)))  LES GROUPES MEDVEDKINE   
         (Besançon & Sochaux)
        

/ COFFRET DOUBLE DVD  
                         

 

  • Documentaire - 1967/74 - France
    durée: 5h34
  • Sortie à la Vente en DVD le 23 Février 2006
    Editions Montparnasse
  • Prix de vente conseillé : 45€

SYNOPSIS

1967, la grande grève de la Rhodiaceta à Besançon annonce déjà mai 68. Entre occupation d’usines et revendications spectaculaires pour l’époque, un groupe de cinéastes, dont Chris Marker en tête de file, filme des militants ouvriers.
Mais ces derniers ne se reconnaissent pas à travers ce film et ne se privent pas de le dire. Chris Marker, et un certain nombre de cinéastes militants, décident de donner à ces ouvriers les moyens de prendre eux-mêmes la parole.
Chris Marker, Jean-Luc Godard et Bruno Muel et quelques autres, vont ainsi mettre du matériel à la disposition des ouvriers et les former aux techniques cinématographiques. Résultat : des films forts, des pamphlets parfois violents, souvent brillants et émouvants, réalisés entre 1967 et 1973 sous l’égide de l’infatigable et génial Pol Cèbe (ouvrier et bibliothécaire du CE).

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  POINT DE VUE


"On dit: il y a une culture bourgeoise, pourquoi pas une culture ouvrière ? Distinguons dans ce qu'on appelle "culture bourgeoise" les éléments de culture humaine (en quoi Beethoven est-il lié au capitalisme ?) et merde bourgeoise (snobisme, théâtre boulevard, luxe 1925, faux moderne), non culture mais fumier de culture. Non, la culture n'est pas au service de la Révolution, du moins consciemment. La culture est révolutionnaire, car elle est communion de toutes les expressions de la vie, et la vie est toujours révolutionnaire, la vie sort toujours des cadres qu'on lui avait préparés".
Voilà l'esprit revêche, hargneux, bouillonnant qui flottait au milieu des consciences ouvrières neuf ans avant le clash de Mai 68. Nous sommes en 1959, et René Berchoud, auteur de ces paroles, fonde dans un faubourg ouvrier de Besançon (avec d'autres familles du quartier, les Cèbe, les Roland...) le CCPPO: Centre Culturel Populaire de Palente Les Orchamps. Projections de films, pièces de théâtre, expositions, créations originales constituent le programme de ce centre culturel bisontin qui tente de (re)nouer le lien entre l'ouvrier et la culture. Dès l'écriture des statuts de l'association, le CCPPO reconnaît (et revendique) sa filiation avec le mouvement d'éducation populaire Peuple et culture né en 1944 sous l'impulsion entre autres de deux grandes personnalités du cinéma, le critique André Bazin et le cinéaste Chris. Marker. Et c'est ce dernier, auteur des Statues meurent aussi, de La Jetée et plus tard du Fond de l'air est rouge et Sans soleil qui va être l'inspirateur puis l'initiateur de la naissance des groupes Medvedkine.

