))) SOLARIS         
     de Andreï TARKOVSKI    / 2 DVD

 

  • Titre original: Soliaris
  • Grand Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes 1972
  • 160 minutes (+Bonus 19'), couleur et n&b ,1972, URSS.
  • Sortie à la Vente en DVD le 25 Mai 2005
    Distribué par : MK2
  • Prix de vente conseillé : 27,50 €
 
  SYNOPSIS
 


Sur la planète Solaris bouillonne un mystérieux océan, immense inconscient collectif où les pensées, les souvenirs et les rêveries des hommes prennent corps pour venir les hanter. Kelvin, un psychologue, est envoyé dans la station orbitale dont l'équipage étudie la vie de Solaris. Quand il arrive dans la station, il découvre que son ami, le physicien Gibarian, s'est suicidé, et que les deux autres savants sont dans un état nerveux inquiétant. Au détour des couloirs, errent des personnages dont la présence dans la station est inexplicable...















 
     
POINT DE VUE  

Lorsque Tarkovski commence à travailler sur Solaris, 1 an auparavant sort sur les écrans, 2001 Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick. Même si ces 2 cinéastes ont un style radicalement différent, il est difficile de ne pas les rapprocher. On est même tenté de dire que Solaris commence là où s'arrête 2001. Cette quatrième dimension énigmatique dans laquelle se retrouve Bowman (Keir Dullea) à la fin de son voyage spatial ressemble de beaucoup à l'univers dans lequel erre Kelvin, le savant envoyé en mission sur la planète Solaris. Les 2 cinéastes ont en commun cette même exploration du cerveau humain: dans 2001, Bowman se retrouve face à son destin, sa propre mort, quand Kelvin se mesure à son inconscient en retrouvant sa femme morte 10 ans auparavant.

Mémoire, souvenirs, fantasmes, hallucinations collectives, Solaris est une immersion dans un univers parallèle, un monde paradoxal où se côtoient le passé et le présent, le réel et le fantasme, la pesanteur et l'apesanteur, la mort et le sommeil. Tarkovski filme sur le même plan ces réalités paradoxales et c'est ce qui les rend si troublantes et profondes.

Comme dans presque chacun de ses films, Tarkovski commence par filmer la nature. Un cours d'eau, des algues chancelantes comme des cheveux, un chêne robuste. Truffaut disait que l'on reconnaît un grand cinéaste à sa capacité à filmer un arbre. Tarkovski est sans aucun doute (avec Werner Herzog) celui qui sait le mieux filmer la "respiration" de la nature, ainsi que son mystère. Et c'est peut-être l'absence de cette nature qui rend les hommes fous dans la station orbitale de Solaris ? L'un d'entre eux s'est suicidé, les autres ont des visions. Alors, ils tentent de recréer cette nature en attachant du papier à un ventilateur pour reproduire le son du vent dans les feuillages. Ou c'est dans un tableau de Bruegel accroché au mur, figurant de majestueux paysages que les scientifiques peuvent se ressourcer.
La nature est au coeur du film. Une nature maternelle, matricielle. Et la planète Solaris apparaît comme un immense océan de plasma qui agit sur les hommes comme un révélateur de leur inconscient. Kris Kelvin y retrouve sa femme mais aussi sa mère. Solaris est non seulement un film philosophique mais aussi un film d'amour: "La mission de Kelvin n'a peut-être qu'un seul but: montrer que l'amour de l'autre est indispensable à toute vie." (1)

Laurent Devanne

(1) Propos de Tarkovski extrait d'un ouvrage de référence consacré au cinéaste par Antoine de Baecque aux Editions des Cahiers du cinéma.

 
FICHE TECHNIQUE    

    LE FILM

    Le film est en 2 parties (une sur chaque dvd). Amputé de 6 minutes lors de sa sortie en 1972, le film figure ici dans sa version intégrale. Les scènes censurées sont présentées en version originale sous-titrées français.

    Réalisation: Andreï Tarkovski
    Interprètes: Natalia Bondartchouk (Harey), Donatas Banionis (Kris Kelvin), Jüri Järvet (Snaut), Vladislav Dvorjetski (Burton), Nikolai Grinko (le père de Kris), Anatoli Solonitsyne (Sartorius), Sos Sarkissian (Gibarian)
    Scénario: Andreï Tarkovski & Frédéric Gorenstein, d'après le roman de Stanislas Lem Solaris.
    Image : Vadim Youssov
    Son: Simon Litvinov
    Décor: Mikhaël Romadine
    Montage: Ludmila Feiguinova
    Musique: Edouard Artemiev (et Prélude choral en fa mineur de JS Bach)
    Production: Mosfilm.

    Distribution: Michele Dimitri Films, Columbia Pictures, Gaumont.

                                              
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    LES DVD

  • Image : 2 DVD 9 - Toutes zones - PAL - Tous publics
    Ecran 16/9– Format 1:85
  • Audio: version originale russe 5.1 - version française 5.1 - version anglaise 5.1
  • Sous-titres: français, russe, anglais, espagnol, italien, hollandais, japonais, suédois, allemand, portugais, hébreu, arabe, chinois (Taïwan)
  • Menus: français, russe, anglais
  • Durée du film: 2h40 (en 2 parties: 76' + 84')
  • Bonus (un peu décevants compte tenu de la richesse du film. On aurait pu espérer une analyse d'un critique ou des documents de tournage plus intéressants).

    DVD 1
    * Andreï Tarkovski raconté par sa soeur (2')
    * Biographies de Andreï Tarkovski et Stanislas Lem
    * Filmographies du décorateur, scénariste, compositeur et directeur de la photo.
    * Galerie de photos
    * Bandes-annonces cachées dans les filmographies

    Bonus caché
    : Extrait du film L'interrogatoire du pilote Pearks, d'après le roman de
                       Stanislas Lem.

    DVD 2
    * Interview de Natalia Bondartchouk, comédienne (6')
    * Biographies de Andreï Tarkovski et Stanislas Lem
    * Filmographies des acteurs
    * Galerie de photos
    * Portrait de Donatas Banionis, comédien (11')