))) ASSURANCE SUR LA MORT
      de Billy WILDER

 

  • COFFRET DOUBLE DVD COLLECTOR
  • Film noir - 1944 - États-Unis - 1h43
  • Sortie à la Vente en DVD le 7 novembre 2006
    Éditions Carlotta
  • Prix de vente conseillé : 27€
SYNOPSIS

Agent d’assurances, Walter Neff est fasciné par Phyllis Dietrichson, l’une de ses clientes. Ensemble, ils préparent l’assassinat de son mari, non sans que Walter ait fait souscrire à ce dernier un contrat d’assurance accident. Mettant leur crime à exécution, les deux complices pensent avoir réussi le coup du siècle jusqu’à ce que le paiement soit gelé par l’enquête que mène le chef du service contentieux Barton Keyes…

POINT DE VUE

Les années 1930 à Hollywood furent celles de l’âge d’or des films de gangsters dont le grand public ne retient aujourd’hui guère que Scarface (Scarface, Shame of a Nation-1932) de Howard Hawks qui n’est pourtant que la partie émergée d’une production foisonnante. La prohibition de l’alcool (afin de moraliser le pays), son commerce illégal par la Mafia et la pègre, la violence sociale née de la crise économique de 1929 et la montée des divers fascismes et nazismes ains que l’approche de la guerre, trouvèrent ainsi un écho agressif dans le cinéma américain de l’époque qui ne fut donc que le reflet d’un monde troublé. Ces gangster-movies ont pour héros des psychopathes sanguinaires qui meurent systématiquement à la fin (censure oblige !) mais démontrent comment le pouvoir rend fou et à quel point la société est dirigée par la violence. Ils démontrent une perte générale des repères moraux… Ce furent sans doute les premiers films à écorner puis à nier le rêve américain : il est impossible de partir de rien et devenir riche, puissant… à moins de le faire illégalement. Au désespoir des autorités, le public fut fasciné par ces antihéros. Evidemment, ces films sont sur la corde raide avec les contraintes de la censure… ce qui les oblige à sublimer leur mise en scène. Ces gangster-movies sont, si l’on veut bien les voir ainsi, des documentaires moraux sur le combat entre le Bien et le Mal.


Avec la Seconde Guerre Mondiale, le genre disparaît petit à petit aux USA et se métamorphose en ce que les intellectuels français appelleront plus tard le film noir en référence au roman noir (James M. Cain, Raymond Chandler, William Faulkner…) qui explosait durant les années 1930. Le film noir est un cinéma d’atmosphère et de climat, exclusivement tourné en noir et blanc, comme son nom l’indique. C’est une variante des influences de l’expressionnisme allemand dans le cinéma américain – mais pas seulement. Le lien n’est pas que le fruit du hasard avec l’expressionnisme puisque nombre des réalisateurs ou techniciens de ces films sont des allemands exilés aux USA au moment de l’émergence d’Hitler. Le film noir naît du pessimisme hérité de la guerre : il n’y a plus de manichéisme, le héros meurt très souvent victime d’une femme fatale… Cette femme trop belle pour le héros est la définition du Mal qui détourne le brave homme du droit chemin. Cette femme vénéneuse concrétise pour beaucoup la peur de la femme née dans les années de guerre où elles furent nombreuses à quitter leurs foyers pour remplacer brillamment les hommes partis au combat dans des tâches d’hommes. Ce sont des films du retour à l’ordre moral qui suit la guerre mais qui ne peuvent s’empêcher d’être profondément pessimistes…

En guise de définition de ce genre, retenons celle que donne Patrice Brion dans son ouvrage de référence Le Film Noir (Ed. La Martinière) : « …les films noirs sont des films d'atmosphère, ils illustrent une morale tragique : quelle que soit la direction que tu prendras, le destin finira par te rattraper». Ils reprennent donc les bases de la tragédie grecque… Voilà pour affirmer la richesse d’un genre peu reconnu à l’époque.


Après deux premières œuvres américaines efficaces, Uniformes et Jupons et les 5 secrets du désert (notre critique du coffret DVD ici), Billy Wilder a prouvé aux pontes d’Hollywood qu’il n’est pas qu’un scénariste doué mais aussi un solide réalisateur et directeur d’acteurs alors que ses producteurs semblaient bien lui avoir offert ces deux films afin qu’il s’effondre devant la tâche et demeure le scénariste vedette qu’il était ! Pour sa troisième réalisation américaine, et incontestablement son premier chef-d’œuvre, Billy Wilder décide de se plonger dans une œuvre plus originale en adaptant le roman sulfureux de James M. Cain , Double Indemnity in Three of a Kind publié originellement en épisodes à partir de 1935.

