)))  JE SAIS Où JE VAIS
        
de Michael POWELL   &  Emeric PRESSBURGER                   

 

  • DOUBLE DVD
  • Romance - 1945 - Grande-Bretagne - durée: 1h31 (+53' de bonus)
  • Sortie à la Vente en DVD le 6 décembre 2006
    Édition Institut Lumière
  • Prix de vente conseillé : 24,99€

SYNOPSIS

Joan Webster doit épouser Sir Robert Gellinger, sur l'île de Kiloran, située dans les Hébrides, en Écosse. Pendant le périlleux voyage, le mauvais temps se lève et Joan reste bloquée sur l'île de Mull avec Torquil Mac Neil, jeune officier de la marine originaire de la région. Son mariage s'éloigne...

POINT DE VUE
Après un premier coffret de quatre titres de Powell et Pressburger, l’Institut Lumière poursuit sa carrière brillante de jeune éditeur avec une nouvelle livraison de trois films du duo, inaugurée par ce magnifique I Know Where I’m Going (Je Sais Où Je Vais, 1945). Bertrand Tavernier et Thierry Frémaux rappellent d’ailleurs que «le DVD est désormais le prolongement naturel du travail des cinémathèques», et proposent ainsi une édition prestigieuse, dont les nombreux suppléments mettent bien en valeur l’œuvre originale.

Alors que leur précédent film, A Canterbury Tale (1944), n’a pas connu à sa sortie le succès espéré, et que leur projet suivant se voit repoussé, faute de caméra Technicolor disponible (A Matter of Life and Death sera réalisé en 1946), Emeric Pressburger annonce à Michael Powell l’argument d’une nouvelle histoire : «J’ai toujours eu envie de faire un film sur une jeune fille qui veut aller dans une île. A la fin de son voyage, elle est si près qu’elle peut distinguer les gens sur l’île, mais une tempête l’empêche de débarquer, et quand la tempête est passée, elle n’a plus envie d’y aller». Sur cette simple idée de départ, Pressburger construit un scénario solide, tandis que Powell se charge de trouver le lieu de tournage. Après avoir arpenté les côtes anglaises en vain, il se dirige vers l’ouest de l’Ecosse, et plus précisément vers l’archipel des Hébrides, qui correspond tout à fait à ses attentes. Le caractère austère et sauvage de cette région rend difficile l’installation d’une équipe, mais Powell relève le défi. Aussi retrouve-t-il Pressburger pour lire le scénario et y apporter des modifications. Parmi les nouvelles idées, Pressburger a développé l’histoire d’une malédiction autour du personnage de Torquil McNeil. Quant à Powell, il a personnalisé l’idée de tempête évoquée par son complice en la transformant en gigantesque tourbillon; le Corryvreckan, raz-de-marée qui sévit entre les îles, et la nouvelle d’Edgar Allan Poe Une descente dans le maelström lui ont inspiré ce changement. Après quelques semaines de travail en commun, ils aboutissent à une première version complète de leur scénario.

