))) DOMINO
        
de TONY SCOTT

> ÉDITION COLLECTOR DOUBLE DVD <

 

SYNOPSIS

Jeune mannequin célèbre issu d'une famille en vue, Domino Harvey décide de tout quitter pour devenir chasseuse de primes. Fuyant les défilés et les mondanités, elle se jette dans l'univers de la traque et du danger.
Domino parvient à s'imposer dans l'équipe d'Ed, une référence du métier. Leur première opération manque de tourner au drame, mais Domino sauve la situation grâce à son charme. Dans ce monde de risques et de poursuites, la jeune femme semble trouver son équilibre. Ed la rassure, et Choco ne la laisse pas insensible.
Le trio attire l'attention d'un producteur qui veut en faire les héros d'une émission de télévision en direct. Désormais flanqués de deux présentateurs, Domino et ses comparses s'attaquent à l'affaire la plus explosive qu'ils aient jamais rencontrée. Cette fois, il n'est plus question de coincer un petit truand en cavale, mais d'une incroyable machination impliquant la Mafia et même quelques-uns de leurs proches..... Cette mission-là va être l'occasion de dépasser les limites et de découvrir la vérité de chacun. Pour Domino, la quête de sensations fortes dépasse tout ce qu'elle pouvait imaginer...

   
POINT DE VUE

N'ayant pas fait du message fort, l’élément fondamental de son œuvre, (USS Alabama, Le Dernier Samaritain, True Romance, Man on Fire, le Flic de Beverlly Hills 2), Tony Scott est à l’instar d’un Michael Bay ou d’un Wolgang Petersen, l’un des rouages de l’industrie Hollywoodienne dans ce qu’elle a de plus basique. A la tête depuis 1995 de Scott Free, société de production qu’il détient avec son frère Ridley Scott, le réalisateur américain est un opportuniste dont il faut souligner la qualité du travail.
Sa filmographie, toute tournée vers des films où l’action est omniprésente a inévitablement marqué l’historie d’un certain cinéma (Top Gun, Prédators, Ennemi d’Etat).

On retrouve avec Domino, mais aussi avec son précédent Man on Fire, une volonté avérée de renouer avec la verve de True Romance. Des caractères sombres, traités avec la désinvolture du second degré, un montage énervé, en forme de renaissance d’un univers déjà incarné à l’époque par Christopher Walken.

Dans cette réalisation foisonnante, appuyée par la multiplication insensée de plans à la seconde dans une hystérie pelliculaire estampillée péjorativement « film MTV » par la plupart des critiques à sa sortie, ce Domino à multiples facettes, vaguement inspiré de l’histoire vrai d’une égérie du mannequinnat devenue chasseur de primes, a l’écriture visuel d’un SMS : séquences courtes, torturées et imprécises mais suffisamment explicites pour être comprises, un miracle rendu possible par la voix-off salvatrice de l’héroïne qui permet au spectateur de comprendre une narration volontairement dispersée en flashback et flashforward.
Pris dans un flot de séquences coupées sur le rythme épileptique d’un Clip vidéo avec son enchaînement de soft sexe (une fesse toutes les dix minutes) et de rock’n roll (ce second degrès tout assumé), le spectateur subit mais apprécie malgré tout, aidé en cela par un fil conducteur parfaitement étudié... car après avoir surfé un temps sur la vague de l’Américan Dream (Top gun , Jour de Tonnerre), Tony Scott revient à un style générationel. Sans revenir sur le cliché facile de la génération MTV, qu’une certaine critique un poil réac’ s’enorgueillit de ressortir dès lors que deux images se suivent un peu trop rapidement, on peut dire que Domino vise une cible bien particulière. Film zapping dans sa construction (séquences courtes, voix-off explicatives, insert textes,...), Domino tente d’offrir un maximum de plaisir pour un minimum d’efforts.
On retrouve ici tout l’art de ce réalisateur américain, digne représentant de ce qu’Hollywwod a « d’industriel ». Jouant ici sur la fibre rebelle incarnée par cette fille à papa devenue un quasi gangster, la mèche décolorée et le nunjaku en bandoulière, il touche la corde sensible de l’ado et de son aîné post-ado (15- 30 ans). Mettant en tête d’affiche quelques acteurs rares, un peu vintage (Mickey Rourke, Christopher Walken), livrant une bande son à l’accent gangsta rap, faite d’allusions au cinéma culte des années 80 (Point Break pour les méthodes de hold-up), Tony Scott réalise une fois de plus un divertissement au goût du jour qui fonctionne parfaitement, prouvant sa capacité à sentir l’air du temps.

