte, car non seulement nous est donné à voir le classique "point de vue subjectif" des personnages, mais de plus, nous est déballé leur intériorité, les questions qu’ils se posent, sans doute même au-delà des frontières de leur conscience.
S’il fallait inventer une nouvelle dénomination pour parler d’un tel film, ça serait probablement celui de "Cinéma Suprasensible". Sûrement le type de cinéma le plus proche des rêves de "Cinéma Total" que Bazin ou Barjavel avaient pu faire dans les années 40. Ce genre d’expérience d’images est rare et nous parvient par les voies d’un savant montage d’images possédant sa propre eurythmie : espaces-temps en mosaïque, ellipses graciles, images-rimes qui font office d’idéals échos picturaux (souvent d’une simplicité à tomber par terre) à ces généreuses litanies de poésie orale.


THE THIN RED PARADOX
Vers libre / montage affranchi de toute grammaire conventionnelle, répétition de motifs verbaux / picturaux, organisation hypnotique des mots / des images et des sons. Finalement, l’influence du poète Walt Whitman est probablement plus importante dans l’œuvre de Malick que celle de n’importe quel metteur en scène. S’il semble profondément attaché à un certain classicisme littéraire (sa philosophie est résolument proche de celle des pères de l’Amérique : cette idée du continent des nouvelles utopies, ce respect pour la nature, pour ceux qui travaillent la terre), son cinéma quant à lui questionne fermement les formes de la modernité.
La question est donc de savoir comment réactualiser cette "sensibilité classique" dans une construction plastique contemporaine. Passionnantes sont les réponses trouvées par Malick dans Le nouveau monde (même si elles sont déjà largement à l’oeuvre dans La ligne rouge). D’abord, tendre vers une plus grande abstraction de la trame narrative afin de mieux projeter sur l’avant-scène les drames humains, sans pour autant que le personnel prenne le pas sur le contexte historique. En fait, c’est même tout le contraire, il s’agit pour Malick d’atteindre une certaine universalité en cherchant le parfait régime entre l’intime et la grande Histoire (cette universalité étant déjà partiellement acquise, puisque étant l’un des principes moteurs de la légende de Pocahontas dont est tiré le film : une histoire vieille comme le monde, celle d’Adam et Eve).

Comment cette abstraction du contexte opère t-elle dans Le nouveau monde ? Prenons un exemple précis. La scène du retour au fort : Il ne suffit à Terrence Malick que de quelques images pour signifier l’effondrement de la vie au fort pendant l’absence du personnage de John Smith, de retour des quelques mois paradisiaques qu’il a passé en compagnie des indiens. Cette scène se passe de mots, le travelling EST le discours. Il dit tout ce qui sépare la mentalité, la philosophie, l’art de vivre des indiens que Smith a eu le temps de comprendre, de connaître, d’aimer, et cette civilisation sur le déclin, dévoré par l’anarchie et le cannibalisme car laissée à l’abandon, sans chefs. Il dit tout ce que Smith a découvert, admiré puis laissé derrière lui, et cette société qu’il redécouvre déjà largement corrompue et qui a déjà commencé à gangrener ce «nouveau monde». Un seul travelling pour nous renseigner sur cette violence intérieure à laquelle Smith est confronté, tandis que nous sont délivrées, presque à notre insu, les informations historiques les plus importantes. C’est-à-dire le minimum perceptible : Le capitaine Newport n’est pas rentré, la conquête n’a pas avancé d’un pouce.

La précision des éléments historiques importe peu. De plus, Malick ne cherche à aucun moment une quelconque efficacité narrative, à optimiser le temps cinématographique qui lui est imparti pour raconter une histoire. Bien au contraire, un nombre incalculable de plans sont consacrés à la contemplation de la nature, des hommes, beaucoup de temps (qu’on pourrait nommer «non narratif») est consacré à l’écoute des monologues des personnages. L’histoire du film nous est donc racontée quasi contre nous, contre nos habitudes de spectateurs éduqués. Regarder Le nouveau monde se transforme ainsi très vite en un séance de rééducation du regard.
Le radicalisme narratif dans lequel se fondent ses deux derniers films prouve à quel point la posture de Terrence Malick est plus proche de celle du poète ou du musicien que du simple metteur en scène.