Ensuite, la tâche consiste à réunir un casting autour du projet. Si dans l’idéal les deux rôles titres doivent revenir à Deborah Kerr et James Mason, il en est finalement tout autrement. En effet, Powell vient de se séparer de Déborah Kerr et n’envisage donc plus de la faire jouer dans le film. Son choix se porte alors sur Wendy Hiller : «Dans Colonel Blimp, Wendy Hiller avait perdu le rôle au profit de Deborah. N’était-ce pas la solution idéale, un don des dieux, de donner le rôle à Wendy ? Elle était un peu plus âgée que Deborah, mais possédait un corps charmant, des jambes ravissantes, une personnalité simple et sans apprêt, et un visage impudent ». Quant à James Mason, il renonce au rôle après avoir accepté un premier temps. L’acteur Roger Livesey, déjà présent dans The Life and Death of Colonel Blimp (1943) et très intéressé par le personnage de Torquil McNeil, opère alors une métamorphose fulgurante pour répondre aux exigences de Powell : il se décolore les cheveux, perd plusieurs kilos et adopte les manières du personnage. Pourtant, une fois Powell et Pressburger convaincus, il subsiste un problème de taille : le comédien ne peut pas se libérer de la pièce de théâtre qu’il joue à Londres. Aussi, grâce à des procédés techniques subtils que Powell révèlera bien plus tard (l’usage de doublures pour les plans larges, par exemple), Livesey ne se déplace jamais jusque dans les Hébrides. En outre, les deux cinéastes s’opposent sur le choix de Pamela Brown dans le rôle de Catriona : Powell admire la jeune femme aux grands yeux noirs, aux pommettes creusées et au nez aquilin, alors qu’elle déplaît fortement à Pressburger. Mais l’originalité de la comédienne finit par l’emporter et elle obtient le rôle. Elle souffre par ailleurs d’arthrite et trouve dans son jeu des subterfuges ingénieux pour masquer sa maladie. Enfin, deux autres rôles secondaires incombent aux remarquables acteurs écossais Finley Currie (Ruairidh Mor) et C. W. Knight (Colonel Barnstaple). Du côté de la réalisation, le directeur de la photographie Erwin Hillier prête main forte à Powell et Pressburger, comme il l’a déjà fait pour A Canterbury Tale, et façonne un somptueux noir et blanc.

Une fois l’équipe au complet, le tournage peut commencer et donner naissance à une œuvre d’une incroyable maîtrise, tant sur le fond que sur la forme. Il s’agit surtout pour les deux cinéastes de proclamer un retour aux valeurs fondamentales que sont l’amour, la bonté et une vie en adéquation avec la nature. Ainsi, le récit débute de manière trépidante à Londres, où l’on voit grandir Joan Webster le temps des quelques plans du générique. Puis, il suffit d’une séquence dans un restaurant à la mode, où Joan a ses habitudes, pour traduire toute la futilité et le matérialisme du monde urbain. A peine a-t-elle vidé son verre, renvoyé une soupe tiède et annoncé à son père désemparé qu’elle va épouser un riche industriel, que la voilà emportée par une locomotive vers l’Ecosse. La chanson irlandaise I Know Where I’m Going, qui a donné son nom au film, accompagne son départ et illustre sa détermination. Un cauchemar surréaliste très réussi conclut cette première partie, où la jeune femme rêve qu’elle épouse l’usine de son fiancé. Ensuite, alors qu’elle quitte l’environnement familier des soirées londoniennes, elle découvre peu à peu un monde différent, celui de l’Ecosse et de l’archipel des Hébrides, où les rapports avec l’autre et avec la nature changent considérablement. D’une part, elle rencontre des personnages aux mœurs et aux caractères différents. Les marins n’exécutent pas la moindre de ses volontés comme les serveurs du restaurant ou les employés de son fiancé. Catriona elle-même se montre très accueillante, tout en restant fière de sa condition. Quant à Torquil McNeil, il préfère assister au bal populaire organisé en l’honneur d’un vieux jardinier, plutôt que de tenir compagnie à de nouveaux riches dédaigneux. D’autre part, la nature joue un rôle important dans la vie des insulaires, car la mer préside aux départs et aux arrivées. Ainsi, le maelström Corryvreckan représente la force indomptable des éléments que Joan veut défier. Mais il reflète également l’état de grande agitation dans lequel sont plongés les esprits de Joan et Torquil. D’ailleurs, la séquence du tourbillon constitue le climax du film et, alors qu’elle a approché au plus près le gouffre destructeur, Joan peut revenir au port et se rendre à l’évidence de son amour pour Torquil. Le lendemain, la tempête s’est évanouie mais il n’est plus question pour elle de partir.

Finalement, Powell et Pressburger livrent un véritable chef-d’œuvre où se côtoient des scènes de comédie sentimentale, d’aventure et de fantastique, tout en introduisant une critique de la société anglaise et en formulant une hymne aux véritables sentiments. L’édition de l’Institut Lumière rend parfaitement hommage à ce bijou pour que l’on ne puisse désormais plus l’ignorer.