Symbole de cette modernité éprouvée, ce modèle de lunettes « aviateur » portée et rendue célèbre par Tom Cruise dans Top Gun, particulièrement à la mode aujourd’hui et juchée sur le minois d’une Domino au top de sa branchitude.
Voilà le savoir-faire de ce réalisateur américain, marqué par le sceau de l’absence de sincérité qui fait partie de ces artistes, ou plus précisément de ces artisans du cinéma s’attachant avant tout à satisfaire l’appétit de leurs spectateurs... et Domino de ce point de vue est une réussite. .


Julien Hoarau







FICHE TECHNIQUE
  •  LE FILM
    Interdit aux moins de 12 ans
    Sortie en salles le 23 Novembre 2005

    Réalisation : Tony Scott
    Scénario : Richard Kelly, Steve Barancik
    Producteurs : Samuel Hadida, Tony Scott
    Producteurs exécutifs : Barry Waldman, Victor Hadida, Lisa Ellzey, Skip Chaisson
    Directeur de la photographie : Daniel Mindel
    Chef décorateur : Chris Seagers
    Chef monteur : William Goldenberg, A.C.E.
    Compositeur : Harry Gregson-williams
    Distributeur : Métropolitan Film
    Editeur DVD : Metropolitan FilmExport

    Avec:
    Domino Harvey : Keira Knightley
    Taryn Miles : Lucy Liu
    Ed : Mickey Rourke
    Mark Heiss : Christopher Walken
    Choco : Edgar Ramirez
    La mère de Domino : Jacqueline Bisset
    Dans son propre rôle : Ian Ziering
    Dans son propre rôle : Brian Austin Green
    Claremont Williams III : Delroy Lindo
    Kimmie : Mena Suvari


    Site officiel du film

  •  LE DVD
    Bénéficiant d’un packaging ultra collector, cette édition française de Domino a été supervisée par le producteur du film, Samuel Hadida

    Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 2.35
    Son : Dolby Digital 5.1 et DTS Anglais, Français
    Sous-titres : Français
  •  BONUS
    Très fournis, visant certainement à justifier l'achat d'un DVD cherchant à compenser les carences économiques d'un film n'ayant pas connu le succès escompté lors de sa sortie, les Bonus de Domino se présentent comme un véritable documentaire sur le film et ses personnages.
    Outre les commentaires, désormais classiques sur ce type de contenu, sur la réalisation de certaines scènes clés du film, ce sont surtout les témoignages de la véritable Domino Harvey et de son accolyte Choco qui donnent tout son intérêt à ce supplément.
    On apprend notamment comment le projet du film a été porté par ceux dont il s'est inspriré... ces derniers avouant clairement à quel point l'idée de la célébrité les attirait.
    Et c'est finalement la principale information de ces bonus d'une rare exhaustivité. JH


    DISQUE 1

    * Le commentaire audio de Tony Scott et Richard Kelly (vost)
    * Les réunions de travail de Tony Scott, du producteur Zach Schiff-Abrams, et de Richard Kelly, rejoints par Tom Waits (122 mn / vost / version audio uniquement)
    * Lien Internet vers le site français du film

    DISQUE 2
    DOMINO HARVEY
    * « Je suis chasseur de primes » (19 mn / vost) : l’histoire authentique de Domino Harvey, illustrée par des images d’archives et par de nombreux témoignages incluant ses proches.

    * Entretien entre Richard Kelly et Domino Harvey (20 mn / vost / version audio uniquement) : montage audio de conversations enregistrées pour la préparation du film.
    Tony Scott

    * « Filmer sous acide » (10 mn / vost) : description du style visuel expérimental de Tony Scott, incluant le témoignage de son fidèle directeur de la photographie, Dan Mindel.

