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)))marcel
gotlib, dessinateur |
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| Né
le 14 Juillet 1934 à Paris. À l’âge de 2O ans, il fait ses premiers pas vers le monde de la BD : engagé comme lettreur pour la BD américaine : Le journal de Mickey. Son travail consistait à réécrire le texte en français à la main, à la place du texte américain dans les ballons. C’est en Mai 1962, qu’il se décide à présenter ses propres dessins à Vaillant (futur Pif Gadget) et à sa grande surprise, il est engagé à faire une page hebdomadaire. Mais le grand tournant aura lieu 3 ans plus tard, en 1965, il a 31 ans et réalise son rêve de gosse : travailler pour Pilote. Il présente 6 pages à René Goscinny , racontant les affres d’un dessinateur comique. L’époque est plutôt aux héros genre Tintin ou Tarzan. Mais Goscinny a du flair, il publie Gotlib et lui propose de travailler sur ce qui deviendra les Dingodossiers. Il développe alors une forme d’humour quasiment inédite en France : le second degré. 3 ans plus tard, il crée la série des Rubrique-à-brac, totalement avant-gardiste et aujourd’hui culte. À l‘époque, tout le monde lui dit qu’il doit trouver un héros. Ce héros ne sera rien d’autre que lui-même ! Il ne cessera de se dessiner avec son duffle-coat et sa couronne de laurier. S’auto-parodiant et inventant la BD façon journal intime. Ses sujets de prédilection : relecture anarchique des contes de fées, études du monde animal, parodies de la vie quotidienne. Le style Gotlib : une image dépouillée, très peu de décors . Axé sur l’expression des visages, les mouvements impossibles. Le texte a autant d’importance que l’image, la contredit parfois et devient aussi un élément graphique. Il collabore à la création de L’écho des savanes en 1972 avec Claire Brétecher et Mandryka. Ce nouveau magazine sera une petite révolution dans le monde de la BD, ce qu’on appellera à tord peut-être, « la BD pour adulte », puisqu’on y voit moult pénis en érection, gros seins et diverses scatologies, le tout évidemment tourné en dérision. En 1975, il crée sa propre revue de BD : Fluide Glacial. Le cinéma et Gotlib: Le cinéma est présent dans la bande dessinée de Gotlib dès ses débuts : il consacre des rubriques aux techniques secrètes du cinéma : les trucages, le doublage, les accessoires, les cascades, les génériques… Au hasard des pages, on croise les caricatures de Orson Welles, Claude Chabrol, Anthony Perkins, Il pastiche les films de Sergio Leone, Les choses de la vie de Claude Sautet. Et puis en 1973, Coluche lui propose d’incarner le personnage que Gotlib vient d’inventer : Superdupont, sorte de mélange entre Superman et le Beauf français moyen. Le film ne se fera pas ; mais Coluche incarnera quand même un personnage de Gotlib et ce sera 2 ans plus tard, en 1975, avec le personnage de Charolles - l’assistant du commisaire Bougret - dans un des premiers films de Patrice Leconte : Les vécés étaient fermés de l’intérieur. Le film fera un flop mais restera culte pour toute une générations de BDvores. |
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| B
A N D E S D E S S I N É E S A
C T E U R |
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