Stéphane Tralongo

 

   
FICHE TECHNIQUE
  •  LE FILM
    Titre original
    : I know where i'm going !
    Réalisation, production et scénario
    :
    Michael Powell, Emeric Pressburger
    Directeur de la photographie : Erwin Hillier
    Musique : Allan Gray

    Interprétation :
    Wendy Hiller .... Joan Webster
    Roger Livesey .... Torquil MacNeil
    George Carney .... Mr. Webster
    Pamela Brown .... Catriona Potts
    Walter Hudd .... Hunter
    Captain Duncan MacKenzie .... Capitaine du Lochinvar
    Ian Sadler .... Iain
    Finlay Currie .... Ruairidh Mor
    Murdo Morrison .... Kenny
    Margot Fitzsimons .... Bridie


  •  LE DVD

    2 DVD 9 - PAL - Zone 2 - noir et blanc - simple couche
    Copie remasterisée en haute-définition par Granada International Media Ltd en 2006
    Image & Son :
    Ecran: 4/3
    Format : 1:33
    Son: Mono

    Langue:
    Anglais
    Sous-titres: Français
    (optionnels)

  • BONUS  (53')

    LIVRET DE 48 PAGES
    Supplément remarquable de cette édition, le livret luxueux d’une cinquantaine de pages accompagne parfaitement la découverte (ou redécouverte) du film. Assorti de nombreuses photographies (photogrammes, photographies du tournage, affiche, etc.) et présenté dans une mise en page soignée, il propose un extrait de l’autobiographie de Powell sur I Know Where I’m Going, un récit tiré du film et publié en 1952 dans la revue Radio Cinéma Télévision, les filmographies des principaux acteurs et des deux réalisateurs, et une bibliographie sélective. ST
    +

    DVD1 (6')
    * Présentation du film par Bertrand Tavernier

    Texte écrit par Natacha Thiéry, auteur d'une thèse de doctorat soutenue en 2003 à l'Université Paris III : “Photogénie du désir. Les films de Michael Powell et Emeric Pressburger : 1945-1950”, avec la collaboration de Bertrand Tavernier qui en assure la lecture. Natacha Thiéry est maître de conférences en Esthétique du cinéma à l'université de Metz.
    Durée : 6 mn, VO FRANÇAISE ET VOST ANGLAIS.
    Production : Sorties d'Usine Prod. © Institut Lumière, 2006.

    En introduction au film, Bertrand Tavernier lit une courte mais fort intéressante présentation rédigée par Natacha Thiéry (auteur d’une thèse de doctorat sur les films de Powell et Pressburger) et mise en images avec des photogrammes, des photographies du tournage et de nombreux autres documents ; elle se compose en quatre parties : « Comédie sentimentale », « Alternative au matérialisme », « Génie du lieu » et « Réussite esthétique ». ST

    _______________________________

    * Bandes-annonces
    Présentation en version originale sous-titrée en français des bandes-annonces d'époque des titres édités dans la Collection Institut Lumière : Le Narcisse noir (1947), Les Chaussons rouges (1948), 49e parallèle (1941) et Le Voyeur (1960). Avec deux bandes-annonces 2007 réalisées par Sortie d'Usine Prod. et présentées en version originale sous-titrée en français : Je sais où je vais (1945) et A Canterbury Tale (1944).

    DVD2 (47')
    * Les audaces d'un aventurier par Bertrand Tavernier
    Entretien avec Bertrand Tavernier, réalisé en juillet 2006 à Paris, rue de Lyon. Le cinéaste décrit le travail de Michael Powell et les différents événements qui ont émaillé la réalisation puis la sortie du film.
    DURÉE : 18 MN, VO FRANÇAISE ET VOST ANGLAIS.
    Production : Sorties d'Usine Prod. © Institut Lumière, 2006.