    * « Face à face » (9 mn / vost) : la première action armée impliquant Domino met face à face les chasseurs de primes et les membres d’un gang. Tony Scott et ses collaborateurs racontent la préparation de cette séquence sous tension, et le casting mené auprès de vrais délinquants pour plus de réalisme.

    * 7 scènes coupées en 5.1 avec le commentaire optionnel de Tony Scott (8 mn / vost)

    SAMUEL HADIDA
    * Entretien réalisé pour la sortie du DVD (10 mn / vf)
    * Une journée sur le plateau avec Samuel Hadida (6 mn / vost)

    LES INTERVIEWS
    * Entretien inédit avec Mickey Rourke (26 mn / vost) : portrait d’un enfant terrible du cinéma américain.

    * Interview d’Edgar Ramirez (5 mn / vost)

    * Rencontre avec Tom Waits (6 mn / vost) : l’évocation d’un artiste exceptionnel illustrée de nombreuses images du tournage et de témoignages de l’équipe du film.

    * « Génération X » (10 mn / vost) : Richard Kelly, Brian Austin Green & Ian Ziering évoquent la série Beverly Hills et reviennent sur la période Clinton des années 90.

    LES SCÈNES D’ACTION
    * « La maîtrise du sol » (5 mn / vost) : l’entraînement de Keira Knightley au nunchaku et au couteau, dévoilé par le célèbre chorégraphe et cascadeur Jeff Imada.

    * « Sortie de route » (5 mn / vost) : reportage sur l’accident du mobile-home dans le désert.

    * « L’aiguille dans le ciel » (8 mn / vost) : la préparation de la séquence d’action finale à Las Vegas.

    MATÉRIEL PROMOTIONNEL
    * Le making of « Cinemax » présenté par Brian Austin Green & Ian Ziering (13 mn / vost)
    * La galerie de photos
    * La bande-annonce du film (vf / vost)
    * Le teaser (vost)
    * Les spots TV (vost)
    * Module rom : l’intégralité du site officiel français

    LES BANDES-ANNONCES (vf / vost) :
    * A History of Violence
    * Today You Die - double riposte
    * Good Night, and Good Luck
    * Destination finale 3

PROPOS DE TONY SCOTT


Le réalisateur Tony Scott connaissait personnellement Domino Harvey. Il observe : « Pour moi, Domino a toujours été une source d'inspiration. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi indépendant. Son parcours est à son image, magnifique et sans compromis. »

Très vite il fut question de réaliser un film inspiré de sa vie sans être strictement biographique. Le réalisateur n'a d'ailleurs pas utilisé les vrais noms des protagonistes puisqu'il ne suit pas exactement leur histoire. Samuel Hadida, le producteur, commente : « Le film est une fiction, une palpitante aventure portée par la force de la personnalité de son héroïne. Domino a toujours choisi son chemin, en méprisant les facilités. Plus qu'à son histoire, c'est à son esprit de liberté que nous sommes attachés. »

Au fil des années, un lien très fort s'est noué entre Domino Harvey et Tony Scott. Il se souvient : « Je ne cessais de la mettre en garde. Mais rien n'y faisait. Plus que tout, elle aimait cette vie dangereuse. Elle disait que rien ne lui avait jamais procuré de telles sensations. Je crois que cette existence extrême l'aidait à faire taire les doutes qui la tourmentaient. »
Il ajoute : « quand je l'ai rencontrée, elle vivait à Beverly Hills, avec sa mère et son beau-père, un célèbre restaurateur. Elle évoluait entre deux mondes, deux univers qui n'avaient pas grand chose en commun. D'un côté le luxe, la célébrité, les relations mondaines et de l'autre, la face sombre de la vie, la traque de criminels et les risques les plus insensés. Elle menait une double vie. Lorsqu'elle rentrait de mission, elle rangeait ses armes au fond du garage et enfilait une robe. »

Un scénario original
Tony Scott a consulté plusieurs scénaristes, mais leurs adaptations étaient toutes trop linéaires à son goût. C'est Richard Kelly qui lui a offert ce qu'il espérait. Le réalisateur raconte : « J'avais remarqué son film, Donnie Darko. Son approche est originale et très imaginative, il n'hésite pas à mélanger les genres sans jamais les diluer au détriment les uns des autres. Il a su s'approprier l'histoire en gardant l'essence des personnages. »