Cependant, peu nous importe de chercher à raccrocher Malick à une certaine pratique de l’art, la fonction qui lui sied le mieux est finalement celle du Passeur. Ou bien celle d’Homme médecine du 7ème Art. Ou bien celle de magicien guérisseur du cinématographe. Des superlatifs qui ne pèsent pas bien lourd face à l’allégresse que nous procure ses films.


Fabien Thévenot



(1) in L’obsolescence de l’homme, Editions de l’encyclopédie des nuisances, Paris, 2002.

















FICHE TECHNIQUE
  •  LE FILM
    Sortie en salles le le 15 Février 2006

    Réalisation & scénario: Terrence Malick
    Avec:
    Pocahontas : Q'Orianka Kilcher
    John Smith : Colin Farrell
    John Rolfe : Christian Bale
    Capitaine Wingfield : David Thewlis
    Selway : Noah Taylor
    Capitaine Chistopher Newport : Christopher Plummer
    Ben : Ben Mendelsohn
    Emery : Jamie Harris
    Edward : Eddie Marsan
    Jehu Robinson : Ben Chaplin
    Tomocomo : Raoul Trujillo
    Powhatan : August Schellenberg
    Opechancanough : Wes Studi
    Capitaine Argall : Yorick Van Wageningen

    Producteurs : Terrence Malick & Sarah Green
    Compositeur : James Horner
    Directeur de la photographie : Emmanuel Lubezki
    Chefs monteurs : Richard Chew, Hank Corwin, Saar Klein ; Mark Yoshikawa
    Costumes : Jacqueline West
    Coordinateur des cascades : Andy Cheng
    Chorégraphies : Raoul Trujillo
    Conception des maquillages : Paul Engelen
    Conception des coiffures : Joani Yarbrough
    Chef décorateur : Jack Fisk
    Distributeur : Métropolitan Film

    Site officiel du film

 


  •  LE DVD
    Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 2.35
    Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français
    Sous-titres : Français, Anglais

  •  BONUS
    Un seul bonus dans ce DVD, mais de taille : Un documentaire nommé MAKING THE NEW WORLD. Un film étrange qui nous laisse en bouche une étrange sensation d’inachevé. En effet, Malick ne souhaitant jamais parler, commenter ses films, refusant systématiquement toutes interviews, il devient fatalement le grand absent de cet impressionnant work-in-progress qui semble avancer sans lui. Ainsi, entre l’impression, au moment de regarder le film, d’assister à l’accomplissement du travail d’un grand démiurge, et le sentiment que le making-of véhicule, un grand fossé finit par se creuser. Et aucun des deux sentiments éprouvés ne finit réellement par se révéler substantiel.
    Cependant, ne boudons pas le plaisir, le documentaire est finement réalisé, les interviews sont toujours pertinentes et le réalisateur a la bonne idée de ne pas nous asséner toutes les minutes, comme bien souvent dans ce genre d’exercice, des images du film que nous venons tout juste de voir. En prime, les « acteurs stars » sont bien peu mis en avant, Austin Jack Lynch* ayant eu la bonne idée de s’intéresser davantage au travail de la « classe ouvrière » de la production (décorateurs, cascadeurs, entraîneurs, figurants, techniciens, etc.).

    (* Vous l’aviez sans doute devinés, ce making-of est réalisé par le fils que David Lynch a eu avec Mary Fisk, la sœur de Jack Fisk, production designer des films de Malick et de Lynch).
    FT

    * La création du Nouveau Monde : Le making of du film (1 H / vost)
    * La Bande Annonce du film (vf / vost)
    * Les bandes - annonces (vf /vost)
    * Bonus cachés



NOTES DE PRODUCTION


La naissance du projet, raconté par Sarah Green, la productrice
A l'arrivée des Britanniques, on comptait déjà 15 000 ans de civilisation en Virginie, pendant lesquels des hommes avaient développé leur propre culture. Leur univers a été complètement bouleversé par ces étrangers venus d'au-delà des océans.

Cette histoire et les liens profonds qui se sont noués entre le capitaine Smith et Pocahontas, ont commencé à intéresser Terrence Malick il y a plus de 20 ans, Sarah Green, la productrice, explique : « Terry a commencé à écrire Le Nouveau Monde il y a environ 25 ans. Il a eu l'idée dans les années 70, et il l'a toujours gardé dans un coin de son esprit ».
«Cette saga fait partie de l'histoire des américains, mais aussi de celle de tous les hommes. Elle révèle, nos défauts, nos vertus, et parle d'une prise de conscience. Elle est universelle et intemporelle parce qu'elle repose sur le plus simple des sentiments, celui qui fait de nous des humains : l'amour. Dans cette histoire, des gens en trahissent d'autres, essaient de comprendre ce qui se passe, se trahissent à nouveau, et finissent par apprendre qu'il existe autant de vérités que de points de vue, et que chacun a la sienne. Aucun des personnages est un saint, aucun n'est un monstre ».

