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| SYNOPSIS |
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DU
MÊME AUTEUR
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| POINT DE VUE | ||||
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L’Ile
des Morts
est l’avant-dernier des mythiques neuf films fantastiques produits
par Val Lewton pour la R.K.O.. On dit que le studio qui venait de subir
de lourds échecs commerciaux avec les deux premiers films d’Orson
Welles (Citizen Kane et La Splendeur des Amberson)
fit appel à Val Lewton pour renflouer leurs caisses grâce
à la production de films d’un genre qu’on savait
rentable depuis le grand succès de 1941 pour la Universal, Le
Loup-Garou (The Wolf Man - George Waggner) qui offrait
cependant une mise en scène étonnamment vieillotte. Il
était grand temps que le fantastique poétique naisse au
cinéma. Finis les films de monstres… Val Lewton qui sera
surnommé, quelques années plus tard, "The Sultan
of Shudders" (« Le Sultan des frissons »), avait pour
ambition de renouveler le genre –sans pour autant bénéficier
d’énormes moyens financiers- et subsidiairement éviter
la banqueroute à la R.K.O. Le mot d’ordre des dirigeants
aurait été, après avoir cassé le contrat
qui les liait avec Orson Welles : « showmanship, not genius »
: "du spectaculaire mais pas de génie". Aujourd’hui on ne retient souvent de cette production que le premier de ces neuf films, La Féline (de Jacques Tourneur)… sans doute parce que les suivants n’ont fait que reprendre et épuiser les recettes mises au point avec ce film séminal. On parle de Lewton’s Touch : jeux sur le hors-champ, photographie inspirée de la peinture symboliste , détournement des mythologies européennes, suspense naissant des non-dits orchestrés par les confrontations entre ombres et lumière… Même si Val Lewton n’en fut que le producteur, dans l’esprit de beaucoup il était le véritable réalisateur de ces neuf oeuvres. Décidant des scénarios, décors, castings, des réalisateurs qui illustreront ses projets et dirigeant même le montage final . Val Lewton était un de ces producteurs directifs –artistes dans l’âme- comme on n’en fait plus… En moins de quatre années Val Lewton contribua a révolutionner le cinéma fantastique parlant né à la Universal au début des années 1930 avec Frankenstein, Dracula, La Momie, etc… Coup sur coup il produisit : La Féline (Cat People - Jacques Tourneur-1942), Vaudou (I Walked With a Zombie - Jacques Tourneur-1943), L’Homme-Léopard (Leopard Man - Jacques Tourneur-1943), La Septième Victime (The Seventh Victim - Mark Robson-1943), The Ghost Ship (Mark Robson-1943), La Malédiction des hommes-chats (The Curse of the Cat People - Robert Wise-1944), Le Récupérateur de cadavres (The Body Snatchers - Robert Wise-1945), L’Ile des Morts (Isle of the Dead - Mark Robson-1945) et Bedlam (Mark Robson-1945). Long préambule qui ne peut que tenter de cacher maladroitement une triste déception face au réputé L’Ile des Morts qui s’avère n’être que forme(s) –comme peuvent le prouver les photogrammes du film- mais qui n’exprime pas beaucoup de fond. Le film recherche une fascination visuelle mais jamais intellectuelle. Ce déséquilibre ne peut que gêner le plaisir du spectateur… Ainsi l’histoire assez confuse suit les derniers jours du terrible Général Phéridès (Boris Karloff), surnommé « le chien de garde » qui dirige l’armée grecque pendant la guerre des Balkans d’une main de fer. Une nuit il décide de se rendre sur l’île des morts, -un vaste cimetière- où est enterrée sa femme et où il ne s’est pas rendu depuis quinze années. Son caveau a été profané et le corps à disparu… comme dans toutes les tombes ! Il est accueilli dans la seule demeure de l’île où le soir même les occupants vont disparaître, petit à petit, mystérieusement victimes de la une peste septicémique. Comme si le Général avait apporté ce mal avec lui, à moins qu’il n’ait été en lui… Parallèlement un discours mystico-mythologique tentera de trouver une raison surnaturelle aux évènements : ils seraient victimes de la Vorvolaka, une mangeuse d’âmes qui plongerait ses victimes en catalepsie… Déchaînement de l’esthétique que l’on a vu dans les autres productions Lewton aux noirs et blancs envoûtants cependant désamorcée par des dialogues ineptes ou incompréhensibles et une fin incohérente qui devrait nous convaincre que la Mort est une belle délivrance… En quoi cela est-il un message ? Restent des images troublantes que l’on ne trouve pas toujours dans le cinéma fantastique actuel, triste consolation tout de même . Nachiketas Wignesan (1) L’Ile des Morts sera d’ailleurs inspirée d’une toile homonyme (ci-dessous) du peintre suisse, Arnold Böcklin, qui connaîtra cinq versions à partir de 1880. Le décor principal du film copie celui de la peinture. ![]() (2) Pour avoir une idée du créateur omniscient qu’il fut, voir le personnage qu’il inspira partiellement et qui fut interprété par Kirk Douglas dans The Bad and The Beautiful (Les Ensorcelés-1952-Vincente Minnelli). |
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| FICHE TECHNIQUE | ||||
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