Le réalisateur ajoute : « l'histoire fonctionne comme un puzzle, elle s'assemble au fur et à mesure des informations montrées ou distillées. Le processus est beaucoup plus viscéral que lors d'une narration classique. L'histoire progresse par ce que l'on voit, mais aussi par ce que l'on ressent. A chaque étape clé de l'intrigue, Domino joue symboliquement son destin à pile ou face. Pile signifie la vie, face, la mort. Cette image est récurrente et omniprésente. Domino apparaît alors dans toute son audace, mais aussi dans sa fragilité. C'est l'un de ses paradoxes, c'est l'une de ses vérités. Elle a cependant toujours cherché à vivre à fond.»

Une fois le scénario rédigé, Tony Scott s'est adressé à un partenaire et ami de longue date ; Samuel Hadida, déjà producteur de True Romance. Le réalisateur observe : « Samuel m'a toujours fait confiance, et sur ce film, c'était crucial. Le sujet est délicat et son traitement particulier. Il m'a laissé travailler librement. »
Samuel Hadida et son frère, Victor Hadida, producteur exécutif, ont tout de suite été enthousiastes à l'idée de travailler à nouveau avec Tony Scott. Domino avait toutes les caractéristiques des projets atypiques qu'ils aiment promouvoir et financer.

À propos de Keira Knightley
Tony Scott explique : « Domino est l'une des personnalités les plus fascinantes qu'il m'ait été donné de rencontrer. J'ai tout de suite su que Keira Knightley serait parfaite pour le rôle. Elles ont en commun certains points essentiels : elles sont britanniques, et refusent de se laisser enfermer dans les conventions. Elles tracent leur route à l'instinct, sans compromis, et s'imposent là où on ne les attend pas. Et en plus, elles sont belles ! »

Tony Scott a remarqué Keira Knightley dans Pirates Des Caraïbes. Samuel Hadida l'avait déjà vue dans Joue-la Comme Beckham, qu'il a distribué. Le producteur raconte : « Keira avait le charme et le charisme que nous recherchions pour le personnage. C'est pourquoi nous nous sommes pliés aux délais très courts auxquels elle nous contraignait. »

A la rencontre des chasseurs de primes.
Aussi fictive l'histoire soit-elle, Tony Scott voulait la traiter avec réalisme. L'équipe a bénéficié des conseils de Zeke Unger, chasseur de primes depuis plus de vingt ans, propriétaire et directeur de l'agence Little Zeke's Bail Bonds. Son expérience et ses compétences ont été très précieuses pour le scénariste Richard Kelly et les acteurs Keira Knightley, Edgar Ramirez et Mickey Rourke, qui ont suivi une formation avec lui.

Après seulement quatre jours de congé entre la fin du tournage d'Orgueil Et Préjugés et le début de celui de Domino, Keira Knightley s'est consacrée toute entière aux répétitions, commençant avec Edgar Ramirez par un stage de deux jours au camp d'entraînement de Zeke Unger. Ils ont tout appris sur les mises en liberté provisoire, la loi et ses zones d'ombre, l'autodéfense, le maniement des armes et quelques stratégies clés. De son côté, Mickey Rourke a eu des cours particuliers avec Zeke Unger.

Le maniement des armes n'a pas vraiment séduit Keira Knightley. Cependant, elle a aimé apprendre à se faufiler discrètement dans un bâtiment, chercher un suspect et affronter le danger avec ses coéquipiers. Elle souligne : « Même si aucune de nos armes n'était chargée et que notre redoutable adversaire était un collègue, mon cœur s'accélérait à chaque partie de cache-cache. »

L'actrice a reçu quelques leçons d'arts martiaux avec Ed Chow pendant les derniers jours du tournage d'Orgueil Et Préjugés en Angleterre. Le cascadeur et spécialiste en arts martiaux jeff Amada s'st chargé de parfaire sa maîtrise des Nunchaku, une arme de combat redoutable. Il lui a également enseigné comment se servir d'un poignard.
(Notes de production)

>>> Domino Harvey


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