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PIGES CHOISIES
Luc Moullet
NOTRE ALPIN QUOTIDIEN
Entretien avec Luc Moullet

Palpitant,
poétique, pantouflard, insignifiant ou novateur...
retour sur le court-métrage
de Clermont 2009
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1 dimanche sur 2, de 20h30 à 22h sur l'antenne
de radio libertaire (FM89.4), retrouvez l'actualité cinéma
revue et corrigée par nachiketas wignesan et raki gnaba, rédacteurs
à kinok.
Au
menu de l'émission du
31 Mai 2009
:
chronique news "what's up, doc ?"
retour sur cannes 2009
home (yann arthus bertrand)
star trek (jeffrey j abrams)
étreintes brisées & matador (pedro almodovar)
la fille du désert (raoul walsh- 1949 )
d
e r n i è r e s p u b
l i c a t i o n s
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peter
watkins
La commune
rencontre |
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avi
mograbi
Pour un seul de mes
deux yeux
interview |
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marina
de van
Dans ma peau
interview |
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Mercredi
3 avril 2009, 18h30, Cinéma Le Nemo, Angoulême.
Peter Watkins, qui passe la majeure partie de son séjour
angoumoisin en salle de montage avec les étudiants du CREADOC
, descend tranquillement les marches de la salle pour présenter
La Commune, réalisé en 1998. D’aucuns l’imaginaient
déjà en blouson noir, fort en gueule, la fièvre
dans le sang, (trop) parfait contestataire rescapé des
bouillantes années 60 au cours desquelles, déjà,
il devait oeuvrer en marge. Mais non, l’homme qui se tient
devant nous ce soir-là est menu et calme, pull en laine
et pantalon de velours (...)
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Voilà
dix ans que ce cinéaste israélien, indiscipliné
et atypique
(Comment j’ai appris à surmonter ma peur et à
aimer Arik Sharon date de 1996) tente de démonter
avec ses petits moyens de documentariste, son impertinence et
son humour corrosif, le mur d'ignorance qui sépare israéliens
et palestiniens. Son cinquième film, Pour un seul de
mes deux yeux poursuit cette quête don quichotesque
et le questionnement même de cette quête. Sans aucun
idéalisme, ni esprit partisan, il réalise un cinéma
à la première personne, engagé (à
l'image de certains films de Moretti) (...)
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En
quelques courts métrages (Bien sous tous rapports, Alias,
Psy show...), Marina
De Van a déjà réussi à imposer sa
personnalité sulfureuse et subversive. On a pu croiser
son regard inquiétant et son timbre grave chez François
Ozon (Regarde la mer, Sitcom) avec qui elle entretient aussi une
collaboration scénaristique depuis leur rencontre dans
les murs de la Femis.
C'est donc avec beaucoup de curiosité et d'excitation que
nous avons découvert son premier long métrage, Dans
ma peau. Abordant avec audace et sans artifices (...) |
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tim
burton
interview |
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bruno
dumont
29 palms
interview |
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david
cronenberg
Vidéo Test
interview |
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Tim
Burton est un réalisateur au regard espiègle
s'exprimant
avec de grands gestes gracieux, comme ceux de son Edward aux mains
d'argent. C'est avec une disponibilité - et une hilarité
- rares qu'il a répondu à nos interrogations à
l'occasion de la sortie de Sleepy hollow (1999). Qu'est-ce qui
fait que vous choisissez de réaliser un film ?
Un sentiment - un feeling. Je tâche de faire travailler
mon subconscient. Il faut être certain de vouloir vivre
avec ce sentiment pendant un ou deux ans ! Tout commence par une
idée mentale. Avec Edward aux mains d'argent,
ça a débuté par une compulsion à (...)
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Pialat
disait vouloir faire un "cinéma sans gras", certainement
que Bruno Dumont s'inscrit dans cette même démarche
d'un cinéma sec, épuré qui met en avant le
langage des corps. Après La vie de Jésus et L'humanité
, il poursuit son questionnement de la nature humaine à
travers un "thriller expérimental" qu'il situe
cette fois dans le désert californien. 29 Palms est un
retour à l'état primitif. Confrontant civilisation
et nature, modernité et désert, Dumont renvoie l'homme
à ses besoins archaïques de sexe et de violence. Nous
l'avons rencontré dans les bureaux de son attachée
de presse à Paris. (...)
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Interview
“video-test”,
publiée en 2000 dans le numéro 16 de la revue Repérages
à l’occasion de l’hommage qui fut rendu à
David Cronenberg par le Festival d’Automne. C’est
une alternative aux classiques entretiens et une volonté
de s’intéresser aux influences et à la cinéphilie
des auteurs que nous aimons.
Nous avons montré des extraits vidéo à David
Cronenberg sans lui annoncer le titre du film… puis nous
le relancions afin de faire des liens avec son œuvre.
Ceci une « version longue » de celle publiée
à l’époque, avec toutes les hésitations
et les doutes (...) |
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après
l'océan
éliane de latour
sortie
le 8 juillet 2009
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clara
helma sanders-brahms
sortie
le 13 mai 09
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grido
pippo
delbono
sortie
le 17 juin 09
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Après
l’océan est un film franco-ivoirien d’Eliane
de Latour qui raconte l’histoire de Shad et Otho,
deux amis d’Abidjan qui ont voulu s’aventurer en Europe.
L’un, Otho, est ramené à la frontière
après une descente de police, l’autre, Shad, parvient
à s’en tirer et continue l’aventure, à
Londres et à Paris.
Le premier mérite de ce film est de ne pas être sur
les immigrés en général. Ce n’est pas
un film sur l’exil, ou l’errance. Pas de célébration
larmoyante des destins apatrides, pas de gros plans sur des visages
venus de partout et de nulle part. Non, il y a très précisément
deux lieux, dans Après l’océan : Abidjan d’un
côté (de l’océan), l’Europe de
l’autre. Comme le point de vue est essentiellement celui
d’Africains, il n’y pas cette analyse occidentale
de choses. Pas de « question de l’immigration »
(...)

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Le
triangle amoureux formé par Johannes Brahms et
Clara et Robert Schumann : emportée par l'élan du
romantisme allemand, Helma Sanders-Brahms nous conte cette
histoire qui lui tient à cœur en ne privilégiant
que les temps forts, les scènes signifiantes et les
raccourcis dramatiques. Voulant échapper à l'académisme
par la raideur du montage (coupes abruptes dans les plans) et
l'intensité de l'interprétation (avec caméra
mobile en temps de crises), la cinéaste ne fait finalement qu'accuser
l'engourdissement de son arrière-plan et souligner le plaquage
artificiel sur celui-ci de figures trop lourdement lestés
d'affects.L'œuvre
semble au premier abord laisser toute sa place à la musique,
proposant au spectateur de consistants extraits de compositions
de (...)
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Pippo
Delbono est un dramaturge et un acteur reconnu. On lui
doit par exemple la pièce La Menzogna (Le mensonge) qui
sera présentée à Avignon cette année.
En attendant, il nous impose Grido, l’histoire de sa relation
avec Bobò, ancien interné sourd-muet, analphabète
et hydrocéphale.
Tout commence sur une scène. Se mélange une représentation
d’Henry V et le récit autobiographique de Delbono,
en voix-off. On ne comprend pas trop s’il est Falstaff ou
le roi Henry, toujours est-il qu’il s’agit d’évoquer
un passé agité et dissolu, en même temps que
l’appel d’une raison ou d’une responsabilité
fuyante. Nous avons donc du théâtre filmé,
dans un premier temps. Puis Delbono veut exprimer la folie. Au
cas où l’on (...)

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