À James Cain, Wilder emprunte sa narration âpre et mécanique mais désire que ses personnages parlent différemment des autres productions du moment. Aussi décide-t-il de travailler en collaboration avec un autre auteur de cette littérature noire, le maître de la phrase assassine, Raymond Chandler qui travailla –contraint par des problèmes financiers dus à son alcoolisme notoire- pour la première fois pour le cinéma.

Assurance sur la Mort n’est aucunement un polar comme il s’en réalisait majoritairement à l’époque, reposant sur un scénario ingénieux repoussant au maximum la révélation finale avec un suspense haletant. Le film noir s’inspirant de la tragédie antique où il s’agit seulement de suivre le destin funeste des héros nous sommes juste invités à voir comment notre héros va chuter. Ainsi dès les premières minutes du film, le héros tragique, Walter Neff (Fred MacMurray) grièvement blessé d’un coup de feu entreprend de dicter ses confessions destinées à son père spirituel, Keyes (= les clés ? C’est grâce à lui que l’histoire s’éclaircira…), à un enregistreur à cylindre en débutant avec la célèbre phrase : «C’est moi qui l’ai tué. Moi, Walter Neff, courtier en assurances, 35 ans, célibataire, pas de cicatrices… jusqu’à récemment. Oui je l’ai tué. Pour de l’argent et pour une femme. Je n’ai pas eu l’argent…et je n’ai pas eu la femme. Bien joué non ?». Billy Wilder ira beaucoup plus loin encore avec Sunset Bld (Boulevard du Crépuscule-1950) puisque la narration est assumée par un mort, le héros qui se propose de nous expliquer comment il a fait pour se retrouver noyé dans une belle piscine…

Dans un chapelet de «flashbacks dramatisés», Fred raconte comment en allant vendre une police d’assurance automobile il rencontra une femme vénéneuse –prototype absolu de la femme fatale-, la peroxydée et fuselée Barbara Stanwyck qui joue Phyllis (= syphilis ?) Dietrichson. En le vampant, elle convainc facilement le faible Fred de vendre –à son insu- une assurance vie à son mari qu’elle déteste et ensuite de l’aider à se débarrasser de lui. Avec l’argent ils pourront aller vivre leur amour ailleurs. Afin de doubler la prime, le mari doit mourir dans un accident de train. Tout va bien jusqu’à ce que le supérieur de Fred, Keyes (Edward G. Robinson) ne suspecte un assassinat. Evidemment, le pauvre Fred deviendra la prochaine victime de Phyllis… Mais comme nous le disions, le plus envoûtant ici est d’assister à la chute dans les limbes d’un Fred étrangement impavide.

Tout n’est qu’apparences et sous-entendus dans l’univers du film noir : par exemple la blondeur aussi immaculée qu’artificielle de la femme fatale tente désespérément de camoufler sa noirceur intérieure… Ainsi nous sommes plongés dans le monde du double sens où la vérité est plus que relative. Aussi, la dualité indiquée par le titre original, Double Indemnity n’est qu’une tentative de nous avertir à voir différemment la vie –par delà les apparences. À faire attention aux signes que ponctuent la photographie du génial chef opérateur John Seitz, véritable architecte des ambiances nocturnes, en projetant –pour l’anecdote- des particules d’aluminium dans les airs afin de rendre les pénombres plus réalistes. Ainsi, lors de sa première rencontre avec Phyllis, Fred ne cesse de faire des insinuations grivoises que la femme relève sans s’en offusquer car c’est elle qui le chasse et non l’inverse (Fred réalisera plus tard qu’il est l’«hameçon» !).