Mai 68 commence en février 67, à Besançon, dans l'usine de textile de la Rhodiacéta au cours d'une grève inhabituellement longue. Appellé par le CCPPO pour filmer ce qu'il se passe dans la capitale franc-comtoise, Chris. Marker va en tirer À bientôt, j'espère, un documentaire sur les conditions de travail des ouvriers à la chaîne soumis au rythme des 4x8. En découle un témoignage poignant sur la dureté du monde du travail de cette époque et la façon dont les vies de ces ouvriers sont complètement atrophiées, enfermées dans la logique de l'entreprise. À travers ce film, le cinéaste offre un temps de parole hors du temps du travail.
"Je pense que le réalisateur est un incapable...(...) et je pense plutôt, et je le dis crûment aussi, qu'il y a simplement une exploitation des travailleurs de Rhodia par des gens qui, paraît-il, luttent contre le capitalisme". Tel fut l'accueil réservé à Chris. Marker par les ouvriers filmés, au cours d'un débat qui a suivi la projection du film. Le cinéaste est brutalement remis à sa place par une classe ouvrière qui ne se reconnaît pas dans son film. Et il est passionnant de savoir que cette discussion très animée, ce duel entre filmeur et filmé a été enregistrée et constitue un document sans image, uniquement sonore (on est à l'origine d'un mouvement et les images restent à écrire...) logiquement appellé La charnière. La réponse de Marker est lumineuse: " (...) nous cinéastes, on sera toujours au mieux des explorateurs bien intentionnés, plus ou moins sympathiques, mais de l'extérieur et que, de même que pour sa libération, la représentation et l'expression du cinéma de la classe ouvrière sera son oeuvre elle-même. Et c'est quand les ouvriers auront entre les mains les appareils audiovisuels qu'ils nous montreront à nous les films sur la classe ouvrière et sur ce qu'est une grève, à l'intérieur d'une usine". Nous sommes à la frontière du cinéma et pour la première fois, la caméra va passer de l'autre côté; ceux qui sont habituellement filmés vont prendre en main leur propre image - et symboliquement - leur propre destin. Un personnage féminin va incarner ce passage: Suzanne Zedet. Présence discrète, réservée, voire docile aux côtés de son mari ouvrier de la Rhodia dans À bientôt j'espère, elle va être la révélation, l'émancipation féminine de Classe de lutte, premier film du groupe Medvedkine. Le collectif semble avoir reconnu en elle son égérie, sa Marianne, qui du haut de son tonneau dans la cour de l'usine Yema, milite, prend la parole aux patrons avec fermeté et une certaine grâce et tente d'emporter la classe ouvrière vers un changement de société.
Jean-Luc Godard, Joris Ivens, Pierre Lhomme, Jacques Loiseleux, René Vautier, Juliet Berto figurent au générique de Classe de lutte. Les ouvriers bisontins craignaient en voyant débarquer les "parisiens" qu'ils ne viennent leur faire la leçon mais il en fut tout autrement. Avec pédagogie et une vraie ouverture d'esprit, pour la première fois, les cinéastes militants ont rejoints les militants ouvriers et ont su donner naissance à l'une des aventures les plus passionnantes de l'histoire du cinéma direct, pour reprendre les mots de Bruno Muel, une utopie de cinéma.

Laurent Devanne

LES FILMS
DVD 1 : BESANÇON 
(152mn environ)

*À bientôt, j’espère (de Chris Marker et Mario Marret, 1967, 43mn)
En mars 1967 à Besançon, une grève éclate aux établissements Rhodiaceta qui font partie d'une chaîne d'usines de textiles dépendant du trust Rhône-Poulenc. Cette grève a pris un aspect inhabituel par son refus de dissocier le plan culturel du plan social. Les revendications mises en avant ne concernaient plus seulement les salaires ou la sécurité de l'emploi, mais le mode de vie que la société imposait, et impose toujours à la classe ouvrière.




*
La charnière
(film sans image)
Extrait de la discussion qui a suivi la projection de « À bientôt j’espère », début 1968.
Qu’en pensent les ouvriers présents ? Le débat est franc et houleux …


*
Classe de lutte
(du groupe Medvedkine de Besançon, 1969, 37mn)
Le premier film réalisé par les ouvriers du Groupe Medvedkine. Il suit la création d'une section syndicale CGT dans une usine d'horlogerie par une ouvrière dont c'est le premier travail militant en 1968. Comment Suzanne réussit à mobiliser les autres femmes de l'entreprise, malgré la méfiance des dirigeants syndicaux et les intimidations du patronat.




*
Rhodia 4x8
(du groupe Medvedkine de Besançon, 1969)
Colette Magny, chanteuse engagée, chante le flamenco de la Rhodia.