    On retrouve Bertrand Tavernier dans une appréciation plus personnelle que dans la présentation et qui fait ressortir les grands défis du film. Admirateur du duo Powell-Pressburger, il a lui-même effectué un « pèlerinage » sur les lieux d’I Know Where I’m Going. Aussi souligne-t-il d’abord la difficulté d’accès de cette région de l’ouest de l’Ecosse et l’aspect aventureux d’un tournage dans pareil endroit. Puis il commente brièvement le scénario, qui tient en un argument très mince : une jeune femme se rend sur une île pour épouser son fiancé, mais elle n’y arrive jamais. Ensuite, il aborde la prouesse technique d’avoir fait jouer Roger Livesey dans le film alors qu’il ne pouvait pas venir en Ecosse ; l’usage de doublures, de reconstitutions en studio et d’écrans d’arrière-plan ont notamment permis d’accomplir ce tour de force. Bien sûr, il reconnaît comme autre défi relevé avec talent la séquence du maelström, mêlant des images de véritables courants à celles d’un tourbillon artificiel. Enfin, il décrit plus rapidement quelques autres trouvailles audacieuses, telles que les plans à contre-jour. ST

    _______________________________

    * Souvenirs de Michael (Episode 6) par Thelma Schoonmaker-Powell
    Cet entretien inédit, dont on trouve le complément dans les bonus des autres films de Michael Powell édités en DVD par l'Institut Lumière, a été tourné en France, en mai 2005. Thelma Schoonmaker, veuve du cinéaste, relate ses souvenirs personnels et cinématographiques. Elle évoque le rôle qu'a pu jouer Michael Powell dans son existence. Elle décrit un homme passionné par le cinéma et la vie.
    DURÉE : 14 MN, VO ANGLAIS ET VOST FRANÇAIS.
    Production : Sorties d'Usine Prod. © Institut Lumière, 2006.

    Dans cet extrait de l’entretien avec Thelma Schoonmaker-Powell, dont on trouve les précédents épisodes sur les différents films de la collection Institut Lumière, la veuve du cinéaste éclaire certains aspects du film. Elle oppose d’abord la méthode de travail de Powell, qui prétendait tourner chaque scène en une seule prise, à celle de Martin Scorsese, dont elle est la monteuse et qui a besoin d’un grand nombre de prises pour choisir au montage. Elle rend ensuite hommage à l’actrice Pamela Brown et montre notamment comment elle surmontait sa maladie. Puis elle souligne l’audace et la maîtrise de l’usage des doublures pour remplacer l’acteur Roger Livesey, qui jouait à Londres pendant le tournage. Enfin, elle conclut sur la passion de Powell pour l’Ecosse et sur les endroits du film qui sont devenus des lieux de pèlerinage. ST
    _______________________________

    * Vision d'un marin par Roland Jourdain
    Roland Jourdain est skipper de compétition. Marin finistérien, il remporte la Transat Jacques Vabre à trois reprises et le Tour des îles britanniques en 2005. Il a également terminé troisième du Vendée Globe en 2001/2002 et quatrième de la Route du Rhum en 2002. Cet amoureux de la mer parle de Je sais où je vais.
    DURÉE : 8 MN, VO ANGLAISE ET VOST FRANÇAIS.
    Production : Sorties d'Usine Prod. © Institut Lumière, 2006.

    Dans ce supplément résolument original, Roland Jourdain, skipper de compétition au palmarès bien fourni, parle du film à travers son expérience de la mer. Il y retrouve le caractère à la fois austère et accueillant des Ecossais et met l’accent sur le réalisme des séquences extérieures. En outre, il ressent dans la mise en scène de Powell un véritable amour de la nature. ST

    _______________________________

    * Films personnels de Michael Powell lors de ses expéditions écossaises
    Michael Powell adorait marcher dans les collines écossaises. Lors d'une de ses expéditions, il ramena ces images. Elles sont commentées par sa veuve Thelma Schoonmaker-Powell.
    DURÉE : 7MN, VO ANGLAISE ET VOST FRANÇAIS.
    © Thelma Schoonmaker-Powell, 2001 / © Criterion, 2001.