Toujours dans cette première rencontre qui signe la condamnation morale et à mort de Fred, il est mesmérisé par les jambes nues de Phyllis qu’il voit dévaler les escaliers. Il regrette qu’il y ait «ce stupide escalier entre nous» comme une barrière sociale ou morale avec des barreaux très concrets qui lui empêchent d’accéder à l’objet désiré. Mais aussitôt a-t-il fauté par la pensée qu'il est condamné car poursuivi par les ombres de persiennes ou autres barreaux qui se projettent désormais sur lui comme pour nous indiquer son destin plus que funeste qui sera en prison puis au cimetière ! De même le film passe de la lumière à une pénombre tendant à la noirceur la plus absolue parallèlement à la chute des personnages. Cette mort qui le talonne, Fred la sent très vite après avoir couché pour la première fois avec Phyllis qui l’a contaminé puisqu’en sortant dans la nuit il se retourne sur lui-même et réalise qu’il «n’entend plus ses propres pas. C’était les pas d’un homme mort !» . Le destin l’avait averti de sa terrible destiné et il l’accepta presque serein…

Un film comme on dit « séminal »… Il a servi de modèle à tant d’autres films noirs de son époque (voir plus bas une liste des plus grands films noir) et le plus étonnant c’est qu’il demeure –grâce à sa grande modernité- une référence pour les créateurs actuels. Un film si moderne que l’on peut se demander assez objectivement dans quelle mesure il n’a pas influencé un cinéaste comme David Lynch.

Nachiketas Wignesan

 


 
FICHE TECHNIQUE
  •  LE FILM
    Titre original: Double indemnity
    Réalisation : Billy Wilder
    Scénario: Billy Wilder, Raymond Chandler
    d’après le roman de James Cain
    Photo: John Seitz
    Musique: Miklos Rozsa & Victor Schertzinger (chanson "Tangerine")
    Distributeur : Action Cinéma

    Avec:

    Fred MacMurray ... Walter Neff
    Barbara Stanwyck ... Phyllis Dietrichson
    Edward G. Robinson ... Barton Keyes
    Porter Hall ... Mr. Jackson
    Jean Heather ... Lola Dietrichson
    Tom Powers ... Mr. Dietrichson
    Byron Barr ... Nino Zachetti
    Richard Gaines ... Edward S. Norton, Jr.
    Fortunio Bonanova ... Sam Garlopis
    John Philliber ... Joe Peters

  •  LES DVD
    PAL - Zone 2 - Noir & blanc
    Menu: musical et animé
    Chapitrage: animé
    Image & Son :
    Image: 1,33 - Ecran: 4/3
    Langues: Anglais Dolby Digital et DTS - Français Mono
    Sous-titres: Français




  • BONUS

    DVD 1
    * COMMENTAIRE AUDIO
    (VOST) du scénariste Lem Dobbs (Dark City, L’Anglais) et de l’historien du cinéma Nick Redman

    * BANDE-ANNONCE D'EPOQUE
    (2')


                                                  
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    DVD 2
    * DOUBLE INDEMNITY version TV
    (1973 – 70 mn)
    Dans la tradition des remakes télévisés orchestrés dans les années 60 et 70, Assurance sur la mort n’échappe pas à la règle. Une reprise de l’œuvre originale de Billy Wilder, avec Richard Crenna, Samantha Eggar et Lee J. Cobb dans les rôles principaux.

     
    Si l’on avait besoin d’un critère objectif pour évaluer le statut de chef d’œuvre d’un film, il suffirait simplement d’en considérer le remake –c’est d’ailleurs un nouveau filon de ces dernières années du cinéma contemporain. Disons-le clairement, ce téléfilm adapté (ou plutôt pâlement photocopié) de Double Indemnity réalisé pour l’anniversaire des trente ans de la sortie du film de Billy Wilder n’est qu’une double consternation.
    D’abord parce que les années soixante-dix fut une époque de renouvellement total du cinéma classique hollywoodien, de folie créatrice et de liberté plastique… or ce téléfilm ce calque esthétiquement sur n’importe quel épisode de Starsky & Hutch.
    D’autre part et paradoxe profond, le scénario, les dialogues, le casting (Richard Crenna et Samantha Eggar), les mouvements de caméra, les cadrages sont à l’identique du modèle excepté l’utilisation de couleurs qui gâchent le fondement même du film noir ! Le charme du film de Billy Wilder reposait sur un crépuscule angoissant et un parfum vénéneux –ici tout est trop clair voire transparent. Enfin, le téléfilm qui se doit d’être formaté pour le passage TV ne peut donc durer que 70 minutes (l’original dure 106 minutes) qui l’obligent à compresser le temps et l’action et ne laissent plus aucun moment de réflexion ou d’introspection aux protagonistes perdus dans l’espace. Cela dit cette expurgation de mise en scène nous permet d’apprécier à quel point Billy Wilder sait construire un récit puisqu’il ne reste que cela ici… NW


                                                  
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    * LES OMBRES DU SUSPENSE
    (38 mn)
    Un documentaire inédit sur le film où se croisent au gré d’entretiens des spécialistes du genre tels que Eddie Muller, Alain Silver et l’écrivain James Ellroy (Le Dahlia noir).