*Nouvelle Société 5, « Kelton »
(du groupe Medvedkine de Besançon, 1969, 8mn)
Les conditions de travail dans l'horlogerie Kelton-Timex: les ouvrières travaillant comme des marionnettes, les évanouissements, les accidents et en guise de prime de la «Nouvelle Société», Sylvie Vartan venant chanter à l'atelier...

*Nouvelle Société 6, « Biscuiterie Buhler »
(du Groupe Medvedkine de Besançon, 1969, 9mn) Une petite fille dont la mère travaille à la biscuiterie Bulher et le père est routier, raconte sa vie. Une vie familiale désagrégée par le travail. Le monde des travailleurs vu à travers les yeux de leurs enfants.

*Nouvelle Société 7, « Augé découpage »
(du groupe Medvedkine de Besançon, 1969, 11mn)
Dans une usine de contacteurs électroniques, les conséquences sur la vie des ouvriers, de la pression des grandes entreprises sur les petites: les cadences s'accélèrent, la tension monte, les accidents deviennent plus fréquents et plus graves: un ouvrier perd sa main dans une presse.




*Lettre à mon ami Pol Cèbe
(de Michel Desrois, 1970)
Où le ruban d'une autoroute se met à enregistrer les pensées…
Premier « Road-Movie » ouvrier…



*
Le traîneau-échelle
(de Jean-Pierre Thiébaud, 1971, 8mn)
Poème de Jean-Pierre Thiébaud, illustré par ses photos.





DVD 2: SOCHAUX
(182mn environ)

*Sochaux 11 juin 1968 (D’un Collectif de Cinéastes et Travailleurs de Sochaux, 1970, 20mn)11 juin 68. Après 22 jours de grève, la police investit les usines Peugeot à Sochaux : deux morts, cent cinquante blessés. Des témoins racontent.


*Les trois-quarts de la vie
(du groupe Medvedkine de Sochaux, 1971, 20mn)
Les jeunes français immigrés à Sochaux démontent le mécanisme de l'exploitation dans leur vie quotidienne telle qu'elle a été pensée par Peugeot. Ils jouent et racontent le recrutement, l'embauche, les horaires, le logement et la lutte qui a été menée dans les ALTM -Foyers de jeunes travailleurs.


*Week-end à Sochaux
(de Bruno Muel et du groupe Medvedkine de Sochaux, 1971)
Un film écrit, joué et rêvé par le Groupe Medvedkine de Sochaux, composé de jeunes ouvriers travaillant à la chaîne aux usines Peugeot et de techniciens du cinéma.




*
Avec le sang des autres (de Bruno Muel, 1974, 56mn)
Une descente aux enfers. La chaîne chez Peugeot. Son direct et image simple, assourdissante image. C'est là l'essentiel de l'empire Peugeot: l'exploitation à outrance du travail humain; et en dehors, cela continue. Ville, magasins, supermarchés, bus, distractions, vacances, logement, la ville elle-même: horizon Peugeot. On parcourt le circuit, tout est ramené à la famille Peugeot.




*
Septembre chilien
(de Bruno Muel, Théo Robichet et Valérie Mayoux, 1973)
Compte-rendu à chaud des journées qui ont suivi le coup d'état du général Pinochet. À Santiago la peur se lit sur les visages. Des militants de l'Unité Populaire osent cependant parler, ébauchent des explications, font part au monde de leur détermination. Les obsèques de Pablo Neruda donnent lieu à la première manifestation contre le régime. Des images sont prises à l'intérieur du stade national et devant les grilles où des familles vivent.




FICHE TECHNIQUE
 
  •  LES DVD (2 disques)
    2 DVD 9 - PAL - Zone 2 - Tous publics - couleurs et noir & blanc
    Image & Son :
    Ecran: 4/3
    Format : 1/33
    Son: mono
  • BONUS
    Livre de 62 pages sur les groupes Medvedkine établi par l’équipe d’ISKRA.
    Un excellent ouvrage de complément qui revient sur chaque film des Groupes Medvedkine (présents sur le DVD), avec témoignages, photos et documents d'époque à l'appui. De quoi assouvir les curiosités et les interrogations qui entourent nécessairement une histoire aussi singulière. LD

POURQUOI CE NOM "GROUPES MEDVEDKINE" ?