    Voici quelques plans en couleurs de l’Ecosse qui plaisait tant à Powell, et qu’il a filmée plusieurs années après I Know Where I’m Going, au cours de randonnées. Thelma Schoonmaker-Powell se charge de commenter ces très belles images de falaises, de cascades, de lacs et de montagnes brumeuses. Elle identifie également les compagnons de marche de Powell, comme son assistant personnel Bill Paton. ST


FILMO MICHAEL POWELL (1905-1990) & EMERIC PRESSBURGER (1902-1988)

Cette filmographie a été établie par Ian Christie du British Film Institute (Londres).
------------------------------------------------------------------------
LES FILMS ÉCRITS, PRODUITS ET RÉALISÉS
PAR MICHAEL POWELL & EMERIC PRESSBURGER

1942
Un de nos avions n’est pas rentré (One of Our Aircraft Is Missing)
1943
P.H. contre gestapo (The Silver Fleet)
Colonel Blimp (The Life and Death of Colonel Blimp)
The Volunteer
1944
A Canterbury Tale
1945
Je sais où je vais (I Know Where I’m Going)
1946
Une question de vie ou de mort (A Matter of Life and Death)
1947
Le Narcisse noir (Black Narcissus)
The End of the River
1948
Les Chaussons rouges (The Red Shoes)
1949
The Small Back Room
1950
La Renarde (Gone to Earth)
The Elusive Pimpernel
1951
Les Contes d’Hoffmann (The Tales of Hoffmann)
1955
Oh ! Rosalinda (Oh Rosalinda ! !)
1956
La Bataille du Rio de la Plata (The Battle of the River Plate)
Intelligence service (Ill Met By Moonlight)
1966
They’re a Weird Mob
1972
The Boy Who Turned Yellow
------------------------------------------------------------------------
LES FILMS RÉALISÉS PAR MICHAEL POWELL
D’APRES UN SCENARIO D’EMERIC PRESSBURGER

1939
L’Espion noir (The Spy in Black)
1940
Espionne à bord (Contraband)
1941
49ème parallèle (49th Parallel)
------------------------------------------------------------------------
LES FILMS RÉALISÉS PAR MICHAEL POWELL
SANS EMERIC PRESSBURGER

1931
Two Crowded Hours
My Friend the King
Rynox
The Rasp
The Star Reporter
1932
Hotel Splendide
C.O.D.
His Lordship
Born Lucky
1933
Perfect Understanding
The Fire Raisers
1934
The Night of the Party
Red Ensign
Something Always Happens
The Girl in the Crowd
The Love Test
1935
Lazybones
The Phantom Light
The Price of a Song
Someday
1936
Her Last Affaire
The Brown Wallet
Crown vs. Stevens
The Man Behind the Mask
1937
A l’angle du monde (the Edge of the World)
1939
Le Lion a des ailes (The Lion Has Wings)
1940
Le Voleur de Bagdad (The Thief of Bagdad)
1941
An Airman’s Letter to His Mother
1955
The Sorcerer’s Apprentice
1959
Lune de miel (Luna de Miel)
1960
Le Voyeur (Peeping Tom)
1961
The Queen’s Guards
1963
Never Turn Your Back on a Friend (Espionage series)
1964
A Free Agent (Espionage series)
Bluebeard’s Castle
1965
The Sworn Twelve (Téléfilm pour The Defenders series)
A 39846 (Téléfilm pour The Nurses series)
1967
Sebastian
1969
Age of Consent
1978
Return to the Edge of the World
1983
Pavlova - A Woman for All Time


(Pressburger & Powell)

 
L I R E   É G A L E M E N T   D E S  M Ê M E S   A U T E U R S  
 

      
                                                           °°°°°