Elle ajoute que « L'une des caractéristiques du Nouveau Monde est la manière dont Terrence Malick associe sa vison personnelle d'évènements qui se sont produits il y a 400 ans, à une recherche historique détaillées sur l'époque.
En fait, nous ne savons pas grand chose de ce qui s'est réellement passé en 1607. Nous avons dû nous fonder sur ce les écrits de quelques personnes qui étaient là-bas, notamment John Smith, et certains de ces témoignages se contredisent.
»

« Nous avons vraiment pris des libertés en matière de création. Le Nouveau Monde utilise des évènements réels, du moins ce que nous en savons, pour servir l'histoire que nous voulons raconter. Les détails et les destins de certains personnages ont été modifiés, comme par exemple le portrait de la culture indienne assez idéaliste, qui a été fait au travers de la voix off de John Smith. Ses commentaires sont tirés directement des vrais écrits de Smith et de ceux James Barlowe, Robert Beverly, et d'autres. Ce point de vue est ensuite confronté à la réalité lorsque l'histoire évolue pour passer d'une coexistence pacifique à une guerre absolue.
Le film est une interprétation dramatique, pas un documentaire.
»


Le Casting des Acteurs
Terrence Malick avait une idée très précise du profil du profil des acteurs qu'il désirait voir incarner ses différents personnages.
Son rôle principal, celui de John Smith, Malick a souhaité le confier à Colin Farrell. Pour Malick, le choix semblait évident puisque Colin Farrell avait l'âge qu'il fallait, 28 ans, comme Smith quand il est arrivé en Amérique du Nord, mais aussi et surtout l'esprit. Un aventurier bourré d'énergie, de vie et de charme.
Colin Farrell, lui ne s'est pas fait attendre pour ce rôle dans Le Nouveau Monde : « Il suffit que Terrence fasse signe et les acteurs accourent ! plaisante-t-il. On n'a même pas besoin de lire son scénario, parce que la pureté de chacun de ses films qu'il fait est une garantie suffisante
Mais outre la chance de travailler avec Malick, Colin Farrell a été attiré par l'idée de prendre part à une histoire qui est entrée dans la légende et inspire les arts, que se soit la littérature, le théâtre ou le cinéma depuis plusieurs générations.

Christian Bale, qui venait de jouer Bruce Wayne/Batman dans Batman Begins, a été choisi pour jouer le rôle de John Rolfe.
« Terry et moi admirons Christian Bale depuis des années, explique Sarah Green. Il a la volonté de se fondre dans un rôle, de sous-jouer quand c'est nécessaire, ce qui était parfait pour don rôle dans ce film. Pocahontas ne remarque pas tout de suite Rolfe, et c'est magnifique de découvrir en même temps qu'elle ses qualités humaines et sa noblesse de cœur. »

Christopher Plummer, vétéran de films nommés à l'oscar comme Un Homme D'Exception et Révélations, et qui joue ici le rôle du capitaine Christopher Newport, a lui aussi été séduit par l'approche de Malick de l'histoire de John Smith et de Pocahontas.

La partie la plus difficile et la plus cruciale du casting a été de trouver l'actrice qui allait jouer Pocahontas. Les cinéastes ont organisé une recherche internationale qui a duré pendant plusieurs mois.
C'est au cours du dernier mois, alors que le choix avait été resserré à quelques actrices, que la candidature de Q'Orianka Kilcher a été proposé à Rene Haynes pour un autre film.
L'un de ses assistants a remarqué sa photo et a pensé qu'elle correspondrait plutôt à l'actrice que l'on recherchait pour Le Nouveau Monde. « Il y avait quelque chose de saisissant dans sa photo, et de plus saisissant encore lorsque nous l'avons rencontrée. Elle a un calme, une paix intérieure, et une profondeur qui sont ceux de quelqu'un de bien plus âgée qu'elle ne l'est. »
Fille d'un Péruvien de souche, « ses origines indiennes se lisent sur ses traits. » commente, Sarah Green.