Réponse de Chris Marker:

« Un train, un homme qui mettait le cinéma « entre les mains du peuple » (comme Medvedkine nous le dirait lui-même plus tard), cela avait de quoi faire rêver un demi cinéaste égaré dans cette jungle où le professionnalisme mondain et le corporatisme se rejoignent pour empêcher le cinéma de tomber entre les mains du peuple. J'ai donc passablement brodé sur le thème du « ciné-train », pour découvrir, en rencontrant Medvedkine, que tout ce que j'avais inventé était encore très au-dessous de la réalité.
On se demande quelquefois ce qui a décidé un groupe d’ouvriers français, débutant précisément dans cette difficile entreprise de prendre le cinéma entre leurs mains, à choisir de se baptiser Groupes Medvedkine. Je suis heureux d’apporter pour la première fois une réponse historique à cette importante question. C’est exactement au moment où, racontant le ciné-train à Besançon en 67, l'année des grandes grèves, dans la cuisine de René Berchoud en compagnie de Georges, de Yoyo, de Daniel, de Pol, de Geo et de quelques autres, que j’ai cité Medvedkine : nous emmenions avec nous des cartons déjà tournés, pour insérer dans les films. Et il y en avait un que nous prenions en bobines entières, parce qu'il servait toujours, dans tous les films. Celui qui disait : « CAMARADES, ÇA NE PEUT PLUS DURER ! » »


Chris Marker
(cité dans « Le ciné-Ours - Revue du Cinéma - Image et Son », n°255, décembre 1971)


Qui était Medvedkine ?

« Alexandre Medvedkine (1900-1989), cinéaste soviétique, est l'inventeur du «ciné-train», unité mobile de production qui sillonna l'URSS en 1932 pour filmer ouvriers, paysans et mineurs du pays, et leur montrer sur le champ leur propre travail (montés le jour même dans le train, les films étaient projetés le lendemain) dans le but de l'améliorer et d'aider à la construction de la Russie nouvelle.
Deux ans plus tard, à partir de son expérience de la vie des campagnes, Medvedkine tourne une comédie paysanne intitulée Le Bonheur. Trente-quatre ans après, des cinéastes-ouvriers français ont l'idée de se nommer groupes Medvedkine en hommage à cette incroyable aventure du «ciné-train ». »

Bernard Benoliel
(catalogue du festival « Entre vues » Belfort 2002)

Texte de Nicole BRENEZ, Professeur à l’Université PARIS I et programmatrice du cinéma expérimental à la Cinémathèque Française

Les groupes Medvedkine ou :
les révolutionnaires d’hier sont nos classiques d’aujourd’hui


«L’existence des groupes Medvedkine représente une expérience fondamentale : des ouvriers, formés au maniement des instruments cinématographiques par les plus grands cinéastes et techniciens de leur temps, décrivent eux-mêmes leurs conditions de vie et de lutte. La jonction entre le monde de l’usine et l’univers de la création put s’opérer dans le cadre d’une association née au sortir de la guerre, Peuple et Culture, dont on n’a pas décrit encore suffisamment le rôle essentiel dans le cinéma français.

