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| SYNOPSIS |
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| FICHE TECHNIQUE | ||||
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| POINT DE VUE | ||||
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Pour
son premier long métrage, Claude Miller (auteur par la suite
de Garde à vue, L'effrontée, La petite voleuse
et plus récemment La petite Lili et La chambre des
magiciennes), fait preuve d'une incroyable maturité et maîtrise
dramatique. Choisissant un sujet délicat - provocateur pour l'époque,
rappellons que nous sommes en 1975 et que l'homosexualité est
encore un sujet tabou - ce jeune cinéaste de 33 ans parvient
à traiter avec sensibilité et non sans humour une question
délicate, celle de l'éveil à sa propre sexualité
et de l'affirmation de soi. Film sado-masochiste par excellence, La meilleure façon de marcher est l'affrontement de deux corps, l'un frêle et chétif, l'autre musclé et agressif, deux hommes (moniteurs) qui jouent dans l'arène d'une colonie de vacances, une corrida intime, un jeu d'attraction/répulsion où celui qui se fera encorner n'est pas forcément celui qu'on croit. D'un côté, Marc, l'incarnation du beauf moyen: macho, vulgaire, prétentieux, viril jusqu'au bout des poils du torse, accroché à son sifflet d'arbitre de foot toujours au top de sa forme et "qui ne supporte pas les types qui lisent" ; ce qui le sauve c'est d'être incarné par Patrick Dewaere. Il n'y avait que lui pour apporter l'épaisseur, l'humanité qui le rendent si banal et finalement proche de nous. Encore auréolé du succès tonitruant des Valseuses (de Bertrand Blier, 1974), il tombe sous le charme du scénario de Miller et accepte très vite de tourner le film. En face, l'autre Patrick, Bouchitey, jeune comédien de théâtre, remarqué par une amie de Miller, Juliet Berto. Il incarne Philippe, l'autre mono, celui qui s'évertue à monter des pièces de Shakespeare avec ses gamins, sensible, romantique, intello, amateur des films suédois en version originale (il regarde Les fraises sauvages de Bergman aux côtés d'un Michel Blanc également fasciné), toujours le dernier à parler et qui tend l'autre joue quand on le frappe. Le pur et le vicieux. Lorsque Marc découvre le secret de Philippe (il se travestit en femme), leur relation va s'en trouver complètement pervertie. De croche-pied verbal en bousculades bien physiques, une ambiance électrique va s'installer entre eux. Et Claude Miller de l'exploiter avec brio dans une mise en scène d'une certaine sécheresse qui n'est pas sans évoquer par moments le coup de ciseau d'un Robert Bresson. Une chute d'un toit, une ambiance de piscine, une partie de balle au prisonnier qui tourne mal, par quelques plans furtifs, des dialogues ciselés, truffés de sous-entendus, Claude Miller crée une tension permanente entre les deux hommes qui va les amener à tomber les masques de leur hypocrisie. Laurent Devanne |
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| BIO & FILMO DE CLAUDE MILLER | ||||
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Un secret (2006- en préparation) La Petite Lili (2002) Betty Fisher et autres histoires (2001) La Chambre des Magiciennes (2000) La Classe de neige (1998) Ce film est projeté dans 1 salle(s) Lumière et compagnie (1995) Le Sourire (1994) L'Accompagnatrice (1992) La Petite Voleuse (1988) L'Effrontée (1985) Mortelle randonnée (1982) Garde à vue (1981) Dites-lui que je l'aime (1977) La Meilleure façon de marcher (1975) Camille ou la comédie catastrophique (1971) La Question ordinaire (1970) °°°°° |
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