L'équipe de tournage, le choix de Terrence Malick

Emmanuel Chivo Lubezki, choisi pour être le directeur de la photographie, a aidé Malick à atteindre le but qu'il s'était fixé : tourner en lumière naturelle - une technique lui a permis d'éviter la distraction provoquée par l'attirail qui encombre habituellement un décor de cinéma.
L'acteur, Noah Taylor (Selway), commente « J'aime que Terry n'utilise aucune lumière artificielle. Le simple fait qu'il n'y ait pas de câbles et des projecteurs partout crée une réalité bien plus concrète qui influe sur les gens. Le plateau devient ainsi beaucoup plus intense, plus réel. »
Le choix d'Emmanuel Chivo Lubezki, comme directeur artistique, il le doit notamment à son travail sur des films comme Sleepy Hollow : La Légende Du Cavalier Sans Tête ou Les Désastreuses Aventures Des Orphelins Baudelaire.

Aucune surprise, par ailleurs, quant au choix du chef décorateur : Jack Fisk qui avait créé les décors des trois précédents films de Terrence Mallick.
Pour les costumes, Malick a choisit de faire confiance à Jacqueline West. Sa mission était d'envergure : il a fallu recréer les vêtements et tenues de nobles anglais du XVII siècle, de paysans, et de tous les différents habitants du vaste empire de Powhatan.
Elle raconte : « Dès que j'ai appris que j'allais rencontrer Terry, que j'admire tellement, j'ai commencé à faire des recherches et à dessiner. Quand je suis arrivée à la réunion, je lui ai montré des esquisses, des références de couleurs pour les costumes des Indiens. Ils ont quelque choses de sombre, de mystérieux, qui correspondait à ce que Terrence avait à l'esprit.»
La chef costumière a porté un soin particulier à la nature des matériaux employés. « Tout ce qu'utilisaient les Indiens provenait de leur environnement naturel, et nous avions le sentiment qu'il serait à la fois irréaliste et insultant pour eux d'utiliser des matériaux artificiels produits industriellement. Entre autres, nous avons pu notamment compter sur la générosité de certains, comme le chef Robert Two Eagles Green de la tribu des Patawomeck de Virginie, qui nous a donné de nombreux bois de cerf, des plumes de dinde et beaucoup d'autre choses. »
La création des costumes des Anglais a reposé principalement sur la recherche ; puis il a fallu donner l'impression que ces vêtements avaient traversé les épreuves du temps et du voyage, entre la Grande-Bretagne et la Virginie.
Au total ce sont 500 tenues qui on été recrées, par une équipe de seules 15 personnes.
Même s'il savait qu'il allait prendre des libertés avec certains des faits connus concernant les gens et les évènements, il était vital pour Terrence Malick que les divers contextes culturels de l'histoire soient véridiques dans les moindres détails. Pour s'assurer de cette précision méticuleuse, les cinéastes ont constitué une équipe d'experts historiques, présents tout le long du tournage, pour les guider et conseiller dans leur travail.



Rebâtir un monde disparu : lieux de tournage et décors
L'un des premiers défis de l'équipe de production a été de déterminer les lieux de tournage du film. Au départ, personne ne pensait trouver une région qui puisse ressembler de façon satisfaisante au monde qu'on découvert les premiers colons.
« Mais Jack Fish, le chef décorateur qui vit en Virginie, pensait qu'il ne fallait aller chercher ailleurs qu'après avoir vu l'endroit où tout à commencé. » confie Sarah Green.
« Terry, Jack et moi nous sommes donc rendus sur place, et nous avons découvert qu'il y avait de larges étendues de terres vierges et avec l'aide de l'état de Virginie, nous avons décidé que nous pourrions parvenir à recréer le campement de Jamestown, non loin de là. »
La production a eu la chance de pouvoir utiliser trois navires situés dans un site touristique et un musé non loin du site original où a été fondé Jamestown, qui sont réservés d'habitude au public. S'il avait fallu les fabriquer, il aurait fallu prévoir 6 millions de dollars supplémentaires, dans les coûts de production.
Tout a été préparé en collaboration avec la Jamestown-Yorktown, qui ont permis à l'équipe de production, de garder le Godspeed ; l'un des bateaux, pour les trois quarts des prises de vues en Virginie. Ce qui n'était pas chose simple ; puisque Jamestown Settlement est un lieu très touristique et que les bateaux attirent énormément de monde.

  

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