Signalons simplement que deux de ses membres les plus actifs furent André Bazin et Chris Marker. René Berchoud, animateur du Centre Culturel de Palente les Orchamps (banlieue ouvrière de Besançon), établit des liens privilégiés avec Chris Marker, qui vint notamment y tourner et présenter À bientôt, j’espère en 1967, description d’une grève bisontine. Mais, comme en témoigne le débat enregistré dans le film la Charnière, les ouvriers ne se reconnurent pas dans le film co-signé par Chris Marker et Mario Marret. Naquit alors l’idée, révolutionnaire en son principe, de ne plus parler en lieu et place des ouvriers mais de leur donner les moyens de prendre eux-mêmes la parole. Grâce à l’initiative de SLON et de Chris Marker, au soutien logistique et physique de René Gautier, Joris Ivens, Mario Marret, Jean-Luc Godard, Bruno Muel, Antoine Bonfanti, Jacques Loiseleux, Michel Desrois, Nedjma Scialom, Théo Robichet, Ana Ruiz et bien d’autres, des pamphlets aussi violents que brillants sont réalisés à partir de 1967 sous l’égide de l’infatigable et génial Pol Cèbe (ouvrier et bibliothécaire du Comité d’entreprise), d’abord par des ouvriers de l’usine Rhodiacéta de Besançon, puis de l’usine Peugeot à Sochaux.

Citons le nom de quelques uns d’entre eux, ils sont la fierté de l’histoire du cinéma : Suzanne Zedet (l’héroïne de Classe de lutte), Georges Binetruy, Henri Traforetti, Georges Maurivard, Christian Corouge, René Ledigherer… Dix courts et moyens métrages, documentaires, fictions documentées, scopitone révolutionnaire (Rhodia 4X8, sur une chanson originale de Colette Magny) ou poème visuel (le Traîneau-échelle de Jean-Pierre Thiébaud) furent réalisés en 16mm. Classe de lutte (1969), la série Images de la Nouvelle Société (1969-1970) ou Sochaux 11 juin 68 (1970) accomplissent pleinement le projet ainsi défini par Bruno Muel : “ montrer ce qu’il faut surmonter d’interdits culturels, on pourrait dire ‘usurper’ de savoir, pour se donner les moyens de lutter à armes égales contre ceux qui pensent que chacun doit rester à sa place”.

On peut y ajouter la Lettre à mon ami Pol Cèbe de Michel Desrois (1971), authentique road-movie révolutionnaire, puisque l’on y voit les techniciens Medvedkine (le réalisateur Michel Desrois, l’ingénieur du son Antoine Bonfanti et le photographe José They), réfléchir en toute liberté à leur pratique de cinéastes sur le trajet entre Paris et Lille avec une inventivité et une énergie libertaires dignes des meilleurs moments de Charlie Mingus.

Montage court et plans-séquences, flickers, zooms et slogans, citations du discours du pouvoir contre témoignages directs, usage amoureux de la musique et de la chanson, travail généralisé du collage, les films Medvedkine, qui renvoient directement aux “ studios-laboratoires ” inventés par le Proletcult soviétique, nous apparaissent aujourd’hui plus précieux encore que leur modèle en raison de leur caractère purement critique.

Dans les films Medvedkine, la simple description des faits vaut pour une protestation, l’information vaut pour un appel, pas de propagande mais un permanent sentiment de révolte. On voit dans les films Medvedkine ce qu’aucun film industriel n’a jamais envisagé de montrer : la façon dont le travail abîme le corps, les affects, les rapports entre les êtres. La façon dont la vie tout entière est quadrillée par l’entreprise capitaliste, de la naissance à la mort. La façon dont les espoirs et les velléités de changement peuvent être facilement étouffés ou brisés. Comment un homme ne peut plus caresser sa femme tant ses mains sont abîmées par le travail sur la chaîne, comment une petite fille est privée de ses parents et de son enfance, comment une jeune femme renonce à penser.

L’expérience s’achève en 1974 sur un chef d’œuvre du cinéaste Bruno Muel, Avec le sang des autres, essai implacable sur le désespoir ordinaire qui s’attache à la condition ouvrière dans une société de contrôle. Longtemps marginalisés, ces films indispensables font donc aujourd’hui l’objet d’une édition DVD qui devrait inciter les cinéphiles et cinéastes d’aujourd’hui à réfléchir sur les formes contemporaines de la lutte en images. »
EN SAVOIR +
Site de l'ISKRA

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