    Documentaire « à l’américaine », c'est-à-dire parfois très (trop ?) élogieux mais complet surtout de ces détails et anecdotes qui ravissent une catégorie des cinéphiles. L’autre force de ce genre de documentaire hagiographique c’est qu’il sait réunir des spécialistes universitaires mais aussi de grands noms tels que James Ellroy qui crie son amour pour le film ou un William Friedkin… On apprend tous les détails des relations houleuses entre Billy Wilder et Raymond Chandler pendant l’écriture du scénario. Ce dernier se plaignant même dans des notes de service que Wilder porte son chapeau pendant les séances de travail ! Wilder réalisera plus tard La Poison qui dénonce les dérives d’un écrivain dues à l’alcool. Sans nul doute, il se serait inspiré de l’exemple que lui offrait Chandler… Le casting désespéré du héros, Fred MacMurray jusqu’alors cantonné dans des productions familiales Disney…
    Une introspection de la petite histoire du cinéma qui n’est pas sans charme.
    NW


                                                  
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    * LA DERNIERE CIGARETTE
    (35 mn)
    Exclusif à l’édition DVD française. Une enquête sur les motivations artistiques de Billy Wilder et sur la conduite d’un personnage devenu l’un des criminels les plus emblématiques du genre.

    Documentaire français produit pour l’édition de Carlotta charpenté autour de deux intervenants, Marc Cerisuelo, maître de conférences à Paris-VII -spécialiste de Billy Wilder- et Jean-Pierre Morel, professeur de littérature comparée à Paris-III. Leurs points de vues se croisent et se décroisent afin d’analyser et éclaircir le film d’un point d vue cinématographique ou sur l’analyse littéraire. Retour sur la relation Chandler-Wilder. Cerise sur le gâteau : discussion sur des photogrammes perdus de la première fin du film où le héros en prison partait vers la chaise électrique. NW

QUELQUES IMAGES DU FILM RÉCOLTÉES SUR LA TOILE


Bande annonce

Scène d’ouverture

Montage de scènes

Clip vidéo d’Amon Tobin reprenant les images de Double Indemnity

Parodie autour de Double Indemnity

(Sources: YouTube)

 


Courte liste chronologique et subjective de grands Films Noirs américains
par Nachiketas Wignesan


Les prémices du Film Noir

1940
Rebecca (Alfred Hitchcock)
Stranger on the Third Floor (Boris Ingster)
1941
Citizen Kane (Orson Welles)
High Sierra – La Grande Evasion (Raoul Walsh)
The Maltese Falcon – Le Faucon Maltais (John Huston)
Suspicion – Soupçons (Alfred Hitchcock)
1942
Casablanca (Michael Curtiz)
The Falcon Takes Over (Irving Reis)
The Glass Key – La Clé de verre (Stuart Heisler)
This Gun for Hire – Tueur à gage (Frank Tuttle)
1943
Shadow of a Doubt (Alfred Hitchcock)


Le Film Noir « officiel »
1944
Double Indemnity – Assurance sur la Mort (Billy Wilder)
Laura (Otto Preminger)
Murder, My Sweet – Adieu ma belle (Edward Dmytryk)
Gaslight – Hantise (George Cuckor)
The Woman in the Window – La femme au portrait (Fritz Lang)
Phantom Lady – Les Mains qui tuent (Robert Siodmak)
To Have and To Have Not – Le Port de l’Angoisse (Howard Hawks)
1945
Cornered (Edward Dmytryk)
Detour (Edgar Ulmer)
The House on 92nd Street – La Maison de la 92ème rue (Henry Hathaway)
Mildred Pierce – Le Roman de Mildred Pierce (Michael Curtiz)
Scarlet Street – La Rue Rouge (Fritz Lang)
Spellbound - La Maison du Docteur Edwardes (Alfred Hitchcock)
1946
The Big Sleep – Le Grand Sommeil (Howard Hawks)
The Black Angel – L’Ange noir (Roy William Neill)
The Blue Dahlia – Le Dahlia Bleu (George Marshall)
The Dark Corner – L’Impasse Tragique (Henry Hathaway)
The Lady in the Lake – La Dame du Lac (Robert Montgomery)
Gilda (Charles Vidor)
The Killers – Les Tueurs (Robert Siodmak)
Leave Her to Heaven – Péché Mortel (John M. Stahl)
Notorious – Les Enchaînés (Alfred Hitchcock)
The Postman Always Rings Twice – Le Facteur sonne toujours deux fois (Tay Garnett)
So Dark the Night (Joseph H. Lewis)
Somewhere in the Night – Quelque Part dans la Nuit (Joseph L. Mankiewicz)
The Strange Love of Martha Ivers – L’Emprise du crime (Lewis Milestone)
The Stranger – Le Criminel (Orson Welles)
1947
Born to Kill (Robert Wise)
Dark Passage –Les Passagers de la nuit (Delmer Daves)
Brute Force – Les Démons de la Liberté (Jules Dassin)
Crossfire – Feux Croisés (Edward Dmytryk)
Dead Reckoning – En Marge de l’enquête (John Cromwell)
Kiss of Death – Le Carrefour de la Mort (Henry Hathaway)
Out of the Past –L’Empreinte du passé/ La Griffe du passé
Pendez-les haut et court (Jacques Tourneur)
Possessed – Possédée (Curtis Bernhardt)
Pursued – La Vallée de la Peur (Raoul Walsh)
Red House (Delmer Daves)
Ride the Pink Horse – Et Tournent les chevaux de bois (Robert Montgomery)
1948
The Big Clock – La Grande Horloge (John Farrow)
Call Northside 777 – Appelez Nord 777 (Henry Hathaway)
Cry of the City – La Proie (Robert Siodmak)
Force of Evil –L’enfer de la corruption (Abraham Polonsky)
The Guilty (John Reinhardt)
He Walked by Night – Il Marche dans la nuit (Alfred L. Werker)
Key Largo (John Huston)
The Lady From Shanghai – La Dame de Shanghai (Orson Welles)
The Naked City – La cité sans voiles (Jules Dassin)
Sorry, Wrong Number – Raccrochez c’est une erreur (Anatole Litvak)
1949
Criss Cross – Pour toi j’ai tué (Robert Siodmak)
D.O.A. – Mort à l’arrivée (Rudolph Maté)
The Reckless Moment (Max Ophüls)
The Set-Up – Nous avons gagné ce soir (Robert Wise)
The Third Man – Le Troisième homme (Carol Reed)
They Live by Night – Les Amants de la Nuit (Nicholas Ray)
White Heat – L’Enfer est à lui (Raoul Walsh)
1950
The Asphalt Jungle – Quand la ville dort (John Huston)
Dark City – La Main qui venge (William Dieterle)
In A Lonely Place – Le Violent (Nicholas Ray)
Night and the City – Les Forbans de la Nuit (Jules Dassin)
Sunset Bld. - Sunset Boulevard (Billy Wilder)
1951
The Racket (John Cromwell)
Roadblock (Harold Daniels)
Strangers on a Train – L’Inconnu du Nord-Express (Alfred Hitchcock)
1952
The Captive City (Robert Wise)
1953
The Blue Gardenia – La Femme au Gardénia (Fritz Lang)
Niagara (Henry Hathaway)
Pickup on South Street – Le Port de la Drogue (Samuel fuller)
The Big Heat – Réglement de comptes (Fritz Lang)
1954
Human Desire – Désirs Humains (Fritz Lang)
Suddenly – Je dois tuer (Lewis Allen)
1955
Kiss Me Deadly – En Quatrième vitesse (Robert Aldrich)
The Big Combo – Association criminelle (Joseph H. Lewis)
Night of the Hunter - La Nuit du chasseur (Charles Laughton)
The Desperate Hours – La Maison des Otages (William Wyler)

Fin du film noir…
1956
The Wrong Man –Le Faux Coupable (Alfred Hitchcock)
Beyond a Reasonable Doubt (Fritz Lang)
The Killing – L’Ultime Razzia (Stanley Kubrick)
While the City Sleeps – La cinquième victime (Fritz Lang)
1958
Touch of Evil – La Soif du Mal (Orson Welles)
Vertigo - Sueurs Froides (Alfred Hitchcock)

L I R E   A U S S I   D U   M Ê M E   A U T E U R

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